Pour son restylage, la Mégane fait le minimum côté esthétique. Les évolutions sont plus marquées côté motorisation, avec notamment cet inédit 1.2 TCe de 115ch à essence. Premier essai de cette Mégane restylée, aussi disponible avec de nouveaux diesels dCi.
RENAULT MEGANE 1.2 TCe
Essence. 115ch
A partir de 22 000 €
Renault a tellement délaissé le moteur à essence que sa Mégane se vend aujourd’hui à 96% en diesel. Changement de point de vue aujourd'hui : à l’occasion du restylage de sa compacte (gamme rebaptisée pour l’occasion Collection 2012), le constructeur propose un nouveau quatre cylindres à essence 1.2 TCe à bloc en aluminium.
À ne pas confondre avec le 1.2 TCe qui équipe déjà la Clio, car ce moteur inaugure l’association injection directe et turbo chez Renault, bien après la concurrence il est vrai.
Badgé Energy, ce qui signifie qu’il s’équipe de dispositifs pour consommer moins (Stop&Start, récupération de l’énergie au freinage, mise en température rapide), ce bloc adopte une faible cylindrée pour cette catégorie de voitures (1198cm3).
Réduire la cylindrée
Il confirme la tendance de la réduction de cylindrée, déjà adoptée par d’autres constructeurs, pour diminuer les émissions de CO2 : 1.2 TSI de 105ch sur la Seat Leon et, tout récemment, trois cylindres 1.0 de 125ch sur la Ford Focus.
Sur le papier, ce 1.2 TCe fait des miracles : 5,3 l/100km en consommation mixte homologuée et des émissions de CO2 limitées à 119g/km, soit 25% de moins que le 1.6 16v 110ch qu’il remplace.
À l’usage, on est plus circonspects. Si tout se passe bien en conduite urbaine (silence et douceur de conduite), ce 1.2 TCe toussote une fois sur la route.
Les accélérations sont par moments saccadées et il manque cruellement de vigueur sous 3 000 tr/min, ce qui est étonnant pour un moteur turbo qui affiche son couple maxi (190Nm) à 2000tr/min.
Double embrayage
Cette paresse est la conséquence de rapports de boîte trop longs qui favorisent la consommation homologuée, mais obligent à jouer souvent du levier de vitesses pour obtenir des reprises correctes sur route. Un point qui sera corrigé lorsque la boîte EDC à double embrayage sera accouplée à ce TCE en... 2013.
En attendant, on ne retrouve pas le confort d’usage d’une motorisation de plus forte cylindrée et les consommations relevées à l’ordinateur de bord lors de ce premier galop d’essai nous ont un peu déçus: 7,8 l/100km sur un parcours routier mixte aux allures usuelles. Ici, un diesel n’aurait pas dépassé 6l/100km !
Diesel 90 g
Il y a donc fort à parier que ce 1.2 TCe ne fera pas beaucoup bouger les lignes dans la gamme Mégane.
Surtout que la version restylée a aussi revu ses diesels avec notamment le 1.5 dCi 110ch qui adopte le dispositif Energy précité (+ 2 350 € par rapport au TCe). À la clé, une consommation de seulement 3,5 l/100 km en mixte homologuée et des émissions de CO2 de 90g/km. Soit 400€ de bonus, ce qu’aucune autre compacte diesel n’obtient.
Nous vérifierons dès que possible l’agrément de ce dCi 110 Energy que Renault annonce moins poussif que la version «normale» de ce diesel, grâce à des rapports de boîte revus.
En attendant, nous vous déconseillons ces motorisations d’entrée de gamme sur la finition Dynamique avec pack GT Line (1 500 €) comme sur notre modèle d’essai. Sa présentation sportive et son châssis ferme envoient en effet un message de dynamisme que l’on ne retrouve pas à la conduite.
À noter que cette GT Line se distingue des autres finitions par ses feux à leds en boomerang intégrés au bouclier, alors qu’une barrette de leds prend place sous les phares pour les autres modèles à partir de la finition Dynamique.
