Préparées par AMG, les Mercedes C 32, berline ou break, et SLK C32 héritent d'un V6 de 3,2 l poussé à 354 ch avec un couple maximal de 450 Nm par la magie d'un compresseur à vis, de l'adoption de trois soupapes par cylindre et d'un double allumage à décalage de phases.
Echappement accordé, suspensions « sport », freins renforcés ou sièges plus enveloppants sont naturellement au programme, mais l'originalité de ces modèles concerne leur transmission Speedshift exclusive. Il s'agit, en fait, d'une transmission automatique à cinq rapports « intelligente » avec commande par impulsion. Le pontage mécanique du convertisseur est immédiat, de manière à obéir sans glissement à la moindre pression sur l'accélérateur, tandis que l'électronique gère les passages en fonction du type de route rencontrée et du style de conduite. Rétrogradation active au freinage, maintien du rapport engagé en virage ou en cas de lever de pied rapide, frein moteur en descente, sont ainsi des fonctions « naturelles » qui interviennent ou non tout au long de la conduite. Le levier maintenu en pression vers la gauche met la boîte en condition pour procurer le maximum d'accélération en vue d'un dépassement.
A part un niveau sonore un peu élevé, surtout en carrosserie break qui fait caisse de résonance, il n'y a rien à reprocher à ces versions qui offrent des performances exceptionnelles, un freinage remarquable et une finition parfaite. Le prix des voitures est en rapport avec les prestations et, finalement, assez raisonnable. Cependant, avec un compresseur qui mobilise plus de 50 ch rien que pour son fonctionnement et des voitures dont les poids s'échelonnent entre 1 500 kg et 1 700 kg, on flirte avec l'incohérence. Heureusement pour la consommation, le compresseur ne fonctionne que lorsqu'on demande le maximum au moteur, ce qui, dans la circulation actuelle, sera rarement le cas.























































































