- Disponible
- Moteur : a essence de 115 ch/7 CV
- Toit rétractable en verre
- Prix : 24 100 € (finition Luxe)
Pour se démarquer d'une Peugeot 307 CC aux griffes très affûtées, la Mégane coupé cabriolet joue la diversification. Quand la Peugeot se contente d'un moteur à essence de 2 l décliné en deux puissances - 138 ch et 180 ch -, la Renault propose trois propulseurs. Après le deux-litres de 136 ch et le dCi de 120 ch essayés précédemment, nous voilà en présence du Petit Poucet de la gamme, le 1.6 16V.
Son premier mérite est d'abaisser le prix d'accès à ces nouvelles « CC » : à partir de 21 300 € en finition Confort Authentique, contre 24 500 € à la première des 307 CC. Dans sa finition Luxe, notre modèle d'essai atteint 24 100 €, mais c'est au bénéfice d'une présentation très flatteuse. Le deuxième mérite de ce « petit » moteur est d'être en parfaite harmonie avec la philosophie du véhicule. Typée confort, domaine où elle excelle grâce à la qualité de filtration de son châssis, cette Mégane est avant tout une flâneuse. Avec 115 ch et une boîte de vitesses bien étagée, le 1,6 l 16V est d'une bonhomie qui sied bien à la balade et préserve la consommation (8,5 l aux 100 km lors de notre essai). Si les accélérations ne sont pas ébouriffantes, et les reprises parfois mollassonnes, on n'a jamais l'impression de manquer de ressource pour s'insérer dans le trafic. Preuve de sa bonne volonté, le moteur est capable d'emmener la Mégane découvrable à 195 km/h à pleine vitesse. Mais on n'ira pas jusque-là... D'une part, pour garder son permis ; de
l'autre, pour préserver ses oreilles. Car, en configuration coupé, la Mégane est bruyante dès que la vitesse s'élève.Au grondement de son moteur se mêlent d'importants bruits d'air à partir de 140 km/h. Les sifflements aérodynamiques seraient inacceptables sur une berline, mais ici la polyvalence du véhicule permet de fermer les yeux sur cette nuisance.
Du bout du doigt, via une touche située entre les sièges, le bruyant coupé de l'autoroute se transforme en un charmant cabriolet pour petites routes. L'opération, automatisée, ne dure que vingt-deux secondes. Le soleil, jusque-là filtré par le toit en verre panoramique dont la Mégane a l'exclusivité, inonde cette fois les occupants. Le temps d'installer le pare-vent optionnel (celui-là condamne les petites places arrière), et la Mégane se fait rieuse. Certains l'auraient préférée plus sérieuse, notamment au niveau de sa rigidité. Car, en version cabriolet, la caisse souffre d'effets de cisaillement sur les déformations de la route. La gêne est surtout réelle à rythme élevé.
De toutes façons, en dépit de bonnes dispositions routières, la Mégane coupé cabriolet n'aime pas les brutes. Violentez-la, et les mouvements de sa suspension vous indiqueront que vous avez choisi le mauvais cheval. Caressez ses commandes, et elle ondulera avec plaisir sur les petites routes de campagne. Le tout dans une ambiance soignée, grâce à l'équipemment abondant de cette finition Luxe. Seul bémol, il faut puiser dans les options pour pouvoir disposer de l'ESP sur cette version 1,6 l 16V.



























































































































































































































































