VOLVO S60
- Date de sortie : octobre 2000
- Restylage : mai 2004
- Parc en circulation : 9 500
A première vue, la berline S60, qui symbolise le renouveau de Volvo, s'apparente à une S 80 en miniature. A première vue seulement car, en y regardant de plus près, elle s'en distingue par un dessin beaucoup plus sportif. Au demeurant, la S60, apparue en octobre 2000, a des airs de coupé. Ce style élancé, préservé lors du subtil restylage opéré en mai 2004, lui permet de se placer en concurrence directe avec une référence de la catégorie : la BMW Série 3. Mais cela implique des sacrifices en matière d'habitabilité.
Si les places avant se montrent accueillantes et confortables, ce n'est pas le cas à l'arrière. A l'instar de l'allemande, cette Volvo offre peu d'espace au niveau des jambes. Pis : la découpe inclinée du pavillon gêne l'accessibilité et pénalise la garde au toit. En outre, les vitres arrière ne descendent qu'aux trois quarts. Mais la S60 se fait pardonner dans tous les autres domaines, à commencer par la finition.
Qualité. Sans égaler les vedettes du segment (Mercedes Classe C, BMW Série 3...), la S60 fait presque jeu égal en employant des plastiques moussés de bonne qualité, assemblés avec soin. Les selleries, en tissu ou en cuir, respirent le sérieux. Quant au tableau de bord, un peu austère, il privilégie l'ergonomie. En moins de cinq minutes, les nombreuses commandes sont très bien assimilées.
Bien calé derrière le volant réglable en hauteur et en profondeur, le conducteur n'a plus qu'à savourer l'agrément procuré par une belle palette d'onctueux cinq-cylindres.
Sobriété. En versions à essence, l'offre commence avec un moteur de 140 ch, décliné aussi en 170, en 200 et en 250 ch (T5 !). Une offre rapidement enrichie avec un vigoureux 2,4 l turbo de 200 ch (remplacé en janvier 2003 par un 2,5 l T de 210 ch). Bien sûr, le en la matière reste la version sportive de 300 ch R, apparue en avril 2003.
Mais la S60 pense aussi aux gros rouleurs, avec la séduisante version diesel D5 de juillet 2001. Forte de 163 ch et d'un couple à en revendre, elle s'est octroyée la majorité des ventes. Outre de très bonnes performances, son moteur sait aussi se montrer sobre.
Voilà donc des moteurs toniques, au service d'un châssis qui l'est tout autant. Ferme, mais sans excès, l'amortissement filtre efficacement les irrégularités du revêtement, tout en permettant de bien ressentir la voiture.
Il est vrai que la direction précise y est pour beaucoup, de même que les trains roulants, particulièrement efficaces. Il en résulte une très bonne tenue de route, difficile à prendre en défaut. Cela est encore plus vrai avec la confidentielle version AWD à quatre roues motrices. Sur les « simples » tractions avant, la motricité est toutefois mise à mal sur sol humide, à cause de la puissance des moteurs. Heureusement, depuis juillet 2002, l'antipatinage DSTC est de série, et la boîte automatique, très douce en fonctionnement, atténue ce problème.
Moins prisée que les stars d'outre-Rhin, et un peu plus cotée que ses rivales tricolores, l'originale Volvo S60 se positionne à mi-chemin. La version D5, très répandue en occasion, offre le meilleur compromis.





















