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Suis-je assuré contre le vol ?

Suis-je assuré contre le vol ?

Les disparitions de voitures ainsi que les larcins annexes sont indemnisés par la garantie « Vol ». En théorie seulement, car la méconnaissance du contrat peut parfois réserver de mauvaises surprises aux victimes.

Quel contrat couvre le vol


Dans un contrat d’assurance automobile, la garantie vol est seulement accessible de la couverture «tiers étendue » à la « tous-risques ». Même si le contenu de cette garantie est alors identique pour un même assureur, il reste important de lire les conditions générales de l’offre, même si les petits caractères et le jargon n’ont presque plus cours, pour des raisons d’éthique*.

Ce qui est couvert


  • La disparition ou la détérioration du véhicule, suite à un vol ou une tentative de vol (serrure fracturée, vitre brisée…).
  • Le détournement du véhicule à la suite d’un abus de confiance ou d’une escroquerie.
  • Certains frais consécutifs au sinistre comme les frais de fourrière, de récupération du véhicule…; à défaut ils relèvent d’une assistance annexe.

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Ce qui n’est pas couvert systématiquement


  • Le vol d’éléments du véhicule (roues, moteur, carrosserie, sièges…).
  • Le vol des objets contenus (bagages, GPS…).
  • Le vandalisme suite au vol.
  • Le vol à la roulotte.

  • Attention, le vol du véhicule par un membre de la famille n’est généralement pas couvert.

Bon à savoir : l’assuré peut souscrire aux options correspondantes si l’assureur les propose. Les indemnisations sont souvent plafonnées ou impactées de fortes franchises.

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L’indemnisation et la réparation


  • En règle générale, l’indemnisation du véhicule est indexée sur sa valeur le jour du vol ou une valeur précisée dans le contrat d’assurance, retenant dans ce cas certains indices (âge, Cote Argus…).

  • Pour les voitures neuves ou de moins de six mois, ce calcul se fait sur la base du prix d’achat.
  • Si le véhicule n’est pas retrouvé durant les 30 jours suivant le vol, l’assuré perçoit son indemnité contractuelle.
  • S’il est récupéré avant cette échéance, il est restitué à son propriétaire, les éventuels frais de remise en état sont alors pris en charge. S’il est économiquement irréparable, la plupart des assureurs  proposent alors l’indemnisation.
  • Le remboursement d’accessoires et d’équipements de série, consécutif à une tentative de vol ou d’effraction du garage, est souvent prévu.

Bon à savoir : les véhicules assurés « Vol » affichant une valeur de marché plancher, ou qui ne sont plus cotés, sont souvent indemnisés symboliquement !

Attention aux négligences


Elles génèrent au mieux la réduction de l’indemnisation, cumulée aux franchises, et au pire son refus dans certains cas :

  • Une porte ou le coffre ouvert.
  • La clé oubliée sur le contact.
  • Le stationnement de nuit sur la voie publique, alors qu’un parking clos ou un box a été déclaré.

L’assureur peut aussi exiger la mise en place de mesures de prévention (alarme, géolocalisation, garage fermé…). En cas  de sinistre, la preuve de leur mise en oeuvre sera demandée (facture…).

Bon à savoir : les options disponibles, notamment le rachat de franchises, sont parfois incluses dans les contrats de type « tous risques ».

(* ) Un glossaire des termes d’assurance est disponible sur le site de la fédération française des sociétés d’assurance.

Home-jacking... couvert sous conditions


  • Vol de véhicule avec violences physiques, le car-jacking est presque toujours indemnisé. Quelques assureurs le garantissent même si l’agression n’a été que verbale, mais ne laissait pas de choix à la victime (menace avec une arme…).

  • Le home-jacking nécessite qu’il y ait eu effraction du garage, voire le cambriolage du domicile avec ou sans menaces et violences. Le hic : cette pratique est plutôt nocturne et discrète. Le cambrioleur récupère les clés du garage et du véhicule chez sa victime, en sa présence ou non, et s’empare du véhicule sans effraction. Sauf à prouver cela, l’assuré ne sera alors pas, ou peu, indemnisé.

Réagir rapidement


  • Déposer plainte dès la découverte du vol dégage la responsabilité de la victime et permet la prise en charge du vol par l’assureur, ainsi qu’en cas d’accident postérieur à ce vol.

  • Déclarer le vol sous 48 heures à l’assureur (en agence, par téléphone, Internet, courrier AR). Ce délai passé, l’indemnisation peut être refusée.

  • Fournir à l’assureur la preuve du dépôt de plainte, les clés, la carte grise et si besoin, la facture  d’achat et d’entretien de la voiture, ainsi que, éventuellement celles des accessoires.

A lire : Démarches à effectuer en cas de vol de véhicule

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