Les boucliers redessinés et quelques plastiques chromés sont d’ailleurs les seuls changements sur cette Mégane phaseII, décidément bien timide dans ses évolutions pour maintenir sa place de leader des compactes en France.
Dans l’habitacle, à force d’en faire trop avec les touches de « chrome», placages laqués et matériaux mats, la présentation perd en homogénéité et l’on ne compte pas moins de cinq plastiques différents (aspects et touchés) sur la planche de bord.
Heureusement la qualité générale demeure, la fiabilité a progressé par rapport à l’ancien modèle et les prestations du châssis sont dans la moyenne haute. Renault a aussi consenti des efforts d’équipement sans augmentation de prix (mais ces derniers étaient partis à la hausse fin 2011).
Dès la finition Expression, la Mégane restylée propose désormais la climatisation automatique, le volant cuir, les phares et essuie-glace automatique, les vitres arrière électriques et les jantes en alliage. À 22000€ en TCe 115 et 24350€ en dCi 110 Energy, cela constitue une offre bien placée en prix et équipements.
Bilan
Ceux qui pensaient voir une évolution radicale en seront pour leur frais. Les changements esthétiques passent ici quasiment inaperçus. Quant au nouveau 1.2 TCe, il nous a un peu déçus : il est à réserver aux petits rouleurs qui se déplacent surtout en ville. Le diesel restera roi, mais la Mégane s’est-elle suffisamment armée pour rester sur le trône des compactes en France ?
LA GAMME :
Essence. 115ch
A partir de 22 000 €
Renault a tellement délaissé le moteur à essence que sa Mégane se vend aujourd’hui à 96% en diesel. Changement de point de vue aujourd'hui : à l’occasion du restylage de sa compacte (gamme rebaptisée pour l’occasion Collection 2012), le constructeur propose un nouveau quatre cylindres à essence 1.2 TCe à bloc en aluminium.
À ne pas confondre avec le 1.2 TCe qui équipe déjà la Clio, car ce moteur inaugure l’association injection directe et turbo chez Renault, bien après la concurrence il est vrai.
Badgé Energy, ce qui signifie qu’il s’équipe de dispositifs pour consommer moins (Stop&Start, récupération de l’énergie au freinage, mise en température rapide), ce bloc adopte une faible cylindrée pour cette catégorie de voitures (1198cm3).
Réduire la cylindrée
Il confirme la tendance de la réduction de cylindrée, déjà adoptée par d’autres constructeurs, pour diminuer les émissions de CO2 : 1.2 TSI de 105ch sur la Seat Leon et, tout récemment, trois cylindres 1.0 de 125ch sur la Ford Focus.
Sur le papier, ce 1.2 TCe fait des miracles : 5,3 l/100km en consommation mixte homologuée et des émissions de CO2 limitées à 119g/km, soit 25% de moins que le 1.6 16v 110ch qu’il remplace.
À l’usage, on est plus circonspects. Si tout se passe bien en conduite urbaine (silence et douceur de conduite), ce 1.2 TCe toussote une fois sur la route.
Les accélérations sont par moments saccadées et il manque cruellement de vigueur sous 3 000 tr/min, ce qui est étonnant pour un moteur turbo qui affiche son couple maxi (190Nm) à 2000tr/min.
Double embrayage
Cette paresse est la conséquence de rapports de boîte trop longs qui favorisent la consommation homologuée, mais obligent à jouer souvent du levier de vitesses pour obtenir des reprises correctes sur route. Un point qui sera corrigé lorsque la boîte EDC à double embrayage sera accouplée à ce TCE en... 2013.
En attendant, on ne retrouve pas le confort d’usage d’une motorisation de plus forte cylindrée et les consommations relevées à l’ordinateur de bord lors de ce premier galop d’essai nous ont un peu déçus: 7,8 l/100km sur un parcours routier mixte aux allures usuelles. Ici, un diesel n’aurait pas dépassé 6l/100km !
Diesel 90 g
Il y a donc fort à parier que ce 1.2 TCe ne fera pas beaucoup bouger les lignes dans la gamme Mégane.
