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Radars : le décret sur les avertisseurs enfin publié.

Radars : le décret sur les avertisseurs enfin publié.

Il est désormais interdit d'utiliser des avertisseurs de radars. Le décret n° 2012-3 du 3 janvier 2012 reste suffisamment imprécis pour que les utilisateurs de GPS et de téléphones portables/smartphones se posent des questions sur leurs potentielles mises hors-la-loi. L'argus fait le point

Page 1Radars : le décret sur les avertisseurs enfin publié. 

Selon le décret n° 2012-3  (J.O du 3 janvier 2012) portant diverses mesures de sécurité routière (J.O. du 4 janvier 2012), il est interdit de détenir, de transporter et d’utiliser des « avertisseurs de radars ». Cette interdiction est  sanctionnée d'une amende de 1 500 € et d'un retrait de six points du permis. Problème, si le décret pointe clairement les avertisseurs de radar, cette appellation, dans le texte officiel, est encadré de guillemets, laissant ainsi la porte ouverte à l’interprétation. Avertisseurs de radars, GPS et téléphones mobiles sont ils alors logés à la même enseigne ?


Les assistants : conformes



Concernant les assistants d’aide à la conduite, les fabricants, pour la plupart affiliés à  l’AFFTAC (Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite, qui regroupe notamment Coyote, Wikango et Inforad), la mise en conformité est effective depuis le 29 novembre 2011 pour les produits dits communautaires.


- Chez Coyote,  les assistants intègrent les données transmises par les autorités et les radars fixes (cabines, tronçons) et les radars mobiles à la libre appréciation des utilisateurs. L’ensemble des produits de la marque sont aujourd’hui conformes. Une opération transparente et gratuite pour les clients puisqu’elle s’est faite automatiquement à l’allumage de l’appareil via la puce GSM. L’application coyote a aussi été réactualisée. Le fabricant informe actuellement ses clients, ayant procédé à la mise à jour de leur appareil, qu’un certificat de conformité est disponible sur son site.


- Le communicant de Wikango, le Max, a un fonctionnement similaire au Coyote et sa mise à jour est disponible depuis le mois de novembre. Elle s’effectue par téléchargement via un ordinateur. En revanche, la mise en conformité des anciens appareils non communicants est disponible sur le site. Si elle est gratuite pour les produits les plus récents, Wikango facture l’opération 19,95 € pour les appareils les plus vieux (G50,100,120,200,220,230,320) ! En parallèle, le fabricant propose une « prime à la casse » de 50 € de leur appareil pour l’achat d’un Max jusqu’au 15 janvier. L’application HD a aussi été réactualisée. Un certificat de mise en conformité est aussi disponible en ligne .



- Du côté d’Inforad, le Ci est comme ses concurrents en conformité depuis le 29 novembre. Quant aux modèles non communicants, la mise à jour est disponible sur le site gratuitement. Le fabricant propose pour l'achat d'un Inforad CI, de racheter 80 € votre ancien Inforad et 60€ un ancien avertisseur de radars de marque différente .



Les GPS : plusieurs positions



Pour les GPS, si la tendance est à protéger les utilisateurs d’éventuelles sanctions, deux positions se distinguent : les « légalistes » et les « attentistes ». 

La première tendance est notamment représentée par  Garmin. Le leader mondial de la navigation a mis en place une procédure de mise en conformité des navigateurs comportant deux options gratuites. La première consiste à simplement désactiver la base radars, sans avoir à connecter son appareil à un ordinateur, via le paramétrage du GPS. La seconde consiste en une mise en conformité de l’appareil en substituant à la base « radars», une base « zones de dangers à  la conduite » répondant à la nouvelle réglementation.

Mio et TomTom incarnent la seconde. Pour l’instant, ils se contentent de  conseiller à leurs usagers de désactiver la localisation des radars directement sur leur GPS. Dans un second temps,
-  Mio proposera une mise à jour qui empêchera toute activation de la fonction radar dès qu’un appareil de la marque sera utilisé en France, tant pour les automobilistes français qu’étrangers.
- Chez TomTom, pour l’instant la solution de substitution n’est pas annoncée, mais les mises à jour des radars restaient disponibles sur le site au 4 janvier. 

