Conformément à la récente identité Renault initiée par les dernières Laguna, Scénic et Mégane, la Clio III a reçu une nouvelle face en avril. Si le bouclier en « V » cadrant une vaste prise d'air est assez spectaculaire, c'est la nouvelle définition des voitures qui révèle l'évolution la plus marquante.
À l'exception de la GT, toutes les Clio peuvent adopter, en option, le système de navigation Carminat TomTom à prix d'ami : 490 €. La carte d'accès et de démarrage mains-libres est aussi une spécialité haut de gamme accessible aux versions supérieures alors que l'ESP, plus largement distribué, se trouve dès le second niveau Expression.
En bleu électrique (photo), la définition GT apporte une note sportive avec des suspensions plus fermes, une direction plus directe et un kit carrosserie. On peut y ajouter l'offre Radiosat Classic (option Dynamique et GT) qui dispose des connexions Bluetooth et USB ainsi qu'un toit ouvrant panoramique dont seul le premier niveau est exclu. Cela n'empêche pas des impasses regrettables. Les trois premiers niveaux sont privés de régulateur de vitesse (option à 250 €) et doivent composer avec trois configurations de modularité : dossier monobloc pour Authentique, dossier fractionné pour Expression et, en plus, assises rabattables à partir du niveau Dynamique.
1 - Quatre essence, trois diesels
ESSENCE
- 1.2 75
En usage urbain et sur autoroute, il ne faut pas s'attendre à des miracles. Ce petit moteur consomme en ville et peine dans les reliefs ou sous la charge. Sur route, il se montre vaillant et peu gourmand, ce qui le réserve à des clients qui roulent peu en ville. Compter tout de même près de 2 litres de plus qu'en diesel.
- 1.2 TCE 100
Aidé d'un petit turbo, voilà un moteur vif et peu vorace dont le couple imposant à bas régime privilégie davantage l'agrément d'une conduite avec des dépassements faciles qu'une allure sportive. Pour 1 000 € de plus qu'un 75 ch, c'est le jour et la nuit d'autant que les consommations évoluent strictement de la même manière.
- 1.6 110 BVA
Puissant et fort en couple, ce moteur largement répandu dans les gammes Renault assure des performances correctes, mais se trouve dépassé dans les secteurs de la consommation et des émissions, ce qui le place en mauvaise posture sur le marché français déjà peu friand de moteurs à essence. Avec la boîte automatique, c'est mission impossible pour une Clio qui affiche autant de malus qu'une RS de 200 ch !
- 1.6 128
Les 2 litres de 140 ch écartés du marché français pour cause de malus, le moteur 1.6 de 128 ch prend le relais avec une belle neutralité à 160 g/km de CO2. C'est son principal mérite car, s'il tient ses promesses en termes de performances (197 km/h en pointe et de 0 à 100 km/h en 9,3 s), il peut vite devenir gourmand lorsque le pied droit se fait lourd. Avec le bon étagement des rapports de la boîte à six vitesses, c'est quand même tentant !
DIESEL
- dCi 70
Le couple à bas régime et une boîte de vitesses bien étagée préservent les accélérations, et on consomme facilement moins de 5 litres aux 100 km sur route et autoroute (sans climatisation). Pour les gros rouleurs et pour garder son permis, c'est le bon choix en version Dynamique (climatisation de série).
- dCi 85
Certes plus énergique que le 70 ch, le coeur de gamme diesel déçoit un peu, pénalisé par une transmission longue qui assure une inutile haute vitesse de pointe, une fois bien lancé, et n'apporte pas le brio attendu à bas régime. Passé 2 000 tr/min, les reprises sont au rendez-vous et la consommation (sur route et autoroute) est identique au modèle de 70 ch mais climatisation en fonctionnement, ce qui équivaut à un bon demi-litre de gain. Dans ces conditions, le surcoût de 900 € par rapport au dCi 70 sera vite amorti. L'autre avantage de cette motorisation est d'être proposée dans pratiquement toutes les finitions.
- dCi 105
Pour 700 € de plus qu'un dCi 85, c'est le foudre de guerre de la gamme diesel qui apporte des performances de haut niveau en se contentant du minimum de carburant. C'est au prix d'un niveau sonore plus élevé et d'une rugosité fatigante à la longue. En ville, il faut garder le pied léger sinon la consommation sort nettement du cadre de la norme. Ceux qui vivent en montagne apprécieront ce moteur et, en liaison avec la finition GT, c'est un cocktail à caractère sportif qui n'est pas sans saveur mais le prix grimpe à plus de 20 000 € !
Le choix de L'argus : LE dCi 85
Même en échappant au malus et indépendamment de leur agrément (économique pour le 1.2 75 ch et brio pour les deux autres), les moteurs à essence sont voués à la marginalité sur le marché français sauf
si vous roulez peu. Restent les diesels, et ce n'est pas pour rien que le dCi 85 est le plus diffusé dans cette gamme. Son allant et sa sobriété placent la Clio dans le peloton de tête. Si les accélérations manquent de tonus, l'agrément de conduite et l'efficacité sont au rendez-vous. Pour 900 € de moins, le dCi 70 se révèle très plaisant grâce à une boîte de vitesses aux rapports bien étagés et il ne consomme pas plus. Dommage qu'il ne donne pas accès aux finitions supérieures.
S'il apporte un incontestable brio, le moteur dCi 105 ch qui doit se contenter de 200 € de bonus peut devenir gourmand en conduite nerveuse et reste globalement plus sonore et rugueux avec un embrayage manquant de progressivité. Il est incontournable si l'on opte pour la définition GT, un modèle séduisant où les aspects économiques passent au second plan.
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