Renault Clio 1.2 16V Expression 5p
- Essence - 75 ch
- Ni bonus ni malus
- Disponible
- A partir de 14 050 €
Volkswagen Polo 1.4 Trendline 5p
- Essence - 85 ch
- Ni bonus ni malus
- Disponible
- A partir de 14 190 €
Dans cette catégorie des « polyvalentes », deux types d'acheteurs se rencontrent. Ceux qui l'adoptent en voiture principale, parcourent beaucoup de kilomètres dans l'année et choisissent une frugale version diesel. Les autres, qui l'utilisent en seconde voiture ou plus rarement, et pour qui le moteur à essence se justifie davantage. Chez Renault comme chez Volkswagen, cela permet une chose : ne pas dépasser 14 200 € à l'achat pour deux automobiles modernes. Modernes, car la Polo vient d'être remplacée, et la Clio, restylée. Dès lors vient une question : entre ces deux chipies, quelle est la meilleure polyvalente premier prix ?
Même si leurs dCi et TDI respectifs font partie des diesels les plus discrets de la catégorie, il est agréable de retrouver les Clio et Polo en version à essence.
Sans plomb, ni vibration
En effet, celles-ci ne s'ébrouent pas au premier tour de clé, restent inaudibles au ralenti et silencieuses ensuite.
La remarque s'érode sur autoroute, où le bruit lancinant des moteurs fatigue à la longue. Sur ce point, la Clio paye le prix d'une boîte tirant très court : à 130 km/h, son 1.2 tourne à 4 200 tr/min (contre 3 600 tr/min pour la Polo). Consommation et niveau sonore s'en ressentent, mais elle comble ainsi son déficit de puissance : malgré ses dix chevaux supplémentaires, la Polo ne prend guère l'avantage en phase de relances. Dommage. Sur route, sa direction est plus agréable que celle de la Clio, et son rapport entre confort et efficacité pratiquement au même niveau.
La Polo se hâte
Légèrement moins à l'aise en reprises, le 1.4 Volkswagen reprend des couleurs en ville : vigueur et grande douceur le caractérisent. Le conducteur de la Clio devra supporter davantage d'à-coups à bas régimes, une souplesse moindre et une commande de boîte accrocheuse. Du coup, sa direction plus douce en manoeuvre ou sa visibilité périphérique supérieure ne peuvent à elles seules tempérer ce constat : en d'autres domaines, la Renault a vieilli.
La Clio se méfie
Sa finition intérieure déçoit, sa position de conduite aussi. Sa banquette arrière est moins bien dessinée, sa modularité moins bien pensée. Enfin et surtout, son rapport entre prix et équipement est à la traîne : affichée 140 € moins chère en prix de base, la Clio fait l'impasse sur l'antidérapage ESP, le régulateur de vitesse et l'aide au démarrage en côte, présents chez sa rivale. Elle offre en compensation l'autoradio MP3 et l'ordinateur de bord, mais l'allemande les inclut dans un pack comprenant aussi la climatisation manuelle, facturée 1 000 € sur la française. Ainsi, à équipement équivalent, la Polo devient 510 € moins chère à l'achat. Et devrait trouver plus facilement preneur sur le marché de l'occasion, déjà saturé par une Clio moins solide en image de marque.
Bilan. La roue tourne donc aussi en matière automobile. La célèbre Clio III, longtemps restée star des polyvalentes, semble vaciller sur son trône. Sa rivale du jour, plus agréable à conduire et à vivre, mieux équipée et présentée, risque de limiter le bénéfice de son tout frais restylage...
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