- Sortie : juin
- Moteurs à essence : 1.6 102 ch et 2.0 FSI 150 ch
- Diesels : 1.9 TDI 105 ch et 2.0 TDI 140 ch
- Prix : de 17 000 à 24 000 ¤
Découvert comme prototype au Salon de Francfort de 2003, l'Altea en a conservé le style dynamique et séduisant. Cet engin haut et court parvient à afficher un aspect fluide par la magie de lignes enveloppantes, d'un profil en coin et de contours bien nets. Capot plongeant, pare-brise panoramique, projecteurs et prises d'air de tailles raisonnables composent un ensemble d'une grande élégance, surtout vu de trois quarts face. Le panneau arrière, d'inspiration Golf, est moins réussi esthétiquement, et on regrette la conception monobloc du hayon. Une lunette ouvrante n'aurait pas été superflue.
A l'intérieur, la présentation générale repose sur des matériaux de qualité dans une tonalité sportive sans fioritures. La console centrale, qui semble suspendue, est du plus bel effet et procure une impression d'espace. Outre son aspect engageant, la planche de bord est ergonomique et, en combinant réglages du volant et du siège, il est facile de trouver une bonne position de conduite. Les sièges sont bien dessinés, mais les plus forts devront renoncer aux sièges de la finition Sport-up, trop enveloppants au point de comprimer les côtes, voire d'empêcher le dos de venir en appui sur le dossier.
A l'arrière, on découvre une banquette classique avec dossiers inclinables et
rabattables en configuration 2/3 1/3. La manoeuvre s'opère en un tournemain et l'on obtient un plancher rigoureusement plat... Au pays de la modularité il n'y a pas là de quoi crier au miracle. Si le coffre présente une capacité honorable, le système de double plancher, voire de casier suspendu, n'a rien de révolutionnaire non plus, et plus d'une trentaine de soi-disant rangements ne suffisent pas à hisser l'imagination au rang des points forts. Certes, de nombreux rangements sont bien pratiques mais l'abondance d'« armoirettes » façon salle de bains favorise plus le désordre que le rangement. Hormis ces détails, l'Altea présente une très bonne habitabilité, un coffre de grande capacité et, comme la plupart des véhicules monocorps, une visibilité médiocre, avec notamment des montants de pare-brise dédoublés. Mais, là, le constructeur espagnol à une excuse de taille puisqu'il y dissimule les balais d'essuie-glace au repos : une disposition inédite qui n'a que des avantages... pour le client.
Bénéficiant de suspensions bien guidées, l'Altea offre une tenue de route exemplaire, pas du tout affectée par la hauteur du véhicule. La direction électromécanique favorise la tenue de cap en ligne droite, mais elle se montre collante et manque de rappel en virage pour une conduite vraiment sportive. D'ailleurs, même si ce type de conduite n'est plus en odeur de sainteté, le poids élevé de l'Altea vient vite à bout de la bonne volonté des moteurs. Le moteur à essence de base 1.6 de 102 ch, couplé à une boîte de vitesses à cinq rapports, assure l'entraînement du véhicule sans aucun agrément de conduite et avec des accélérations et des reprises pénalisantes dans les dépassements.
Heureusement, le moteur Diesel 1.9 TDI fait jouer son couple de 250 Nm à 1 900 tr/min pour offrir des prestations satisfaisantes. Les moteurs de 2 l, à essence et Diesel, se montrent naturellement à la hauteur, avec une mention spéciale pour le Diesel, qui crache le feu dans les reprises. Mais, à ce niveau de gamme, une telle cylindrée est déjà un luxe.
Monospace sans beaucoup plus de place ni de modularité qu'une break à cinq portes, véhicule lourd, performant avec ses moteurs les plus puissants, mais pas vraiment sportif, cette première exécution de la Seat Altea cherche encore sa voie en ne jouant, pour l'instant, que sur l'esthétique, l'habitabilité, le comportement routier et le silence de fonctionnement.
Il faudra attendre des motorisations plus musclées pour mettre en valeur un tempérament sportif que son châssis mérite et qu'il peut visiblement encaisser sans problème.






































































