Opel Agila 1.3 CDTI Njoy
- Disponible
- Diesel 1,3 l de 70 ch
- 5 CV
- 13 730 ¤
Fiat Panda 1.3 Multijet 16V Emotion
- Disponible
- Nouveau Diesel 1,3 l de 70 ch
- 4 CV
- 12 500 ¤
Comme prévu lors de son lancement, la gamme Fiat Panda s'élargit aujourd'hui avec l'arrivée d'une version diesel 1,3 l Multijet. Un atout dans sa catégorie où les rivales fonctionnant au gazole ne sont pas si nombreuses, et qui attend, mais pas avant la fin de 2006, la nouvelle Renault Twingo diesel.
Extérieurement, les deux rivales ne se ressemblent pas, bien qu'elles déclinent, dans la même longueur, le thème de la citadine haute aux formes cubiques. Plus mignonne et plus équilibrée, la Panda se distingue par une meilleure protection contre les petits chocs. De son côté, disposant également de cinq portes, l'Agila étonne par sa grande hauteur et par sa peinture métallisée vernie biton - signe de reconnaissance de la finition haut de gamme Njoy -, au même titre que la curieuse obturation des troisièmes vitres latérales. Les jantes sont en aluminium, comme celles de la Panda Emotion.
MECANIQUE
Fiat et Opel, même combat, du moins en ce qui concerne leur moteur ! En effet, on retrouve sous le capot de ces deux modèles le premier bloc issu du joint-venture Fiat GM Powertrain, le 1,3 l Multijet, baptisé CDTI chez Opel et adopté par l'Agila à la rentrée de 2003. C'est un petit et compact quatre-cylindres Diesel turbo à seize soupapes équipé d'une injection directe à rampe commune de deuxième génération.
Celui-là développe une puissance identique, 70 ch, mais, surprise, pas le même couple : 170 Nm de 1 750 à 2 500 tr/min pour l'allemande, contre 145 Nm seulement dès 1 500 tr/min pour l'italienne. Pourquoi cet écart ? Tout simplement parce que l'étroitesse du compartiment moteur de la Fiat a obligé ses concepteurs à abandonner la boîte de vitesses associée d'origine au 1,3 l Multijet (présente sur la Punto) pour adapter celle de la Panda à essence, plus compacte, mais qui ne supporte hélas pas un couple de 170 Nm. La cartographie a fait le reste avec, pour conséquence, une moins bonne nervosité en reprise.
Ainsi, malgré un poids supérieur, ce bloc monté sur l'Agila se montre-t-il plus réactif dans les relances que la version proposée sur la Panda, qui perd en agrément de conduite, avec une certaine mollesse après le passage des rapports. Dans les côtes, ses performances en sont également affectées.
En revanche, sa commande des vitesses se révèle plus agréable et, surtout, sa consommation reste inférieure à celle de l'Agila dans tous les cas de figure. Heureusement, car le réservoir de la Panda ne contient que 35 l !
Côté bruit, cette dernière apparaît mieux insonorisée, sans doute à cause de sa conception plus récente, ce qui n'empêche pas l'Agila de se faire aussi discrète sur route à vitesse stabilisée.
CHASSIS
Au chapitre de la maniabilité, ô combien importante pour une citadine, la Panda s'impose à tous les points de vue. Elle offre une meilleure visibilité, braque mieux et dispose d'une direction bien plus agréable. Alors que l'Agila manque d'assistance en manoeuvre, sans qu'elle soit pénalisée pour se faufiler dans le trafic, l'italienne se laisse mouvoir avec facilité, et même du bout des doigts si l'on veut, grâce à la touche City située au tableau de bord - une spécialité Fiat -, qui diminue encore les efforts au volant.
Sur la route, la Fiat fait preuve de plus de rigueur dans son comportement que l'Agila, plus sensible au vent, moins facile à guider en courbe pour peu que l'on soit surpris par un tracé sinueux, et prend aussi le meilleur en confort. A la fermeté de l'allemande sur les grosses inégalités du sol, elle oppose une certaine souplesse, appréciable pour les occupants, mais qui autorise encore trop de roulis malgré sa hauteur moins importante, et quelques trépidations sur un mauvais revêtement.
VIE A BORD
Pour la position de conduite, mieux vaut avoir à se déplacer en Panda. On se sent mieux installé à son volant, réglable en hauteur, tout comme le siège conducteur. Cette dernière possibilité n'est offerte sur l'Agila qu'avec le pack rangements proposé en option. Et puis, la jeunesse de l'italienne lui offre une planche de bord plus originale, avec une grande console centrale intégrant le levier de vitesse en partie inférieure.
Pour masquer les années, l'Agila Njoy arbore un revêtement gris mat autour des commandes centrales et un volant gainé de cuir. Mais son point fort reste son espace intérieur dû à sa grande hauteur et à sa largeur plus importante, ce qui fait paraître l'habitacle de la Panda étriqué. Les passagers y accèdent pourtant plus facilement à l'arrière, où la place disponible pour les jambes est un peu plus grande. La contenance du coffre en fait les frais, ce qui ne semble pas gêner les possesseurs de Fiat Panda, puisque seuls 5 % d'entre eux ont jusqu'ici choisi la banquette coulissante (en option). Notons également au passage qu'il faut recourir à une option pour disposer d'une troisième ceinture à l'arrière et pouvoir ainsi emmener cinq personnes.
BUDGET
Soyons clair, la différence de prix supérieure à plus de 1 000 ¤ entre la Panda Emotion et l'Agila Njoy n'apparaît pas justifiée. Il faut vraiment vouloir se démarquer pour rouler dans cette Opel née Suzuki (c'est à l'origine un Wagon R+) qui n'offre en plus que la peinture métallisée.
Plus abordable et sans doute plus populaire, la Panda a pourtant droit à un système d'air conditionné automatique (il est manuel sur l'Agila) et à des commandes d'autoradio au volant. Celles et ceux qui craquent pour l'Agila se rabattront sur la version Fashion, à 12 930 ¤, moins pomponnée que la Njoy et très proche en équipement.








































