Chevrolet Matiz 1.0
- Disponible
- Moteur à essence de 66 ch
- Cinq places
- 4 CV
- A partir de 9 550 &euro
Citroën C1 1.0i 5 p
- Disponible
- Moteur à essence de 68 ch
- Quatre places
- 4 CV
- A partir de 8 550
La ville est en ébullition. Le trio des citadines Peugeot 107, Citroën C1 et Toyota Aygo vient taper dans une fourmilière bien en place : la reine Twingo avec ses sujets italiens (Fiat Panda, Seicento) et exotiques (Kia Picanto et Hyundai Atos). Mais il faut aussi compter sur une revenante : la Matiz. La coréenne bat désormais pavillon américain depuis que Daewoo a été rebadgé Chevrolet par le propriétaire des deux marques, General Motors. Ce changement de nationalité lui procure une nouvelle apparence extérieure et quelques aménagements intérieurs. Rien de révolutionnaire toutefois. La partie technique et la caisse sont inchangées. On retrouve donc cette petite citadine à l'allure particulière. Etroite et haute, elle ressemble, vue de l'arrière, à une voiturette. Tout le contraire de sa conc
urrente du jour, la C1. Avec sa mine bouffie et sa poupe courte, la française arbore un style plus râblé.
Mécanique Poids, cylindrée, puissance et vitesse maximale, les deux citadines jouent d'égale à égale sur tous ces tableaux. De là à penser qu'elles vont offrir des prestations identiques, il y a un pas... à ne pas franchir. Car une différence de taille les sépare. La Matiz est mue par un quatre-cylindres un peu dépassé, tandis que la C1 dispose d'un moderne trois-cylindres. Ce dernier, d'origine Daihatsu (filiale de Toyota), apporte du tonus à la petite française. Démarrage express au feu vert et relances appréciables sur les grands axes s'effectuent dans une sonorité sympathique, presque sportive
. En comparaison, la Matiz apparaît plus lymphatique. Elle est moins débrouillarde pour s'extraire du trafic et l'horizon des grands axes lui paraît plus lointain. Ses performances la cantonnent aux frontières de la ville où, hélas, elle affiche une consommation excessive en regard de la frugale C1 : 1,7 l aux 100 km sépare les deux modèles !
Chassis On n'attend pas des citadines des prestations routières de haut vol. Mais une certaine assurance sur la route augmente leur rayon d'action et, de fait, leur polyvalence. A ce jeu, la française se place à bonne distance. Stable, accrocheuse dans les virages et presque agile, la conduire se révèle ludique. La Citroën peut donc s'évader sur les petites routes avec entrain. Seul son confort ferme, surtout à l'arrière,
vient altérer l'agrément sur un bitume accidenté. La Matiz est un peu mieux servie en souplesse de suspension, et ses sièges moins durs procurent un meilleur confort à bord. Mais ses capacités routières sont un peu dépassées. Prise de roulis, freinage sans mordant et trajectoire approximative sur le mouillé la caractérise. L'ex-coréenne paye ici le plus lourd tribut de son ancienneté.
Intra-muros, c'est une autre histoire. Etroite et braquant ultracourt comme la C1, la Chevrolet virevolte d'une ruelle à l'autre, se faulile avec malice dans les embouteillages, et évolue dans les parkings avec la légèreté d'une ballerine. La C1 se montre également à l'aise dans ces exercices, mais sa visibilité moindre vers l'extérieur réclame davantage de concentration.
Vie A bord La Matiz profite de ses assises plus droites, de ses fins montants de pare-brise et de son vitrage plus généreux pour offrir une meilleure appréciation de l'environnement extérieur. Un atout appréciable en ville. A bord de la C1, par exemple, la vision vers l'arrière est médiocre, ce qui ne facilite pas les manoeuvres de stationnement.
La tôle largement apparente dans l'habitacle, les plastiques durs et les fixations fragiles des accostages rappellent d'emblée que la C1 n'est qu'une offre de bas de gamme. La Matiz est plus généreuse en
matière de garnissage, mais la qualité des plastiques revêt un aspect tout aussi économique que dans la française. Cette dernière présente l'avantage d'une présentation plus moderne avec un dessin de la planche de bord original. Celle de la Matiz est plus conventionnelle, mais elle possède une boîte à gants (aucun rangement fermé dans la C1).
En matière d'habitabilité, la Matiz offre une garde au toit plus généreuse, mais son habitacle est bien plus étroit. On joue presque des coudes à l'avant ! C'est pourtant bien la Chevrolet qui autorise l'accueil de trois passagers à l'arrière, contre deux dans la C1 (la Citroën est homologuée pour quatre personnes).
Avec un seuil plus bas et un volume plus généreux, le coffre de la Matiz propose une meilleure disposition pour vider le charriot rempli de courses. Seul réserve, l'ouverture du hayon ne s'effectue qu'avec la clé. La C1 évite cette faute, mais son coffre est rapidement rempli. Attention, toutes les poussettes n'y entreront pas ! Pourtant, la Citroën offre la possibilité de déconnecter l'airbag du passager pour placer un siège bébé au côté du conducteur. Un atout pour les jeunes familles sur lequel la Matiz fait l'impasse.
Budget Le prix est essentiel pour des voitures destinées à devenir le deuxième
véhicule du foyer ou l'unique moyen de mobilité de jeunes conducteurs. La Matiz 1.0 SE (seule finition disponible avec ce moteur) est facturée 9 550 €, soit tout juste 50 € de plus que la C1 1.0i Pack 5 p. Mais la dotation en équipement donne un avantage décisif à la Chevrolet : climatisation, radio CD et compte-tours sont de série, alors qu'il faut débourser 1 260 € sur la Citroën pour en disposer (voir tableau). La française compense un peu en offrant les airbags latéraux en série, un élement de sécurité indisponible sur la Matiz. A propos de sécurité, notons que la C1 profite de sa conception moderne pour rafler quatre étoiles aux essais de chocs EuroNcap. La Matiz n'en avait reçu que trois il y a cinq ans, avec des normes d'essai moins sévères.





























































