- Disponible en décembre
- Moteur : 3 l de 245 ch (2 l et 2,5 l en octobre)
- Puissance fiscale : 16 CV
- Prix : 38 700 ¤
Née en 1989, la Legacy vient de subir une refonte plus profonde qu'il n'y
paraît. Comme pour le Forester l'an dernier, la carrosserie, seulement restylée en apparence, habille en fait une coque inédite. Plus large de 2,5 cm et plus long de 3,5 cm (sur un empattement en hausse de 2 cm), le modèle 2004 s'est paradoxalement allégé. Une performance pour une automobile figurant déjà parmi les plus légères de sa catégorie. Comme elle est, en plus, très aérodynamique, la réduction de la consommation et des émissions polluantes est encore plus nette. Ce qui tombe bien puisque la berline et le break montent en gamme, en recevant à leur tour un six-cylindres. Un privilège jusqu'ici réservé au tout-chemin Outback.
Il s'agit d'un trois-litres, rappelant que Subaru avait déjà su faire un flat-six, hélas disparu avec le coupé SVX. Comme Porsche avant l'arrivée du Cayenne, le « petit » constructeur japonais - qui produit dix fois plus d'automobiles que « l'artisan » allemand - ne conçoit que des moteurs à plat. Sauf que ses boxers, il les monte à l'avant. Mais en porte-à-faux aussi. Une disposition de traction à moteur longitudinal et boîte-pont, avec un arbre de transmission partant vers l'arrière. Subaru est bien synonyme de quatre roues motrices, en ville comme à la campagne, quand il s'agit de courir, et de gagner, en Championnat du monde des rallyes.
Le six-cylindres équipe donc à présent toute la gamme Legacy. Sa puissance passe de 210 ch à 245 ch, ce qui, en même temps qu'une puissance spécifique de Porsche Boxster S, lui confère l'honorabilité. On en conviendra. Hélas, mais c'est bien connu, la perfection n'étant pas de ce monde, il ne dispense son couple, tout aussi généreux, qu'à travers une boîte automatique. Cette absence de choix peut encore se concevoir sur ce créneau, mais à condition que ladite boîte soit au niveau. Or, elle « tire long » et sa gestion est peu inspirée, voire pas du tout. C'est d'autant plus dommage qu'elle est dotée d'un cinquième rapport - pour devenir, en fait, une « quatre plus une ». Elle reçoit aussi une commande +/- à impulsion. Heureusement d'ailleurs, car elle permet de compenser manuellement et de profiter, en toute sécurité et par tous les temps, des prestations de ce beau moteur, qui libère sa puissance sur quatre roues motrices et largement chaussées.
Comme à l'accoutumée, la grande Subaru reste silencieuse, sauf lorsque l'on décide de se jouer un air de flat-six et d'en apprécier la noble sonorité. La Legacy soigne aussi ses occupants, grâce à sa suspension aussi souple que bien amortie. Elle les bichonne encore avec son vaste habitacle. Confortable et luxueux, il croule sous les équipements. La liste en est exhaustive (voir l'encadré) et, ajoutée à la boîte automatique imposée, elle relativise le tarif d'autant. Difficile en effet de trouver moins cher.
























































































