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Supercars de l'été : la Nissan GT-R 2017 à l'essai

Nissan GT-R saga supercar
Le sixième épisode de notre saga des supercars de l'été à l'essai concerne la Nissan GT-R.

Huit ans de commercialisation, et toujours un immense capital sympathie chez les fans de supercars. Tentons de cerner une dernière fois l'inénarrable Nissan GT-R, dont les multiples évolutions n'ont jamais écorné son argument fondateur : performances hors-normes, prix d'ami.

Voiture à l'essai : Nissan GT-R 3.8 V6 biturbo 570ch

À partir de
99 911 €
10 000 € de malus

Après avoir culminé à 338 000 € avec l’intimidante Lamborghini Aventador S, nos supercars de l’été présentent aujourd’hui leur recrue la moins chère : 99 911 € (notez les trois derniers chiffres provocateurs…), quand le second modèle le plus abordable de notre saga, la Mercedes-AMG GT R, pointait à 174 800 €. Avec 570 ch, la Nissan GT-R 2017 n’est pourtant pas la moins puissante…

Nissan GT-R 2017 orange pleine face
Nissan GT-R 2017 orange logo

 

Pourquoi elle ?

Côté pile car la GT-R est devenue une icône, en bousculant en 2009 la hiérarchie des supercars d’alors. Imaginez : des performances supérieures à Porsche 911 Turbo d’époque, pour un prix deux fois inférieur... Une vraie sportive de « crise » !

Nissan GT-R 2017 orange avant gauche

Côté face, précisément car la GT-R n’a toujours pas été remplacée : en dépit d’évolutions permanentes (dont quatre restylages en huit ans de commercialisation…), la Nissan devrait aujourd’hui montrer quelques complexes face aux supercars contemporaines. Partons donc le vérifier.

 

Bien pour les vacances ?

C’était un autre argument de la Nissan GT-R à son lancement : disposer de quatre vraies places et d’un coffre de 315 l, équivalent à celui d’une petite compacte. Du jamais vu, même chez l’archi-polyvalente 911 !

Dans les faits, mieux vaut mesurer moins d’1m40 pour se glisser à l’arrière et ne pas multiplier les valises, mais reconnaissons que cet espace intérieur n’existe chez aucune autre supercar.

Nissan GT-R 2017 orange sièges arrière
Nissan GT-R 2017 orange coffre
Nissan GT-R 2017 orange planche de bord
Nissan GT-R 2017 orange GPS

Sur longs trajets, la Nissan reste toutefois loin de la confortable GT : sièges fermes, suspension sautillante (même en mode confort), insonorisation moyenne mêlant bruits de roulement et mécaniques. Quant au système multimédia-GPS, il ferait aujourd’hui tâche dans un Nissan Qashqai. Mais le talent de la GT-R est ailleurs…

 

Pour la route ou le circuit ?

Les deux mon général ! Malgré le poids respectable de l’engin (1 829 kg à vide), la GT-R est loin du coupé pataud sur circuit, et n’enflamme pas son système de freinage au bout du premier tour malgré l’absence d’option carbone-céramique.

Nissan GT-R 2017 orange avant droit en virage

Reste à prévoir un beau budget « consommables » dans le cas d’une utilisation piste, où la GT-R sirote près de 50 l aux 100 km et dégage le témoin d’usure de ses pneus en une poignée de sessions musclées. Le poids finit par se payer…

Un peu revêche à doux rythme, la GT-R dévoile son caractère à mesure que le rythme augmente... puis devient jouissive, une fois brusquée !

Si la GT-R s’accroche encore à certaines rivales sur circuit, elle manque simplement de feeling sportif (direction assez peu directe, pédale de frein spongieuse), et demande un certain engagement de la part de son pilote : en épingles, il faut la faire pivoter sur les freins puis à l’accélération (où la GT-R montre alors un tempérament propulsion), sous peine de se contenter de gérer un ennuyeux sous-virage…

Nissan GT-R 2017 orange arrière droit en virage

Ce côté rustique se prolonge en matière de moteur, avec un tempérament « on/off » alliant creux sous 3 000 tr/min puis explosion jusqu’à 6 500 tr/min dans un râle plus intimidant que mélodieux.

La boîte à double embrayage, à six rapports seulement, reste assez rapide à défaut de disposer d’un vrai mode sport en position automatique. Une supercar « vintage » mais diablement attachante !

 

On la garde après l’été ?

Oui… si elle accepte de rester avec nous un moment, en dépit de ses à-coups et claquements divers, inquiétants à faible ou à fort rythme. Une fois la séance de « torture » achevée, la GT-R se conduit du bout des doigts au quotidien et profite paradoxalement de ses défauts : assis haut, le conducteur cerne bien le gabarit de l’engin en ville, alors que la garde au sol respectable évite la hantise d’arracher le bouclier avant au premier dos d’âne.

Toutes proportions gardées, le prix d’ami achève de convaincre (99 911 € malgré la dotation très correcte), mais il faut garder à l’esprit le coût d’utilisation très élevé de ce genre de baril de poudre : consommation, entretien et assurance restent identiques -voire supérieurs- aux rivales vendues trois fois plus cher à l'achat…

 

Bilan : pourquoi j’ai frissonné en GT-R...

Loin de la précision d’une McLaren, de la musicalité d’une Audi R8 ou de l’agilité d’une AMG GT R à roues arrière directrices, la GT-R n’arrive pourtant pas à nous lasser. En 2017, son côté « rustique » devient précisément ce qui la rend attachante, et reste pardonné par un prix défiant toute concurrence : à ce tarif, les amateurs de voitures neuves accèdent à peine à une Porsche 911 de 370 ch. Toujours imbattable !

Nissan GT-R 2017 orange arrière gros plan


Envie d'en savoir plus ? Retrouvez l'essai complet, le tarif et la fiche technique de la Nissan GT-R 2017 et les plus belles photos de notre match avec la Honda NSX.

 

 

Saga des supercars de l'été

=> épisode 1 : la Mercedes-AMG GT R
=> épisode 2 : l'Aston Martin DB11
=> épisode 3 : l'Audi R8 V10 Spyder
=> épisode 4 : la McLaren 720S
=> épisode 5 : la Lamborghini Aventador S


 

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