Chez les constructeurs, Peugeot, Citroën et Renault essentiellement, proposant des GPS pouvant localiser des radars, l’heure n’est pas à la panique !
Les trois constructeurs nous annonçaient, récemment, qu’une fois le décret publié, ils mettraient en conformité leurs systèmes de navigation intégrant les zones de danger à la place des radars. Dans la réalité, du fait de la complexité des systèmes embarqués et les contraintes techniques que génèreront ces modifications, cette mise en conformité demandera quelque mois. Affirmant n’avoir pas eu connaissance du  détail du décret avant sa publication, ils ont commencé à travailler sur des solutions s’appuyant sur les décisions prises durant l’été 2012. L’ensemble du parc auto équipés, de ces marques, devraient être en conformité au plus tard à l’été 2012.

- Pour l’instant, chez Renault, la désactivation « radars »  est préconisée sur l’ensemble des GPS, Carminat (les plus anciens datant de 2006 étant aussi les plus difficiles à actualiser) et Carminat-TomTom.

- Pour les deux constructeurs du groupe PSA, une nouvelle version du fichier radars, sans les radars France, sera mise à disposition gracieusement prochainement. Elle supprimera les radars sur le territoire français et les maintiendra dans les pays où la règlementation l'autorise. Anticipant le décret, les mises à jour « radars » ont  été momentanément retirés de la vente sur les sites respectifs des deux marques.les usagers ayant acheté ce service, seront informés dès la mise à disposition d’une solution légale.

Les téléphones : difficultés d'application de la loi



Les téléphones mobiles et les smartphones équipés de GPS avec localisation de radars, voire de simples localisateurs de radars, n’échappent, en principe, pas à cette réglementation. Mais se pose alors pour les applications dédiées (iPhone ou Android) une problématique d’application de la loi. Ces appareils sont, par essence, des moyens de communication. Le fonctionnement des applications, consiste dans le signalement par l’usager d’une zone à risque, et de la communication de cette dernière aux autres usagers. Pratique difficile à interdire en France, sauf à s’opposer à la législation européenne qui interdit d'empêcher aux personnes de communiquer.







Mieux définir la notion "d'avertisseur de radars"



Cette nouvelle réglementation vise, selon le législateur, à renforcer la sécurité sur les routes. Cependant, pour les GPS et les téléphones portables, la mise en application de la loi ne devrait pas être des plus simples. Difficile, en effet, d’établir formellement pour les forces de l’ordre qu’un automobiliste utilisait au roulage, un avertisseur de radar via un GPS ou un téléphone, sauf à être assis à côté du conducteur au moment de l’infraction ! De la même façon, comment un policier ou un gendarme pourra déterminer lors d’un contrôle si le système de navigation ou le téléphone qu’ils ont en vue dans un véhicule sont conforme, sans le saisir  !

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Commentaires
Voir tous les commentaires (65)
un pseudo libre

Et voilà, encore une façon pour reitirer un max de points et argents aux gents. Est-ce que le fait de posséder un avertisseur de radar est plus grave que griller un stop oui feu rouge, delit de fuite, etc. A en croire la sanction cela doit être vrai (1500 € et six points => une honte). Je pense que tout le monde aurait du être content avec les avertisseurs, je m'explique : Comme il y a de pllus en plus de radard, et placer dans des zones dangeureuses comme nous la indiqué le gouvernement, les gens sont donc sur de ralentir à l'aide de leur avertisseur et donc moins d'accident. Mais non il préfère que les gens ne ralentissent pas pour se faire flasher et payer. Voilà notre politique actuelle !!

un pseudo libre

Il y a des crédules parmi vous, on vire le président actuel et c'est terminé les embrouilles??Dieu est arrivé avec sa grande mansuétude et nos ennuis seront terminés. Nous allons vers des lendemains qui déchantent car hélas dans le programme du futur président il n'a jamais été question de revenir sur tout ces points, re autoriser les avertisseurs de radars, arrêter les implantations des nouveaux radars, ces machines à sous rapportent de trop et comme nous allons apprendre après les élections (si on ne le sais pas déjà) que la France est en faillite ce n'est pas prêt de s’arrêter. Ouvrez encore plus grand votre porte monnaie

un pseudo libre

ras le bol des interdits droite de voleurs,qui reduit le pays dans la pauvreté,dans l insecuritée,et dans la violance,vivement les elections qu'ils degagent tous

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