- 1.9 TDI Ambiente
- Diesel
- 105 Ch
- Ni bonus ni malus
- Disponible
- 23 000 €
Une berline à 23 000 € avec un gabarit respectable (4,84 m de long), des places arrière dignes d'une limousine et un coffre taille XXL, est-ce possible ? Oui, selon Skoda, qui propose sa nouvelle Superb à ce prix avec le moteur diesel 1.9 TDI et la finition de base Ambiente. Dès lors, on cherche où est la faille.
La qualité de fabrication ? Rien à redire sur cette solide Skoda qui reprend nombre d'éléments de la Volkswagen Passat et qui n'a rien à envier à cette dernière en matière de présentation intérieure. L'équipement à bord ? Là encore, pas de reproche. Certes le niveau Ambiente ne fait pas dans le raffinement technique, mais les équipements indispensables sont là. D'ailleurs, rares sont les berlines à ce niveau de prix qui offrent une telle dotation en série.
Puisque la Superb fait preuve d'une réalisation irréprochable, reste alors à découvrir ses capacités volant en mains. Avec seulement 105 ch, le moteur TDI ne fait pas de miracles sur la route, surtout sur les parcours avec beaucoup de relief ou avec la voiture en charge.
Sobriété appréciable
Mais force est de constater que la Superb tient une bonne cadence dans la circulation quotidienne ou
pour se fondre dans le rythme endormant de l'autoroute. Et puisqu'aujourd'hui, on a autant l'oeil rivé sur la jauge à carburant que sur le compteur de vitesse, on est satisfait de constater que la sobriété est au rendez-vous. La Superb s'est contentée de 7,2 l aux 100 km lors de notre essai, ce qui est très correct vu le gabarit. Enfin, aucune surprise côté comportement routier. La direction douce et précise (typique des Volkswagen) officie avec bonheur pour emmener un châssis prévenant. Seul bémol, l'agilité n'est pas au niveau d'une Ford Mondeo, quand il s'agit de forcer le rythme sur une route sinueuse.
D'un strict point de vue rationnel, la Superb effectue un beau parcours : grande, accueillante, sobre et bien réalisée, voilà une familiale accomplie. Hélas, il lui manque une touche de personnalité et de fantaisie pour déclencher l'envie de possession. C'est là son plus gros défaut. La future déclinaison break (2009) sera peut-être plus réussie.












































































