Le lancement de la Liana en 2001 n'a pas déplacé les foules. A peine plus d'un millier d'exemplaires de ce véhicule mi-break, mi-monospace ont trouvé preneur en France. Style sans saveur, intérieur sans chaleur et absence de moteur Diesel ont pesé sur les ventes. Pour inverser la vapeur, Suzuki lui offre aujourd'hui un restylage - calandre, boucliers, bas de caisse et hayon -, une planche de bord plus attrayante - nouveau dessin et plastique moussé - et surtout un moteur Diesel. Les vendeurs de Suzuki vont d'ailleurs doublement argumenter sur ce Diesel puisque ce n'est autre que le bloc 1.4 HDi à seize soupapes d'origine PSA. Un gage de crédit pour une marque comme Suzuki.
Baptisé DDiS sur la Liana, ce moteur à injection directe par rampe commune développe 90 ch, de quoi fournir des performances suffisamment alertes en conduite normale (170 km/h en vitesse maximale). Il faut dire que le moteur n'a pas à emmener une masse insurmontable (1 205 kg à vide) et que la consommation en profite aussi : 5,3 l aux 100 km).
A 14 800 Û dans cette unique finition GLX, la Liana DDiS se pose en familliale économique, sans être un sous-produit. Certes, un freinage plus mordant, une suspension plus rigoureuse et une insonorisation plus poussée ne seraient pas de trop. Mais il n'y a aucun de défaut rédhibitoire et la Liana avance même des arguments. Outre son prix attrayant, elle profite d'une habitabilité agréable et d'un équipement qui tient compte de l'essentiel (lire encadré). Cette Liana DDiS devrait absorber 70 % des ventes du modèle (1 000 cette année et 1 500 en 2005), aux côtés des moteurs essence 1.3 de 90 ch et 1.6 de 106 ch (quatre roues motrices).













