- Lancement le 31 mars
- Nouvelle génération
- Moteur à essence de 71 ch
- A partir de 9 950 euros (coupé) et 12 750 euros (cabriolet)
Après huit ans de carrière, la Smart Fortwo a trouvé sa place en créant son créneau sur le marché . Même si cette micro-citadine reste sans concurrence, elle devait changer, sans en avoir l'air, de manière à ne pas amoindrir la séduction du modèle initial. Le style décalé, le gabarit passe-partout et l'économie d'usage doivent désormais se conjuguer avec une habitabilité et un coffre un peu plus généreux, des aptitudes routières plus convaincantes, le confort d'une vraie voiture et une boîte de vitesses aux passages de rapports plus fluides.
Dimensions en hausse. D'emblée, on peut dire que cette seconde génération tient ses promesses avec un allongement de 19,5 cm qui ne pénalise ni l'aspect ni la maniabilité. Cette extension est bien répartie avec 7,2 cm à l'avant pour satisfaire les normes de choc piéton, 5,5 cm sur l'empattement au bénéfice de l'habitabilité mais surtout de la stabilité en ligne droite, et 6,8 cm à l'arrière au profit de la capacité du coffre, qui passe de 150 à 220 l. C'est tout de même 50 l de plus qu'une Renault Twingo et 20 l de plus qu'une Modus, sachant qu'en chargeant jusqu'au toit, on dispose de 340 l. Curieusement, les centimètres ajoutés en largeur et en hauteur ne changent pas radicalement l'impression d'étroitesse à bord lorsque deux personnes occupent la voiture.
Equipements décevants. Ce qui ne change pas non plus, c'est la médiocre visibilité vers l'arrière et de trois-quarts. Il faudra une période d'adaptation avant de changer de file sans prendre de risque. Dans ce domaine, le cabriolet est plus facile à vivre même si l'épais montant de la cellule de sécurité subsiste. S'il y a suffisamment de place pour ouvrir la grande porte de la Fortwo, on s'installe aisément à bord. On découvre alors une planche de bord remodelée dans l'esprit automobile qui fera oublier le style auto-tamponneuse de la première génération. Mais le constructeur se moque de nous au niveau de l'équipement de série : le couvercle de boîte à gants, les « oreilles de Mickey » (horloge et compte-tours), la radio, le système de navigation, la climatisation mais aussi l'indispensable cache-bagages sont en option. Ce dernier se trouve tout de même en série en finition Passion.
Déficit de stabilité. Au volant, la Smart s'ouvre de nouveaux horizons routiers et autoroutiers grâce à une vitesse de pointe de 145 km/h, des suspensions plus confortables et une boîte de vitesses dont les rapports passent plus rapidement, diminuant nettement « l'effet de salut » reproché aux modèles actuels. Notons à ce propos qu'il s'agit d'une inédite boîte à cinq rapports - cinq vrais rapports - en remplacement de la boîte précédente à six rapports qui n'était en fait qu'une deux fois trois vitesses. Si elle montre effectivement plus d'aptitudes aux longs trajets, la Smart affiche toujours un déficit de stabilité en ligne droite et une sensibilité au vent au-dessus de la moyenne. Dans ce cas, l'allongement de l'empattement ne suffit pas pour conduire négligemment, le coude à la portière et, même en tenant fermement le volant, les situations d'urgence impliquant freinage et braquage simultanés ou dépassement de poids lourd sont vécues parfois avec appréhension.
Bonne motorisation. Les nouveaux blocs trois-cylindres à essence de 999 cm3 remplacent avantageusement les groupes 0,7 l en apportant plus de tonus dans les accélérations et les reprises grâce à 20 % de puissance et 30 % de couple supplémentaires. Livrable à partir de mai, la version diesel est capable de descendre sous la barre des 3 l aux 100 km sur route et n'émet dans ce cas que 90 g de CO2. Bien dans l'air du temps, donc...
Le modèle à essence de 71 ch, que nous avions en main, constitue la bonne pointure pour un usage occasionnel en dehors des villes. La puissance est suffisante pour s'insérer avec aisance dans le flot de la circulation. Avec son braquage ultracourt (moins de 9 m), la Smart reste la reine des villes et vous dégottera des places de stationnement qu'un scootériste rechignerait à occuper. Optez tout de même pour la direction assistée, disponible en option à 460 € !









































