La Sécurité routière a dévoilé son bilan définitif de l’année 2009. Si le nombre de tués stagne par rapport à 2008, le nombre de morts en deux-roues a bondi de près de 10%.
4273 personnes ont trouvé la mort sur les routes en 2009, soit seulement deux personnes de moins que l’année précédente. Un bilan décevant pour la Sécurité Routière qui pointe du doigt les usagers de deux-roues, dont la mortalité a augmenté de 9,3% par rapport à 2008, avec un total de 1187 victimes. En effet, le nombre de tués hors deux-roues a baissé de 3,2% par rapport à 2008, avec 3086 victimes.
Mais les deux-roues ne sont pas les seuls à ternir les résultats de la sécurité routière. Les cyclistes représentent 3,8% des personnes tués sur les routes en 2009 (162 victimes), contre 3,5% en 2008. Certes, les vélos sont de plus en plus nombreux à circuler mais la Sécurité Routière va devoir sérieusement se pencher sur le problème.
Autre phénomène inquiétant, l’alcool au volant dont les résultats ne font pas pencher la balance du bon côté. En effet, le facteur alcool est présent dans 30,1% des accidents mortels en 2009, soit une hausse de plus de 2% par rapport à 2008 (28%).
Mais il y a encore plus inquiétant. Pour la première fois, le taux de port de la ceinture de sécurité à l’avant est en recul en ville, passant de 96,3% en 2008 à 94,6% en 2009. Pour autant, la France demeure le pays d’Europe le plus discipliné en la matière. Enfin, la situation ne s’améliore pas pour les jeunes de 18-24 ans, qui représentent encore plus d’1/5 ème des victimes de la route en 2009.
Néanmoins, la Sécurité Routière a dressé un premier bilan provisoire du 1er semestre 2010. Tous les indicateurs sont au vert : -10,6% de tués dont -5% chez les deux-roues, -18,1% de blessés et -15,3% d’accidents corporels. Si la tendance se maintient après l’été, l’objectif de 3900 tués sur les routes en 2010, cher à Jean-Louis Borloo, pourrait être atteint.
Trois questions à Vincent Julé, vice-président de l’association « Victimes et citoyens »
L’argus : Comment expliquez-vous que le taux de mortalité des deux-roues ait autant augmenté en 2009 ?
Pendant trop longtemps, la sécurité routière s’est focalisée sur la répression automobile au point d’en oublier les usagers de deux-roues. Rappelez-vous des premières cabines radar automatiques qui flashaient par l’avant, alors que les motos ont leur plaque minéralogique à l’arrière. Après tant d’années de liberté, ils ont fini par oublier que le code de la route est aussi applicable pour eux. La sécurité routière a depuis réagi mais le retard accumulé sera très difficile à rattraper.
L’argus : On entend souvent dire que la baisse de la mortalité sur les routes a été rendue possible grâce à la mobilisation des pouvoirs publics. Les constructeurs automobiles n’auraient-ils pas leur part de mérite en travaillant sur la sécurité des voitures ?
Les constructeurs y sont certainement pour quelque chose mais ce n’est pas un facteur essentiel. Le taux de mortalité a sérieusement commencé à diminuer en 2002, l’année ou Jacques Chirac a lancé son plan de lutte contre la délinquance routière. Si, demain, la Sécurité Routière relâchait ses efforts, les chiffres repartiraient incontestablement à la hausse.
L’argus : Nicolas Sarkozy a fixé l’objectif de moins de 3000 morts sur les routes en 2012. Est-ce, selon vous, réaliste ?
Dans les faits, 3000 morts ce n’est pas inaccessible. Mais après ce mauvais bilan de l’année 2009, l’objectif sera difficilement réalisable. Il faut dire que Nicolas Sarkozy ne s’est pas beaucoup engagé dans la lutte contre l’insécurité routière. Si les résultats ne sont pas là, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même.
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La vitesse n'a pas à être réprimée, la vitesse c'est la vie, l'immobilité est la mort. Seule la vitesse excessive en fonction des circonstances est dangereuse, elle est souvent différente en moins ou en plus, des limitations écrites sur les panneaux.
Signaler un abusEn réponse à Vieux Motard, si les motards ne sont pas responsables de 70% des accidents, leur vitesse souvent excessives fait que les conséquences de ces accidents sont plus graves que prévues : la vitesse est toujours un facteur aggravant, elle doit être conbattue, car il y aura malheureusement toujours des accidents ( l'être humain, même le plus "fort", n'est pas infaillible ).
Signaler un abusMonsieur Julé Parade, vos propos ne sont pas digne de votre fonction, je vous rappel que rôle au conseil national de la securite routiere n'est pas d'approuver les dires de Chantal Perrichon (Présidente de la Ligue contre la violence routière) qui ne fait que stigmatiser le non respect des règles des motards, sans remettre en cause les infrastructures, les automobilistes, sans analyse des résultats des assurances, de la dde, des sociétés d'autoroutes. Le but du "jeu" n'est pas de donner de l'argent à l'état pour payer des avions mais de sauver des vies ! Il est urgent d'arrêter de mettre au pouvoir de cette sécurité routière des gens qui ont subis un chocs émotionnel et qui se venge sans réflexion sur le comment du pourquoi, il ne pense que la vengeance !
Signaler un abusLes motards ont des accidents, certes, mais en sont-ils responsables? Les chiffres des assurances sont clairs, dans 70% des cas: non. Mais comme d'habitude, il est beaucoup plus facile de stigmatiser une minorité en se basant sur des préjugés que sur des vérités. C'est à la mode en ce moment.
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