Surtout que la version restylée a aussi revu ses diesels avec notamment le 1.5 dCi 110ch qui adopte le dispositif Energy précité (+ 2 350 € par rapport au TCe). À la clé, une consommation de seulement 3,5 l/100 km en mixte homologuée et des émissions de CO2 de 90g/km. Soit 400€ de bonus, ce qu’aucune autre compacte diesel n’obtient.
Nous vérifierons dès que possible l’agrément de ce dCi 110 Energy que Renault annonce moins poussif que la version «normale» de ce diesel, grâce à des rapports de boîte revus.
En attendant, nous vous déconseillons ces motorisations d’entrée de gamme sur la finition Dynamique avec pack GT Line (1 500 €) comme sur notre modèle d’essai. Sa présentation sportive et son châssis ferme envoient en effet un message de dynamisme que l’on ne retrouve pas à la conduite.
À noter que cette GT Line se distingue des autres finitions par ses feux à leds en boomerang intégrés au bouclier, alors qu’une barrette de leds prend place sous les phares pour les autres modèles à partir de la finition Dynamique.
Les boucliers redessinés et quelques plastiques chromés sont d’ailleurs les seuls changements sur cette Mégane phaseII, décidément bien timide dans ses évolutions pour maintenir sa place de leader des compactes en France.
Dans l’habitacle, à force d’en faire trop avec les touches de « chrome», placages laqués et matériaux mats, la présentation perd en homogénéité et l’on ne compte pas moins de cinq plastiques différents (aspects et touchés) sur la planche de bord.
Heureusement la qualité générale demeure, la fiabilité a progressé par rapport à l’ancien modèle et les prestations du châssis sont dans la moyenne haute. Renault a aussi consenti des efforts d’équipement sans augmentation de prix (mais ces derniers étaient partis à la hausse fin 2011).
Dès la finition Expression, la Mégane restylée propose désormais la climatisation automatique, le volant cuir, les phares et essuie-glace automatique, les vitres arrière électriques et les jantes en alliage. À 22000€ en TCe 115 et 24350€ en dCi 110 Energy, cela constitue une offre bien placée en prix et équipements.
Bilan
Ceux qui pensaient voir une évolution radicale en seront pour leur frais. Les changements esthétiques passent ici quasiment inaperçus. Quant au nouveau 1.2 TCe, il nous a un peu déçus : il est à réserver aux petits rouleurs qui se déplacent surtout en ville. Le diesel restera roi, mais la Mégane s’est-elle suffisamment armée pour rester sur le trône des compactes en France ?
LA GAMME :
| 3 commentaires |
Article
Un projet à concrétiser ? |
COMPAREZ les tarifs de 54 assureurs |









Tous les services RENAULT Megane







Renault est allé top loin...
La chasse aux CO2 est un fait un choix politique ,une c......e de Bruxelles,il faudrait surtout s'attaquer aux PL(moteurs entre 8 et 12litres).Pour eviter le Malus,Renault a monter une boite 6vitesses avec des rapports trop longs(130KMH=moins de 3000 tr/mn)c¨Cette boite etouffe un moteur qui a besoin de prendre des tours(architecture carré).Ce moteur n'est pas adapté a une Megane qui pèse près de 1300kgs.Pour ne rien arranger cette Megane n'est pas donnée(Expression 22000¤).Avec une boite bien etagée(5 vitesses suffises),il sera parfait sur une Clio....
Signaler un abusà bas les normes CO2 !
Idem que clioRS27 : "7,8 L sur un parcours routier mixte aux allures usuelles", quand je fais un peu moins dans les mêmes conditions en 325i BVA de 2009 !! Ils sont tjs en retard d'une guerre les constructeurs français !! La Golf TSI 122 DSG c'est un excellent agrément pour une conso plus basse.
Signaler un abusa bas le down sizing
quand je vois ce que le 1.2 consomme avec 115 cv je ne regrette pas mes 225 cv (meg 2 RS) et mes 8.5L de moyenne et son agrément de conduite largement supérieur
Signaler un abus