Les lois de la physique sont difficilement contournables. L'Insurance Institute for Highway Safety (IIHS), organisme américain qui travaille pour le compte des assureurs, a effectué trois essais de choc frontaux entre trois voitures de gamme totalement différentes.
En l'occurrence, une Mercedes Classe C lancée à 64 km/h a percuté une Smart roulant à la même vitesse, une Toyota Yaris s'est opposée à une Camry (non vendue en France), et une Honda Accord (inconnue dans l'Hexagone) s'est heurtée à une Honda Fit qui n'est autre que la Jazz vendue sur notre territoire.
Limiter la vitesse
Les conclusions sont terribles pour les petites, ce qui ne se révèle guère étonnant dans un choc à 128 km/h, puisque les vitesses s'additionnent pour former la vitesse d'impact. Dans la Honda Jazz, le conducteur a la jambe droite broyée, et sa tête percute le volant de manière violente malgré la présence d'un airbag. Résultat identique et même un peu plus inquiétant pour la Smart : lors du choc, la voiture décolle allégrement, et pivote de 45°. Le conducteur et sa tête valsent dangereusement, ses jambes sont aussi en piteux état. La Toyota Yaris s'en tire un peu mieux, avec des mouvements de tête inquiétants pour le conducteur.
Bref, sans être alarmiste, les risques de décès sont extrêmement élevés en cas de choc frontal à 64 km/h dans une petite... L'IIHS l'explique : « Quand deux voitures se rencontrent, l'issue du choc dépend de leur taille et de leur masse. La plus lourde va pousser la plus légère, ce qui signifie que la décélération sera plus violente dans la petite. Le deuxième paramètre qui influence le degré de gravité des blessures, c'est la taille du véhicule, particulièrement la distance entre le point d'impact et les occupants. Plus il est éloigné, et moins les passagers subissent de décélération...»
Et l'IIHS de tirer des conclusions de ses crash tests : plutôt que de réduire la taille des véhicules, l'organisme préférerait baisser les limitations de vitesse, et la puissance des moteurs... On ne peut s'empêcher de noter que cette étude tombe au moment ou la Smart fait un tabac aux États-Unis, tandis que le président Barack Obama a exhorté récemment son peuple à « acheter amércain ».











































































































































































