- Scénic :
Disponible
Diesel 1.5 dCi de 100 ch
22 300 ¤ - Focus c-Max :
Disponible
Diesel 1.6 TDCi de 109 ch
22 200 ¤
Lancé avec des blocs dCi de 80 et 120 ch, le nouveau Scénic laissait dans sa gamme une place pour une motorisation intermédiaire dont Renault n'avait pas caché la venue. Elle est à présent disponible avec 100 ch à la clé. Cette évolution du 1.5 dCi permet au Scénic de rivaliser avec la Focus C-Max 1.6 TDCi, forte de 109 ch. D'autant que son prix, en finition Confort Expression, correspond à 100 ¤ près à celui du Focus C-Max Ghia, le mieux équipé de la gamme, reconnaissable à ses jantes en aluminium de série, à ses rétroviseurs intégrant des répétiteurs de clignotants et à tous ses éléments de carrosserie peints dans le ton de la carrosserie, à l'exception de l'aileron (noir) en haut du hayon, qui exprime le dynamisme que les concepteurs du Focus C-Max ont voulu donner à leur monospace compact. Moins lissé, le Scénic Confort Expression apparaît mieux protégé contre les éraflures, mais ses jantes en aluminium sont en option.
MECANIQUE. Avec 1 461 cm3 et deux soupapes par cylindre, le 1.5 dCi ne développait jusqu'ici que 80 ch, mais il disposait déjà d'une injection directe à rampe commune. Modifié et bien aidé par un turbo à géométrie variable, il gagne 20 ch et voit son couple passer de 185 Nm à 2 000 tr/min à 200 Nm à 1 900 tr/min. C'est bien, mais ces chiffres restent en deçà de ceux affichés par le 1 560 cm3 du Focus C-Max, fruit de la coopération entre PSA et Ford. Doté de quatre soupapes par cylindre, d'un turbo à géométrie variable et d'une injection directe de la dernière génération, il délivre 109 ch et 240 Nm dès 1 750 tr/min.
Un premier contact met en évidence la bonne insonorisation du Scénic. Que ce soit au ralenti ou à l'usage, le bruit du Diesel est bien atténué. Question agrément, ce nouveau moteur 1.5 dCi donne satisfaction par sa bonne disponibilité sur les premiers rapports et ses performances suffisantes sur route. Le client trouvera là un bon compromis entre les deux autres blocs proposés par Renault, même si celui-ci, qui doit déplacer 1 340 kg, manque de tonus par rapport au TDCi, à cause d'une cylindrée et d'un couple inférieurs. Heureusement, sa transmission bien étagée n'est pas trop longue et ne le handicape pas. Cela implique tout de même une contrepartie : un régime de croisière de plus de 3 000 tr/min à 130 km/h, si l'on en croit le compte-tours à barrettes guère lisible et, de toute façon, fort imprécis.
La consommation du Scénic n'en reste pas moins limitée, sans que le Focus C-Max, pourtant plus puissant et plus vigoureux, ne se laisse distancer en ce domaine, en conduite équivalente. C'est un fait, le Ford, également équipé d'une boîte de vitesses à cinq rapports, consomme peu, en profitant notamment du couple élevé de son TDCi pour accepter des rapports de transmission plus longs. Ses accélérations n'en souffrent guère, d'autant qu'à pleine charge, le système d' vient donner un petit coup de reins supplémentaire. Plus fait pour les longs parcours et craignant moins la charge, le Focus C-Max TDCi montre donc un dynamisme plus marqué que le Scénic 1.5 dCi, mais il déçoit vraiment par le bruit gênant de son moteur, qui ne fait pas honneur à la jeunesse du véhicule.
CHASSIS. Pionnier dans le domaine des monospaces, Renault a conçu son Scénic pour les familles en soignant le confort et la sécurité. La voiture se laisse mener sans effort grâce à une direction à assistance électrique plutôt plaisante, les suspensions font bien leur travail, le roulis est maîtrisé, et la tenue de route rassure d'autant plus que le montage de jantes en aluminium (option) s'accompagne d'une surmonte en pneumatiques : 205/55 R16 au lieu de 195/65 R15. De plus, l'ESP (en option) est complété par un contrôle de sous-virage efficace, comme nous avons pu le constater sous la pluie. L'ESP du Focus C-Max (en option aussi) ne s'est pas montré aussi performant.
Mais le Ford a des atouts différents. Equipé de série de pneus de 205/55 R16, il est réglé de façon beaucoup plus dynamique : commande de boîte plus directe, direction plus précise (avec 2,9 tours de volant contre 3,2 pour le Scénic), font que, au volant du Focus C-Max, on pourrait presque se croire dans une sportive qui serait restée confortable.
VIE A BORD. Si la position de conduite du Scénic a progressé par rapport au modèle précédent, elle reste en retrait comparée à celle du Focus C-Max. Les commandes de réglage des sièges tombent toutefois mieux sous la main, le Ford bénéficiant pour sa part d'un réglage électrique en hauteur pour le conducteur. Question décor, c'est le jour et la nuit. Renault s'est inspiré de l'Espace en adoptant une planche dégagée, avec instrumentation centrale, alors que Ford a conservé le combiné des instruments face au conducteur et une présentation assez classique, plus chaleureuse pourtant avec son volant recouvert de cuir. Autre différence : le positionnement du levier de vitesse sur la planche de bord et l'adoption d'un frein de parking automatique ont permis à Renault de dégager de l'espace entre les sièges avant (on peut y installer un grand rangement coulissant en option). Sur le Focus C-Max, dont le levier est aussi intégré à la planche de bord, une console horizontale a été conservée. Elle intègre la palette commandant électriquement le frein de parking (qui n'est pas automatique).
A l'arrière, les deux modèles offrent une habitabilité comparable ainsi que trois sièges déposables. La particularité du Focus C-Max est de pouvoir faire coulisser en diagonale vers l'arrière les deux sièges latéraux pour donner plus d'aise à leurs occupants.
BUDGET. Proposés pratiquement au même tarif, le Scénic 1.5 dCi Confort Expression et le Focus C-Max 1.6 TDCi Ghia sont également au coude-à-coude au niveau de l'équipement : allumage automatique des phares, capteur de pluie, ordinateur de bord, quatre vitres électriques, stores aux vitres arrière, antibrouillards... Mais le Focus C-Max prend l'avantage en recevant notamment des jantes en aluminium et un régulateur de vitesse, équipement disponible en option chez Renault, ou partagé entre les finitions Sport (à partir de 22 950 ¤) et Luxe (très riche), à partir de 24 450 ¤.








































