- Disponible le 24 avril
- Deux versions : 1.3 pulse de 95 ch (5/6 CV, 13 900 ) et 1.5 pulse de 109 ch (5/6 CV, 14 750 )
- Finition passion : ajouter 2 000 €
- En juin : 1.1 pulse de 75 ch (5 CV, 12 950 ) et série limitée Blackbasic 1.1 a 11 900 €
Avec son style inimitable qui conserve un air de famille évident avec sa petite soeur, la Fortwo, la Smart Forfour sera commercialisée à la fin d'avril. D'emblée, se pose la question de savoir si ce modèle est une vraie Smart et une voiture familiale à part entière. A ces deux questions, la réponse est oui.
En effet, les valeurs d'innovation, de fonctionnalité et de joie de vivre qui caractérisent la marque Smart sont ici respectées. Mais, au-delà de ses aspects « smartiens », la Forfour se conforme aux critères de la catégorie des petites voitures polyvalentes, type Renault Clio, où son air décalé la place d'ailleurs plus en concurrence avec des modèles de catégorie supérieure, comme la Mini ou la Volkswagen Beetle. Avec ses 3,75 m de long sur un empattement de 2,5 m, la Forfour est un peu plus courte que les dernières voitures apparues dans cette catégorie. En revanche, largeur et hauteur (1,68 m et 1,45 m) se situent dans la moyenne. Il en résulte un poids réduit et, grâce à une définition deux volumes avec hayon droit et aux roues repoussées aux quatre coins, une habitabilité très convenable. Si on oublie la capacité initiale du coffre un peu juste, la Forfour se montre spacieuse pour quatre. A ce titre, la banquette arrière à trois places livrée en série peut être remplacée par une configuration à deux places sans supplément de prix.
Point fort de la grande Smart, sa modularité : la banquette arrière coulisse longitudinalement, une manoeuvre que l'on peut effectuer depuis les places arrière ou par le coffre grâce à une double commande, les dossiers s'inclinent, puis se rabattent en formule 2/3 1/3. Ensuite, on peut basculer l'ensemble au dos des sièges avant. Toutefois, l'assise monobloc fait perdre le bénéfice du dossier fractionné. D'autre part, les glissières apparentes risquent de marquer les bagages, tandis que la commande de dossier se révèle malcommode à manipuler. Même constat pour la commande de réglage en hauteur du volant. Par ailleurs, la qualité d'assemblage de ces premières voitures laisse un peu à désirer : le pommeau du levier de vitesse nous est resté dans la main, et les embouts des manettes situées de chaque côté du volant se sont satellisés dans l'habitacle suite à des manoeuvres un peu précipitées !
Si on est bien installé pour conduire, on se rend vite compte que la visibilité est médiocre sous tous les angles, surtout vers l'avant : on ne voit pas le nez de la voiture, et les montants de pare-brise, très épais, donnent l'impression d'être au volant d'un monospace.
En quelques kilomètres, on a fait le tour des qualités, nombreuses, et du défaut majeur de la Forfour : son niveau sonore. Bruits d'air autour des rétroviseurs, bruits de roulement avec percussions sur les obstacles, et moteurs hurleurs à haut régime, surtout avec la boîte automatique, pénalisent un confort par ailleurs satisfaisant. La légèreté et la compacité de la Forfour se traduisent par une maniabilité appréciable et des performances convaincantes, même avec le petit moteur 1,1 l de 75 ch. On peut aussi compter sur un comportement très neutre, sur l'agrément d'une voiture qui vire à plat, et sur un freinage exemplaire par son mordant à basse vitesse et sa puissance aux allures plus soutenues. La Forfour tient son cap avec le minimum de corrections et se faufile avec aisance en ville.
Les moteurs se distinguent par leur souplesse et leur sobriété, avec une mention particulière pour la sonorité « motocycliste » du 1,1 l. La Forfour hérite aussi d'une boîte de vitesses mécanique bien conçue, qu'il s'agisse de l'étagement des rapports ou de l'agrément de la commande. Plus rapide que sur la Smart Fortwo, la transmission automatique demande un peu d'habitude pour limiter les à-coups encore trop sensibles.
A part quelques maladresses que les constructeurs expérimentés ne commettent plus - commandes de sièges évoquées plus haut, pare-soleil trop petits, commandes de vitres électriques entre les sièges, pas de régulateur de vitesse, « clipsage » des accessoires manquant de tenue... -, la Forfour récolte de très bonnes notes au niveau des fondamentaux. Il reste à faire admettre au plus grand nombre son style hors normes qui, soit dit en passant, permet à la jeune marque de « s'offrir » à bon compte des assemblages de panneaux de carrosserie plus qu'approximatifs, une démarche qui serait fustigée chez un autre constructeur, surtout d'origine orientale. Le monde est injuste !
























