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Diesel
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150 ch
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Ni bonus ni malus
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Lancement le 15 mars
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de 29 800 à 34 300 euros
C'est nouveau
Subaru lance un diesel avec les cylindres à plat. Une première mondiale !
Le moteur Boxer (c'est-à-dire avec les cylindres à plat opposés) et la transmission intégrale sont les fondamentaux d'une Subaru essence. Pour son passage au diesel, le constructeur japonais n'a pas voulu tomber dans la facilité en faisant de la Legacy une traction avec un moteur « classique » fourni par PSA ou Toyota (l'un de ses actionnaires). Il s'est donc lancé dans la conception de son propre moteur pour équiper sa familiale Legacy d'un diesel avec les cylindres à plat. Une première mondiale pour ce carburant. Sur la base d'un quatre-cylindres de 1 998 cm3, ce Boxer diesel développe 150 ch et arrive à point nommé pour la marque en France : en dehors de la citadine Justy, tous les modèles sont pénalisés par le récent malus ! Avec 153 g de CO2 par kilomètre, la Legacy diesel, elle, en est exempte .
Pas de vibrations
Un diesel de 150 ch coupleux sur une familiale de moins de 1 500 kg, c'est l'assurance de performances d'un certain niveau. Celles de la Legacy sont éloquentes : plus de 200 km/h en vitesse de pointe et moins de 9 secondes de 0 à 100 km/h. Au volant, c'est d'abord l'absence de vibrations qu'on apprécie, l'architecture du moteur permettant une très bonne filtration. Il en est de même pour le niveau sonore, dans la bonne moyenne de la catégorie, même si, à basse vitesse, les claquements du diesel sont perceptibles malgré les renforts d'isolation.
Silencieux en vitesse de croisière et volontaire à mi-régime pour assurer de bonnes relances, le Boxer diesel ne déçoit qu'à bas régimes où sa mollesse est parfois handicapante. Ainsi, sortir d'une épingle en montagne sur le deuxième rapport est loin d'être une manoeuvre agréable. Quant aux démarrages en côte, ils nécessitent d'emballer un peu la mécanique pour éviter de caler. C'est en partie les premiers rapports trop longs de la boîte de vitesses qui sont responsables de cette situation. Subaru cherche déjà la solution et annonce qu'une boîte de vitesses à six rapports (contre cinq au lancement) pourrait être disponible à la fin de l'année.
Plaisir au volant
Pour le reste, cette longue et élégante berline trop méconnue en France malgré ses quatre ans d'existence, procure un très bon agrément de conduite. L'équilibre du châssis, l'efficacité de la transmission intégrale et la qualité de la suspension - spécialement calibrée pour cette version - participent au réel plaisir que l'on prend à son volant. Même la direction à assistance électrique, qui a accompagné l'implantation du diesel en vue de diminuer les consommations, contribue au dynamisme de la japonaise. Alors, avec un prix bien placé compte tenu de la transmission intégrale, une sobriété enfin au rendez-vous (5,6 l aux 100 km en consommation mixte) et un entretien réduit du moteur diesel (la distribution est par chaîne), la Legacy doit séduire ceux qui veulent sortir du lot au volant de leur berline.
Ils pourront toutefois lui reprocher une finition sans grand raffinement et un équipement insuffisant : il n'y a pas de radar de recul, d'allumage automatique des phares ou encore de capteur de pluie.
Bilan
Subaru fait une entrée réussie dans la catégorie des familiales diesels avec son moteur original. Le regain d'intérêt pour la berline Legacy (ou le break, disponible pour 1 500 € de plus) est réel. Pour ceux qui veulent autre chose que les classiques françaises ou les onéreuses allemandes, la Legacy Boxer arrive à point nommé. Et en plus, quel brio sur la route !





















































