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Renault Mégane RS F1 Team R26
- Essence
- 230 ch
- 14 CV
- Disponible
- 30 000 euros
Subaru Impreza WRX Anniversary
- Essence
- 230 ch
- 15 CV
- Disponible
- 31 500 euros
Le jour se lève à l'horizon d'une autoroute dégagée. Au volant de votre nouvelle Mégane RS, les kilomètres s'enchaînent rapidement. Petit coup d'oeil dans le rétroviseur, et voilà qu'un point bleu se rapproche. Vite. Trop vite pour n'être qu'un conducteur lambda peu soucieux des limitations de vitesse.
Auriez-vous laissé votre pied droit « s'endormir » sur la pédale ? Possible : c'est bien un gendarme qui vous rattrape. Il vous invite à suivre sa Subaru d'intervention, puis s'arrête. Discuter ne sert à rien. Un excès est un excès. En attendant la rédaction de votre PV, il vous reste le temps d'admirer la dernière monture du monsieur. Car, que cela vous plaise ou non, sa nouvelle Impreza WRX est directement concurrente de votre poussin français. Bien sûr, vous ne l'auriez pas fait, mais l'interrogation ne cesse de vous titiller l'esprit : auriez-vous pu le semer ?
A conduire
Au risque de briser prématurément le suspense, la réponse est oui. Enfin, tout dépend des conditions climatiques et du type de route. Par exemple, un départ en trombe du péage n'aurait pas joué en votre faveur. N'oubliez pas qu'une Subaru compte forcément quatre roues motrices. Avec votre simple traction, et malgré la présence d'un autobloquant, la motricité sur les premiers rapports n'est pas idéale sur chaussée humide.
Mais rassurez-vous, tout serait rentré dans l'ordre au bout de quelques mètres. D'abord parce que, malgré leur puissance identique, le 2.0 turbo de la Mégane affiche un caractère plus trempé que le 2,5 l de l'Impreza. Ce dernier demeure très à l'aise à mi-régime, mais s'essouffle rapidement passé les 5 500 tr/min. Dans la Renault, la puissance est disponible de suite et la poussée se fait sentir jusqu'au rupteur.
Une fois la Subaru distancée en accélération, il n'y a plus qu'à sortir de l'autoroute et emprunter une route sinueuse. Là, votre ennemi du jour devrait définitivement vous perdre de vue.
J'arrête de suite les lecteurs moqueurs : la conduite de notre gendarme n'est pas en cause (il peut d'ailleurs compter sur la présence d'un antidérapage ESP, hélas absent sur l'ancienne mouture). Mais le châssis de la Mégane est tellement supérieur qu'il ne pourra suivre votre rythme très longtemps. Vive en entrée de virage, imperturbable une fois en appui, mordant la corde à la réaccélération grâce à son différentiel autobloquant, la Renault passe très fort en courbe, au prix d'un confort bien plus raide que celui de la Subaru. Sur ce point, l'ancienne championne du monde des rallyes a définitivement changé de cap.
Plutôt agile en conduite coulée, la voiture se désunit lorsque le rythme devient soutenu : les suspensions très souples, le train avant peu incisif et la direction floue ne sont sans doute pas étrangers à cette sensation. Pour finir, son freinage n'offre ni mordant, ni endurance, quand celui de la française semble insensible à l'échauffement. Notre gendarme a du souci à se faire.









































































































































































































































































