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RAV 1640 : l'ordinateur contrôle la géométrie des trains roulants

Trois nouveaux contrôleurs de géométrie informatisés pour les mesures angulaires des trains roulants apparaissent dans les gammes de Ravaglioli. Ils complètent une gamme composée d'appareils mécaniques. Présentation du modèle d'entrée de gamme, le 1640.

Le contrôleur 1640 de RAV utilise quatre têtes auto-alimentées pour mesurer les angles géométriques des roues. Elles dialoguent entre elles par l'intermédiaire d'émetteurs à infrarouges. Ces têtes sont reliées par des câbles électriques à un ordinateur du type Pentium chargé d'un programme d'alignement. Les informations qui transitent autour de cet appareil ne subissent donc aucun risque d'interférence.

Une question reste cependant posée : pourquoi avoir intégré des batteries rechargeables dans les têtes, alors que ces dernières sont connectées à une source de courant ? Cela n'est pas le cas des modèles plus évolués portant les références 1850 et 2000.

Les quatre têtes utilisent au total huit capteurs d'alignement et de mise à niveau qui résident dans des bains d'huile. Cela afin de les protéger des chocs éventuels.

Par ailleurs, le 1640 est vendu sans barre d'étalonnage. Les têtes le sont « à vie ». En cas de problème, le retour en atelier s'impose pour une remise en état ou un échange.

Selon la composition retenue, les têtes sont fixées aux roues par l'intermédiaire de trois types de capteurs différents. Les modèles utilisant deux ou trois points d'accrochage nécessitent le dévoilage des roues. Un autre système, également en trois points, permet de l'éviter. Il nécessite l'utilisation d'adaptateurs spécifiques, conçus pour les roues des Mercedes, BMW et Porsche. Dans ce cas, le support du capteur s'accroche sur le flanc des pneumatiques. Son socle autocentreur repose sur le moyeu de roue.

Afin de travailler avec le maximum de précision, RAV propose un ingénieux système de contrôle de planéité de l'aire de contrôle, fosse ou pont élévateur où ses appareils seront utilisés. L'opérateur mesure simplement les hauteurs des chemins de roulement, entre l'essieu avant et arrière. Il charge les données dans son programme et ce dernier calcule en retour les variantes que cela entraîne sur les angles géométriques.

Ce programme intègre également une vaste banque de données de cinq mille véhicules. L'utilisateur dispose, en complément, d'un espace de mémoire pour y ajouter une centaine de fiches techniques de sa conception. La mise à jour, dont le prix n'a pas encore été fixé, devrait être annuelle. Elle est exécutée par l'intermédiaire de disquettes ou d'un cédérom.

L'utilisation du programme de géométrie ne diffère pas du standard actuel que l'on rencontre sur les contrôleurs informatisés. Nous regrettons simplement qu'il ne laisse pas le choix de l'ordre du contrôle des angles. En revanche, il indique, pour chaque véhicule, la procédure pour mettre les véhicules en condition de réglage (chargement, mise en contrainte de la suspension, mesure des points d'assiette...), selon les préconisations du constructeur.

Une fois les quatre têtes positionnées sur leurs supports, l'opérateur lève le véhicule, roue par roue, et exécute le dévoilage des jantes. Il effectue un demi-tour par roue et informe le programme du voile relevé, en pressant une des touches sensitives situées sur les têtes. L'opération est suivie, en même temps, à l'aide de schémas sur un écran vidéo couleur. Dans certaines positions de dévoilage, il est nécessaire de déplacer l'unité centrale (ou de placer des miroirs) pour suivre les opérations.

Cette étape effectuée, les plateaux tournants mécaniques sont dégoupillés. Les capteurs sont mis à niveau, et le braquage des roues, à 20°, débute. Cette phase du contrôle, qui détermine l'ensemble des angles dont la chasse et le carrossage, est également orchestrée par des séquences animées qui s'affichent sur l'écran. En retour, il informe sur les valeurs géométriques relevées, par essieu, en comparaison à celles du constructeur. Un autre écran permet de suivre l'évolution des éventuels réglages correcteurs.

Une fonction de réglage « roues levées » facilite ce type d'intervention. L'opérateur travaille dans un réel confort, essieu levé, et l'ordinateur calcule, en temps réel, la différence angulaire entre les valeurs relevées (roues pendantes) et ce qu'elles devraient être, roues posées au sol.

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