Proposé depuis cinq ans sur le segment des utilitaires, le Renault Kangoo Express, avec ses concurrents Peugeot Partner et Citroën Berlingo, a établi la référence en termes de fourgonnette en Europe. Renault ne laisse toutefois pas son champion s'endormir sur ses lauriers. Il dote ainsi la gamme Kangoo de moteurs Diesel à injection directe par rampe commune. La version Confort constitue, en pratique, l'entrée de gamme.
Extérieurement, le Kangoo est bien protégé contre les « agressions » de la circulation et des chantiers : volumineux pare-chocs et protections sur le bas des portes arrière, baguettes latérales généreuses. Un attirail sécuritaire très utile. En revanche, la finition Confort n'offre pas de porte latérale. L'accès au compartiment arrière est donc moins aisé. Si des garnissages en protègent les flancs, le plancher n'est pas recouvert d'un tapis (disponible en accessoire). Les portes arrière sont entièrement tôlées et asymétriques, avec ouverture en premier du grand battant gauche. L'ouverture de la porte droite se fait, elle, par une poignée située à l'intérieur. Mais il sera difficile de glisser sa main pour accéder à la poignée quand le compartiment sera plein ! L'extension à 180° de l'ouverture des portes se fait aisément grâce à un mécanisme situé en partie basse. En outre, notre véhicule d'essai était doté d'un girafon (235 €) très pratique pour le transport occasionnel d'objets de grande longueur, même si son maniement est un peu compliqué, quoi qu'astucieux.
Etonnement discret et disponible, le 1.5 dCi 70, un quatre-cylindres Diesel à rampe commune, assure un couple bien supérieur à celui des motorisations de base de ses rivaux. Les 500 kg de charge qu'il avait à déplacer le jour du test ne lui ont posé aucun problème. Toutes les côtes un peu sérieuses ont été avalées sur les troisième et quatrième rapports. Couple et étagement de la boîte semblent donc parfaitement harmonieux. Un jugement renforcé par l'appréciable sobriété, mesurée malgré la charge, soit seulement 9 litres aux 100 km en ville et moins de 6 litres aux 100 km sur route. Pas exagérément assisté, mais progressif et efficace, le freinage est assuré par des disques à l'avant et par des tambours à l'arrière.
Bien que le volant ne soit pas réglable et que le siège conducteur ne le soit pas en hauteur, la position de conduite est excellente, le véhicule se révélant peu fatigant à l'usage. Les sièges sont en simili, orientés « très utilitaire ». Une modique option à 50 € les propose en tissu, pour plus de confort en été par exemple. Le levier de vitesse est, lui, placé classiquement sur le plancher et tombe bien sous la main. Les rétroviseurs, de bonne taille, étaient électriques sur notre modèle (140 €). Cet équipement semble décidément indispensable sur les véhicules tôlés lors des manoeuvres de recul. La radio (200 €) bénéficie, elle, d'une commande au volant. Enfin, la planche de bord forme tablette dans sa partie supérieure médiane. Néanmoins, les documents et la pince qui les retient se reflètent dans le pare-brise.
Garanti deux ans sans limitation de kilométrage, comme tous les véhicules, le Kangoo bénéficie de différents contrats d'entretien et d'extensions de garantie qui permettent de planifier les coûts.









































































