L'avenir industriel du constructeur français dépend en partie du succès commercial de la nouvelle Clio IV.
Enfin ! La Clio IV, que tous les concessionnaires Renault attendent avec impatience pour soutenir leur activité en ces temps de mévente automobile, est en cours de lancement.
Premier essai cette semaine, commercialisation à la fin du mois, et début des livraisons dans la foulée. Place espérée ? Numéro un des ventes en France. Son ennemie ? La Peugeot 208, lancée fin mars, et qui n’aura pas eu le temps de détrôner la Clio III de sa place de leader hexagonal (même si elle a pris la tête des immatriculations cet été) avant l’arrivée de cette nouvelle Clio.
Car il s’agit bien d’un nouveau modèle, à l’identité forte, et qui arbore fièrement son gros losange au milieu de sa calandre.
Made in France
Mais à l’heure où l’on parle beaucoup de « made in France » et de délocalisation, il est important de noter que si la majeure partie des Clio sortira de l’usine de Bursa (Turquie), environ 40 % d’entre elles seront fabriquées dans les Yvelines, à Flins.
Mais pour combien de temps? Le site emploie aujourd’hui un peu plus de 3000 personnes qui fabriquent 560 voitures par jour… ce qui veut dire 150 000 unités par an, pour une capacité de 250 000 exemplaires, alors que le point mort de rentabilité de l’usine est situé à 80 % de ses capacités.
En clair, Renault y perd de l’argent. Cette usine est-elle pour autant menacée de fermeture? Le site a été modernisé et ses chaînes peuvent fabriquer indistinctement des Clio III (qui restent au catalogue), des Clio IV et des Zoé électriques.
C’est donc du succès commercial de ces deux modèles que dépendront les montées en cadence, et avec elles peut-être l’avenir de Flins.
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