- SMART : disponible
- Version roadster coupé avec bulle en verre ouvrante
- FIAT : disponible
- Hard- top en option
Avant de s'attaquer au créneau des berlines à quatre places avec la Fourfour, Smart poursuit son exploration de la voiture pour deux en s'attachant cette fois au segment des roadsters. Le Roadster Coupé, c'est son nom, ne renie en rien son appartenance à Smart avec sa carrosserie tout en plastique et son style peu conventionnel. La ligne fluide de l'engin, ses panneaux de carrosserie multicolores et son gabarit en font un véritable petit jouet. Un aspect ludique qui vient s'opposer à la classe de la Barchetta. Ce roadster subsiste au catalogue de Fiat, pour notre plus grand plaisir et celui de l'oeil. Sa ligne reste élégante, racée, et son dynamisme s'avère toujours aussi convaincant. 
La Barchetta a été créée pour procurer du plaisir, et elle en donne. Grâce notamment à sa généreuse mécanique de 130 ch. La vitesse de pointe est honorable, les accélérations sont linéaires mais franches et le châssis est à la mesure de cette vivacité. La rigidité de la caisse est, elle, satisfaisante et, malgré une suspension assez souple donnant satisfaction en matière de confort, la trajectoire se montre précise.
Poids plume, le Roadster Smart n'arrive pas, avec ses 82 ch, à rééquilibrer la balance. Il est donc, sans surprise, moins alerte que le cabriolet Fiat. Plus gênant, la boîte de vitesses à commande séquentielle s'avère lente et génère de nombreux à-coups. Il faut du temps pour s'habituer, et surtout savoir faire preuve d'anticipation. Dans ce cas, conduire la Smart devient assez plaisant car le tout petit moteur fait preuve de tempérament. Si les montées en régime sont un peu trop linéaires pour un turbo, l'agrément y trouve son compte. En revanche, pour l'esprit course, la sonorité du turbo se montre très présente dans l'habitacle. Les spécialistes apprécieront d'autant plus le bruit très perceptible de la soupape de décharge. Finalement, on regrette de ne pas avoir davantage de puissance. Néanmoins, l'agilité exemplaire du roadster Smart laisse sur sa faim. Certes, la suspension est plus rigide que sur la Fiat - le confort y est donc moindre -, mais la précision de conduite est au rendez-vous. La Smart pourrait se piloter si l'électronique ne mettait pas continuellement son grain de sel.
Le Roadster Smart est avant tout un objet ludique. Pour le prouver, rien de tel qu'une petite séance de gym afin de se glisser à bord. L'utilisation au quotidien demande en effet souplesse et articulations en bon état, surtout toit en place. A ce titre, la version Roadster Coupé possède un système astucieux et pratique... mais optionnel (1 000 € tout de même). Il se compose d'une capote électrique en toile montée sur deux arches escamotables, en lieu et place des deux demi-coques rigides. Une mécanique de précision qui permet de profiter du moindre rayon de soleil en une pression : le décapotage électrique fonctionnant en roulant.
La capote de la Barchetta n'a pas droit à l'automatisation, même en option. Mais son système est d'une telle simplicité qu'elle ne s'avère pas nécessaire. Certes, l'opération ne peut s'effectuer qu'une fois arrêté et en dehors de la voiture, mais elle ne demande que quelques secondes. Dès lors, le roadster Fiat, en échange d'une impression de liberté plus grande due à l'absence de montant arrière, n'arrive pas procurer une protection au vent optimale.
Bien calés dans le fond de la Smart, les occupants sont mieux protégés. L'univers multicolore génère de l'enthousiasme, même si l'aménagement laisse parfois à désirer. Le volant, par exemple, n'est pas réglable en hauteur et est placé bien trop près des cuisses. L'implantation de la clé de contact la rend également vulnérable aux faux mouvements et l'ordinateur de bord est situé si bas qu'il est peu lisible.
L'univers de la Fiat Barchetta est autrement plus conventionnel. La sobriété y est de mise. Une simplicité qui passe également par un niveau d'équipement minimaliste. A ce niveau de tarif, ni climatisation, ni jantes en aluminium de série. Quant à d'éventuels éléments modernes...
La Smart Roadster est, elle, jeune et bien dans son temps. Régulateur de vitesse, allumage automatique des phares et essuie-glaces, sièges chauffants, ordinateur de bord très complet... les options sont variées. Un peu trop d'ailleurs. Même le porte-gobelet en fait partie : un roadster à la carte... bleue.






























