L'approche de Nissan, qui fabrique déjà les batteries pour la Leaf, ne serait pas forcément la meilleure et devrait être adaptée, pour répondre aux attentes de Renault.

Le constructeur veut être certain d’opter pour la meilleure technologie de batterie, la plus fiable et la moins cher, avant d’en commencer la production. C’est sans doute ce qu’expliquera Carlos Ghosn, au ministre de l’Industrie, Eric Besson, qui doit le recevoir aujourd’hui à Bercy.
Le gouvernement veut en savoir plus sur le report du démarrage de la production de batterie initialement prévu fin 2012 et sur le calendrier effectif de mise sur les chaîne des premières Zoé.
Renault devrait ensuite informer les syndicats. Puis les journalistes, lors de la visite de Ghosn, lundi sur le site de Flins, où sera également assemblée en juin 2012 la citadine Zoé, modèle phare de la gamme électrique.
Renault ne serait pas entièrement satisfait de la technologie fournie par son allié japonais Nissan. C’est ce qu’affirme le journal Libération dans son édition du 7 juillet.
La batterie détermine les performances de la voiture et représente près de la moitié de son prix. Dans le cadre de l'alliance, c'est Nissan qui s'est chargé des modules, les grosses piles qui forment le cœur de la batterie. Il a en effet lancé une coentreprise, AESC, avec le fabricant de batteries Nec. Depuis deux ans, cette joint-venture fabrique des modules dans son usine de Zama, au Japon. Puis une usine américaine et trois usines européennes doivent compléter le dispositif mondial. En Europe, sont ainsi prévus deux sites pour Nissan (au Portugal et en Grande-Bretagne), et un pour Renault, à Flins. Or, le site français est le seul à être retardé.
Au départ, les batteries assemblées à Flins devaient intégrer les modules achetés chez Nissan-Nec et chez le coréen LG Chem. Mais, finalement, Renault ne serait pas satisfait des modules de Nissan-Nec.
«Il ne serait pas opportun de faire une copie de l'usine actuelle de Zama parce que ce sont des batteries très chères. Des améliorations sont déjà possibles, il faut les travailler», a expliqué le directeur du site de Flins, Olivier Rémoleux, lors du comité d'entreprise du 25 mai.
«Les batteries LG Chem sont très performantes et à un prix intéressant. On le voit par rapport à ce que Nissan fait au Japon actuellement», a ajouté son adjoint en charge du projet, Frédéric Leleu.
Selon les informations de Libération, c'est d'ailleurs LG qui fournira dans un premier temps les modules de la Zoé, et Nissan-Nec qui équipera la Fluence ZE et le Kangoo ZE.
Serait également en cause la «maturité» technologique de l’approche Nissan-Nec. «On est au démarrage sur ces modules, on rencontre des concurrences et on ne peut pas se jeter sur la première solution qui est en test et en série. On est obligé de vérifier si on est sur le bon chemin», a expliqué Frédéric Leleu lors du CE.
Renault souhaiterait des adaptations sur les modules avant de construire une usine à 600 millions d'euros. Selon les informations du journal, le travail est en cours sur le sujet avec AESC, dont la technologie équipera bien, au final, l'usine de Flins.
Le dossier Flins reste politiquement sensible même si l'engagement initial de l'Etat dans ce projet s'est amoindri. En effet, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) qui devait apporter 125 millions d'euros (sur un investissement total de 600 millions) s'est retiré du projet, "Renault s'étant suffisamment désendetté". Le constructeur a également renoncé à un prêt d'Etat de 100 millions d'euros.
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cette affaire, ça sent l'entourloupe de C.Ghosn pour exclure Flins des batteries.... Zéro confiance dans ce C.Ghosn; il a assez fait de mal à Renault (délocalisation, voitures moches, pas d'innovation produit...)
Signaler un abuscette affaire, ça sent l'entourloupe de C.Ghosn pour exclure Flins des batteries.... Zéro confiance dans ce C.Ghosn; il a assez fait de mal à Renault (délocalisation, voitures moches, pas d'innovation produit...)
Signaler un abusdes labos américain, allemand, français, asiatique, travaillent sur la technologie lithium-air beaucoup plus performante que lithium manganèse, ou phosphate, ou ... le premier (le CEA peut-être) qui trouve comment recharger une batterie LO2 sonnera le glas des autres techno: donc Renault peut utiliser ce qui est dispo sur le marché des batteries, d'autant qu'un français est associé à LG pour le circuit électronique des batteries. il est urgent d'attendre 2014 où enfin la voiture électrique sera très compétitive; d'ailleurs les politiques préparent la taxation de la recharge, ce qui aura pour conséquence de faire baisser les prix des carburants.
Signaler un abusLes renault fiables ? vous avez du filter un peu trop la liste des pb techniques qui ont touches les motorisations renault ces dernières années...
Signaler un abusRenault fait bien de prendre son temps. Les voitures sont fiables et il faut que cela dure. Certains cinstructeurs devraient en prendre de la graine...
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