- Dates de sortie : mars 2002 (IBIZA) et octobre 2002 (CORDOBA)
- Pas de restylage
- Parc en circulation : 36 000
Présentée en 2002, la troisième génération de l'Ibiza a pris du volume et s'approche désormais des quatre mètres de longueur. Si son nouveau dessin lui donne une allure sans réelle grâce, elle gagne en agressivité et propose une vraie polyvalence favorisée par son habitacle spacieux et ses moteurs généreux, Seat faisant partie du pôle sportif du groupe Volkswagen.
Si l'Ibiza partage de multiples éléments avec les Volkswagen Polo et Skoda Fabia, ses réglages de trains roulants obéissent à une logique différente, afin de favoriser la vivacité de comportement. De ce point de vue, l'espagnole fait preuve d'efficacité et, à son volant, le conducteur éprouvera d'agréables sensations. Certes, le confort n'est pas son fort, la faute à des suspensions fermes et à un niveau sonore un peu élevé, mais ses qualités sont ailleurs. A commencer par ses moteurs.
La Seat Ibiza est peu pourvue en versions à essence. Du coup, elles sont peu prisées (un tiers des ventes). Si le petit trois-cylindres 1.2 d'entrée de gamme manque de punch pour permettre une utilisation routière décente, les deux autres versions - 1.4 16v de 75 et 100 ch - lui assurent un bon dynamisme. Ces dernières sont accessibles en occasion à partir de 11 000 ¤ pour des modèles de 2002.
En Diesel, l'Ibiza offre des prestations étonnantes. Hormis le très sage SDi de 64 ch, ses blocs TDi distillent un savant mélange de performances et de consommation. L'exemple extrême est la très énergique version de 130 ch qui, associée à une boîte à six vitesses, peut dépasser les 200 km/h et se contente de moins de 10 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, tout en offrant une consommation mixte de 5 l aux 100 km. Ce modèle s'échange en occasion, en finition de haut de gamme Sport, sous le seuil des 15 000 ¤. Le compromis offert par le 1.9 TDi 100, tout aussi performant, se négocie, lui, à partir de 12 000 ¤. Enfin, le trois-cylindres 1.4 TDi de 75 ch, apparu en 2003, se montre assez performant et agréable. Toutefois, le plaisir est gâché par un niveau sonore vraiment trop présent dans l'habitacle.
A bord, difficile de ne pas reconnaître nombre d'éléments incontournables des gammes du groupe Volkswagen, comme par exemple les blocs de commandes des contre-portes. Tournée vers le conducteur à la manière des anciennes BMW, la planche de bord tente de se démarquer par le traitement mat de certains plastiques, en finition supérieure du moins. Originale, cette astuce de style ne contribue pas à égayer un intérieur triste. Quant aux rangements, ils sont distribués avec parcimonie dans l'habitacle.
Côté équipement, mieux vaut opter pour une version Signo qui propose, de série, les jantes en aluminium, la climatisation automatique et la radio CD. Cette finition offre, dans sa version à trois portes, le large basculement du siège passager avec mémoire, une fonction bien utile au quotidien.
La Cordoba, apparue à l'automne 2002, est la version à trois volumes dérivée de l'Ibiza. Particulièrement prisée en Espagne, elle reste plus confidentielle chez nous. Son coffre très spacieux, mais à l'accès restreint, permet d'emporter plus de bagages. Enfin, la gamme est garantie trois ans, un atout intéressant pour ces modèles encore jeunes.





































































