- ESSENCE, 250 ch
- MALUS DE 750 €
- DISPONIBLE
- À PARTIR DE 28 900 €
Sur le marché des compactes sportives, animé par les nouvelles Ford Focus RS, Mazda 3 MPS et Seat Leon Cupra R, Renault fait son retour avec la Mégane RS, développée sur la base du récent Coupé.
Si la version à cinq portes disparaît du catalogue - au grand dam des « papas sportifs » -, le choix est donné entre deux types de châssis. Le premier, est le modèle standard, baptisé Sport, qui soigne presque à la perfection le compromis entre dynamisme, polyvalence au quotidien (le confort d'usage est réel) et équipement haut de gamme (finition Luxe). En dépit de quelques mouvements de caisse sur des routes bosselées avalées à vive allure, cette RS châssis Sport est une compacte au tempérament bien trempé. Le nouveau 2 litres Turbo, à la sonorité banale, cravache fort et s'accouple à une inédite boîte de vitesses aux verrouillages plus francs.
Redoutable efficacité
Passons aux choses sérieuses avec la version à châssis Cup (option à 1 600 €). Si celle-ci ne se distingue pas visuellement du modèle Sport, en dehors des étriers de freins rouges, elle reçoit un travail plus profond sur ses trains roulants, dont un amortissement plus ferme qui canalise avec autorité le tangage de la voiture. Rivé au sol sans souffrir du phénomène de talonnage, ce châssis, grâce à la présence d'un différentiel à glissement limité, associé au pivot découplé sur les demi-trains avant, est d'une redoutable efficacité.
Motricité, maintien de la trajectoire en virage sous forte charge et aucun effet de couple dans le volant, la RS Cup dompte aisément ses 250 ch. Les freins mordants et surdimensionnés (340 mm à l'avant !) n'ont jamais fatigué lors de notre test sur routes montagneuses et ils sont restés efficaces sur plusieurs tours de circuit. Il ne faudra pas hésiter à basculer l'ESP en position Sport pour retarder son intervention, et pour bénéficier d'une meilleure réactivité à la pédale d'accélérateur. Et pour les conducteurs confirmés (ou pour le circuit), cet équipement est déconnectable.
Bilan. Si la première Mégane RS (2004) souffrait d'imperfections corrigées au fur et mesure de sa carrière, la nouvelle venue offre d'entrée un tempérament et une efficacité au top niveau. Elle n'avait pas d'autre choix. Car, entre-temps, la concurrence s'est terriblement durcie.





























































































































































































































































