La nouvelle famille Trafic (5 m3 ou 6 m3) occupe une place centrale dans la gamme utilitaire Renault, entre le Kangoo (3 m3 et 3,5 m3) lancé en 1997 et les « gros » Master (de 8 m3 à 14 m3) apparu en 1997. Ces trois lignes de véhicules permettent au constructeur d'offrir la gamme la plus complète et la plus moderne du marché. Sur trois chapitres essentiels, le Trafic devient la nouvelle référence dans le segment des fourgons compacts : la sécurité - active et passive -, l'agrément, tant par l'ergonomie du poste de conduite que par le silence de fonctionnement, et un positionnement des prix particulièrement agressif.
Au premier regard, le nouveau Trafic ne ressemble à aucun de ses concurrents. La cabine forme une sorte de protubérance qui vient rompre la planéité du toit. La protection contre les chocs a été un des premiers soucis des concepteurs. Protections latérales de bas de caisse et volumineux pare-chocs à l'avant affirment ses compétences urbaines. L'arrière se caractérise par d'imposants feux verticaux, positionnés haut. Toujours dans un souci de sécurité et de robustesse, Renault n'a pas lésiné pour le doter de roues de 16 pouces, sans pour autant pénaliser la hauteur de chargement qui ne dépasse pas 55 cm à vide. L'accès à la soute a en outre été accentué par un léger décrochement du plancher au niveau de la porte latérale. En position ouverte, celle-là recule jusqu'à l'arrière du panneau. Les portes arrière peuvent être ouvertes à 180° mais, pour d'évidentes raisons de sécurité techniques, l'option d'ouverture à 270° n'est pas disponible. Ces portes sont totalement tôlées, mais elles peuvent être vitrées en option (0 F). La porte gauche s'ouvre avant la porte droite.
Le compartiment arrière est parfaitement cubique, et ses flancs verticaux facilitent les aménagements. Les panneaux sont équipés jusqu'à mi-hauteur de garnissage plastique, ouvrants compris, et des anneaux d'arrimage sont disposés au niveau du plancher.
La suspension est composée d'un pseudo McPherson à l'avant et d'un, plus innovant, essieu semi-rigide à l'arrière avec une barre Panhard. Le résultat est très satisfaisant : les chocs dans la suspension sont modérément ressentis dans la cabine. Comme son grand frère, le Master, le Trafic est équipé de quatre freins à disque, et il est doté de l'ABS de série. Le freinage, bien que peu assisté, nous a étonné par son efficacité. Le rayon de braquage, de 6,2 m entre trottoirs, est au niveau des standards du segment.
Comme tous ses concurrents, et fidèle à la génération précédente, cette nouvelle version est tractée. Le moteur utilise naturellement la technique de l'injection directe à rampe commune. Les 100 ch développés assurent un excellent rapport entre charge et puissance, qui rend le Trafic aussi agréable en ville que sur autoroute. Surtout, les 240 Nm de couple à 2 000 tr/min permettent de limiter les changements de rapport de boîte. Cette dernière est dotée de six rapports, une grande première pour ce type de véhicules, et qui contribue également à son confort acoustique en diminuant le régime moteur. La cohérence entre moteur et boîte procure d'excellentes sensations de conduite. A l'extrême, sur un parcours mêlant route, autoroute et ville de 250 km, et avec un chargement important, la consommation peut culminer à 14 l aux 100 km. En conduite économique, mais efficace, c'est-à-dire en exploitant judicieusement les possibilités offertes par la courbe du couple moteur, elle passe sous la barre des 8 litres aux 100 km. Heureuse surprise au péage : le Trafic est rangé en classe 1, donc dans celle des voitures. Un argument supplémentaire au chapitre du budget !
Renault a fait le choix d'un levier de vitesse positionné sur la planche de bord. Cela, bien sûr, facilite le passage d'un côté à l'autre de la cabine. Son maniement est aisé, mais sa précision pourrait être améliorée. Le volant est de type véhicule particulier par son positionnement très vertical. Une « casquette » borde le haut du tableau de bord afin d'éliminer tous les reflets parasites. La vision est généreuse, en particulier sur les côtés grâce aux vitres plongeantes. La position de conduite est ergonomique, mais l'absence d'accoudoir à droite se fait sentir.
Si le réglage des phares en hauteur est de série, les lève-vitres et les rétroviseurs électriques sont en option (pack électrique à 289,65 e, 1 900 F HT) ainsi que la cloison complètement vitrée (219,53 e,1 440 F HT). Il existe de nombreux rangements dans la cabine, mais aucun pour poser des documents. Signalons aussi que la radio, en option, dispose des appréciables et classiques commandes au volant.
Le gabarit raisonnable du Trafic en fait un véhicule facile à utiliser en ville, et sur route, par sa chaîne cinématique. Bien équipé, le futur des compacts entame sa carrière par un quasi-sans-faute.





















