- Disponible
- Moteur : diesel à rampe commune 2.2 de 150 ch
- Boîte automatique
- Puissance fiscale : 11 CV
- Prix : 39 350
Au fil du temps, le Renault Espace IV voit arriver les équipements prévus dès son lancement. Tel est le cas de la boîte automatique couplée au moteur 2.2 dCi. Un concept intéressant à double titre. D'abord, le mode de conduite d'un monospace familial s'accorde logiquement d'une transmission favorisant une conduite apaisée. Ensuite, les caractéristiques de couple d'une motorisation Diesel permettent une bonne exploitation de la boîte automatique.
La boîte Proactive est gérée de manière autoadaptative par une centrale électronique qui prend en compte des critères comme le style de conduite du moment, le profil de la route ou le fonctionnement du moteur. Ces données sont exploitées selon ce qu'on appelle une logique floue. Pas parce que cette technologie est approximative, mais parce qu'elle possède une capacité d'adaptation aux conditions qui lui permet de croiser les critères et d'adopter différentes lois de passage des vitesses. Ainsi, en conduite jugée sportive, un rapport intermédiaire sera conservé au lever de pied et les rétrogradages se feront de manière plus nette. L'exploitation des capacités de la mécanique, et surtout du frein moteur - grand absent des anciennes boîtes automatiques - est ainsi bien meilleure.
On retrouve certaines de ces caractéristiques dans cet Espace 2.2 dCi BVA. Tant qu'il ne quitte pas les autoroutes et nationales rapides, sa définition mécanique fait merveille, même si les accélérations sont en net recul par rapport à celles offertes par la boîte mécanique. D'un mouvement latéral du levier de vitesses, la boîte repasse en quatrième, de quoi maîtriser son allure en descente ou provoquer un léger ralentissement en douceur. La consommation mixte est, elle, en hausse de 1,2 l aux 100 km (8,9 l aux 100 km en moyenne normalisée).
En ville et sur petite route, le tableau se gâte quelque peu. Une règle à respecter : garder le pied léger. Dans le cas contraire, la gestion du dCi devient brutale, désordonnée, et des effets de couple se font ressentir dans les roues avant, tandis que le moteur se fait entendre. Pourtant, il est tentant d'enfoncer plus fort la pédale d'accélérateur pour compenser le temps de réponse au démarrage et l'inertie générale de ce Grand Espace, à croire que ses 320 Nm de couple sont justes pour ses 1 850 kilos.
La boîte dispose aussi d'une commande séquentielle : sans grand intérêt, elle fait perdre le confort d'utilisation d'une version automatique et, suite à la plage d'utilisation réduite du Diesel, la gestion électronique refusera souvent le passage ou le fera avec retard, voire brutalement (au rétrogradage). Enfin, à l'arrêt au feu rouge, pied sur le frein, les vibrations du bloc Diesel se font nettement ressentir, à moins de passer en position N ou P. Un peu gênant lorsque l'on a dépensé 1 800 ¤ pour bénéficier de l'automatisme...















