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Sept Ferrari originales vendues aux enchères de Monterey 2017

Ferrari 166 MM/212 Export Uovo Fontana 1950 arrière
Ferrari 166 MM/212 Export Uovo Fontana 1950 - arrière

Si les plus beaux et principaux modèles de Ferrari faisaient le spectacle lors du célèbre Concours d'Élégance de Pebble Beach, à l'occasion des 70 ans de la marque, d'autres - bien plus curieux voire uniques - sont passés aux enchères.

Les Ferrari ont su concentrer les attentions lors de la semaine automobile de Monterey (ou Monterey Car Week) édition 2017, incluant le célèbre Concours d’Élégance de Pebble Beach où la marque a célébré ses
70 ans en amenant… 70 modèles.

En parallèle, les traditionnelles ventes aux enchères ont aussi suivi la tendance, avec des véhicules phares ayant atteint des sommes folles comme la 275 GTB/C (12 millions d’euros), la 250 GT SWB Berlinetta
(7 millions d’euros) ou plusieurs LaFerrari tutoyant les 3 millions d’euros, plus de deux fois le montant d’origine. Mais d’autres plus originales ont attiré notre attention.
 

Un œuf et un break Ferrari

La doyenne de notre sélection est probablement la plus originale car la Ferrari 166 MM/212 Export "Uovo" a subi une transformation profonde, cette unique curiosité résulte de l’accident du modèle originel lors de la course des Mille Miglia en 1950, totalement revue par le carrossier Fontana et s’est vue surnommée « œuf » (en italien) pour sa forme éponyme. Une beauté atypique vendue 3,8 millions d’euros par la maison RM Sotheby’s ce 19 août 2017.

Ferrari 330 GT 2+2 Shooting Brake 1965 - arrière
Ferrari 166 MM/212 Export Uovo Fontana 1950 - avant
Ferrari 330 GT 2+2 Shooting Brake 1965 - arrière

Si la FF fut le premier break de chasse officiel Ferrari en 2011, d’autres ont tenté leur chance, comme Luigi Chinetti sur base de 330 GT 2+2 de 1965 chez le carrossier Vignale. Pas forcément esthétique et modifiant totalement le coupé d’origine, le « shooting brake » estimé à 510 000 euros en demandait peut-être trop, n’ayant pas trouvé preneur lors de la vente de Gooding Co de Pebble Beach.
 

Les seventies en hot rod et or, les eighties en bleu

Les lignes plus tranchantes fleurissent à la fin des années 60, Ferrari y exécutant la sublime 365 GTB/4 Daytona pour venir titiller la Lamborghini Miura. Ce modèle surnommé "Harrah Hot Rod" 1971 fut acheté par le gérant de casinos et fervent collectionneur Bill Harrah, puis modifié avec roues de compétition 9 pouces et extension d’ailes. Une spécificité qui a charmé nombre de repreneurs, dont le dernier ayant déboursé 585 000 euros pendant la vente organisée par RM Sotheby’s.

Ferrari 308 GTB or 1978 avant
Ferrari 365 GTB-4 Daytona "Harrah Hot Rod" (1971)
Ferrari 308 GTB Or (1978)

Remplaçante de la Dino, la 308 GTB fait parler grâce à son apparition dans la série Magnum. Un exemplaire cabriolet GTS utilisé dans la série avait par ailleurs été vendu en janvier dernier. Celui ci-dessus daté de 1978 n’a pas eu la chance d’effleurer la moustache de Tom Selleck, mais sa livrée « or clair » couplée à un intérieur marron très en vogue actuellement en font une rareté. Cependant peu récompensée, car le prix de vente de 108 000 euros est loin de l’estimation moyenne de 170 000 euros de la maison Gooding&Company.
 

Modestes mais rares Testarossa et F355

Comme toute Ferrari, le rouge prédomine, puis le jaune et noir suivent chez les couleurs les plus appréciées dans les premières décennies, puis accompagnées du blanc très en vogue dans les années 1980. Par contre, beaucoup moins ont osé le « bleu clair métallisé » officiel proposé sur la Testarossa, faisant de cet exemplaire une combinaison à part avec son intérieur crème/bleu foncé et faisant partie des premiers modèles avec rétroviseur unique « Monospecchio ». Un lot gagnant et vendu plus cher que ses homologues blanc ou noir, à 124 000 euros chez RM Sotheby’s à Monterey.

Ferrari F355 Spider Se?rie Fiorano 1999 arrière
Ferrari Testarossa "Monospecchio" bleue 1986 - avant
Ferrari F355 Spider Se?rie Fiorano 1999 - arrière

La F355 n’a qu’une cote très modeste pour le moment face aux millions, voire dizaines de millions d’euros demandés pour ses illustres ancêtres. Or ce Spider de la série limitée Fiorano de 100 exemplaires possède son charme des années 1990 (la double entrées d’air latérales nous fait encore loucher), ajoutant suspension de compétition et inserts fibre de carbone, entre autres. Malheureusement, ce cabriolet estimé à 160 000 euros n’a pas dépassé son prix de réserve lors de l’évènement de Mecum.
 

2003, année noire

Enfin, nous arrivons dans les années 2000 avec l’Enzo. Le supercar portant le nom du fondateur de la marque fut produit à 400 exemplaires, la très grande majorité en rouge, le reste allant aux deux autres teintes officielles jaune et noir.

Ferrari Enzo noire 2003 profil
Ferrari Enzo noire 2003 - profil

La peinture noire n’a en effet été utilisée que sur douze Enzo, et l’association à l’intérieur cuir brun n’est répertoriée que sur deux exemplaires, dont celui-ci vendu par Bonhams le 18 août dernier à The Quail, au prix de de 1,73 million d’euros.

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