Présenté au salon de Genève dans une finition Multivan qui arrivera sur le marché en septembre, le moteur 2.5 dCi de 135 ch fait d'ores et déjà son entrée sur le marché sur la gamme utilitaire du Trafic. Ce nouveau bloc, dérivé du 2.2 dCi de 150 ch qui anime les berlines Renault, a été amélioré en vue d'accepter plus volontiers la charge et donc son rôle utilitaire. Réalésage et allongement de la course permettent de favoriser le couple. Il est de 310 Nm à 1 750 tr/min, mais 95% sont disponible dès 1 500 tr/min. La puissance maximale s'obtenant à 3 500 tr/min, c'est donc entre ces deux plages que le moteur 2,5 dCi est le plus à son aise.
Les montées en régime sont franches, même si ce que l'on apprécie le plus c'est l'onctuosité des relances. Un effort tout particulier a été effectué sur l'insonorisation du moteur. Si le dCi 140 semble à première écoute aussi bruyant que le dCi 100, il l'est moins dans les aigues. Le 2.5 dCi est plus caverneux, suggère plus la force tranquille.
Autoroutier par excellence, le Trafic dCi 140 permet de rouler à 120 km/h à un régime de 2 250 tr/min tout en gardant une bonne capacité d'accélération, au cas où. La boîte à six vitesses à la commande précise tombant bien sous la main propose deux visages. Assez courte sur les quatre premiers rapports pour se tirer sans encombre de la circulation semi-urbaine, elle affiche des cinquième et sixième rapports longs afin de favoriser la consommation sur autoroute. Et ce n'est pas un mal.
Le moteur 2.5 dCi 140 est un gourmand. Mais le dynamisme est à ce prix, d'autant qu'il faudra bien abreuver tout ces chevaux pour tirer sans mal la nouvelle carrosserie L2H2 du Trafic. Une version longue et haute, capable d'absorber 8,3 m3 de cargaison, à emmener de toute urgence, qui fait sortir le Trafic du domaine des fourgons compacts.





















