Lancée en juin 2000 et flanquée d'un break depuis janvier 2001, la Skoda Fabia est en évolution constante. Pour renforcer son attrait en entrée de gamme, elle hérite du moteur 1.2 à trois cylindres et à six soupapes de 55 ch ou à double arbre à cames à douze soupapes de 65 ch, déjà vu sur la Volkswagen Polo. Ces petits propulseurs de bonne puissance permettent d'économiser en moyenne 1,2 l aux 100 km par rapport aux 1.4 de 60 ch et de 68 ch, désormais abandonnés, et d'afficher des taux d'émissions de CO2 en baisse de 17 %.
Sur route, les deux mécaniques se montrent vaillantes et d'une grande souplesse en dépit de la faible valeur du couple maximal. Plus vivant, le double arbre de 65 ch supportera mieux la charge. D'ailleurs, le break ne retient que cette version. Inaudibles et exempts de vibrations au ralenti, au point que l'on se demande toujours s'ils tournent, ces blocs deviennent bruyants à haut régime, avec une sonorité typique aux moteurs à trois cylindres : pas désagréable, mais trop forte à la longue !
Ces moteurs soulignent les qualités dynamiques de la Fabia, qui présente un comportement très équilibré sans prise de roulis ni sous-virage excessifs. Si la direction électrohydraulique se montre un peu floue, un freinage à la hauteur agrémente cette citadine spacieuse, suffisamment confortable et performante pour affronter route et autoroute sur de longs trajets. Des sièges avant aux assises plus longues seraient parfaits, d'autant que les dossiers assurent un bon maintien, sans comprimer. Autre point faible qui demeure : l'austérité de la présentation intérieure.
Limitée jusqu'à présent à 110 ch en Diesel, la familiale Octavia prend une autre dimension avec le moteur 1.9 TDI de 130 ch dont le couple maximal de 310 Nm, disponible à partir de 1 900 tr/min, garantit des accélérations vives et des reprises vigoureuses. Associée à une boîte à six rapports bien étagée, cette motorisation, qui a fait ses preuves au sein du groupe Volkswagen, conjugue agrément de conduite et performances avec sobriété. L'Octavia TDI 130 annonce en effet plus de 200 km/h en vitesse de pointe, passe de 0 à 100 km/h en moins de dix secondes et affiche une consommation moyenne de 5,5 l aux 100 km. Plutôt attrayant pour une voiture de cette catégorie, également appréciée pour son habitabilité et la capacité de son coffre. Sur route, les performances égalent celles de la version à essence de 150 ch, les dépassements deviennent une formalité et, même si quelques trépidations et un train avant paresseux trahissent l'âge de cette voiture née en 1996, l'agrément de conduite est réel.

















































































