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Date de sortie : mai 2003
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Pas de restylage
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Parc en circulation : 25 172
Avec cette nouvelle mouture de l'Avensis, Toyota s'est donné les moyens de séduire le marché européen. Plus cossue, plus grande, plus haut de gamme que la précédente, elle vise un standing élevé. Sa ligne y concourt : sans grande originalité mais très aérodynamique (Cx : 0,28). L'Avensis 2 dégage, par son aspect massif, une réelle impression de robustesse. Ce n'est d'ailleurs pas qu'une impression. Dotée en série de neuf airbags (et première à offrir l'airbag de genoux), la japonaise est créditée de cinq étoiles aux crash-tests Euro NCAP.
La qualité de fabrication a fait l'objet d'un même soin : sobriété de l'habitacle et rigueur de la présentation ne sont pas sans rappeler les voitures allemandes.
L'habitabilité de cette grande berline (4,63 m) est satisfaisante, mais des adultes pourront être gênés par la garde au toit limitée aux places arrière. Autre défaut, l'assise des sièges est un peu courte pour offrir le meilleur confort aux plus grands. Côté coffre, la Toyota se montre en revanche généreuse avec un volume de 510 litres.
Disponible en versions cinq portes ou break à son lancement, l'Avensis a complété son offre l'été dernier d'une variante à quatre portes. Le break (diesel uniquement) arbore une ligne élégante mais, malgré les 7 cm supplémentaires, le coffre ne gagne que 10 l de contenance. Seul petit plus, un mini espace de rangement est caché sous le plancher. Pour rabattre la banquette 40-60, il est nécessaire de retirer les appuis-tête.
Au lancement, en mai 2003, seuls trois moteurs sont au programme. En essence, la gamme débute avec un 1,8 l à distribution variable de 129 ch, disponible en boîte manuelle ou automatique. Ce moteur offre déjà de bonnes prestations, mais, jusqu'en octobre 2004, il n'est pas possible d'obtenir le contrôle de trajectoire, l'amplificateur de freinage d'urgence et l'antipatinage qui équipent les motorisations supérieures. Plus brillant, le 2 l à essence à injection directe est très rare en France.
En toute logique, c'est le diesel qui a remporté le plus de suffrages. Même si ce type de motorisation ne dispose, jusqu'à mi-2005, que d'une seule offre, l'Avensis est bien servie avec son 2.0 D-4D de 116 ch. Très agréable, dynamique et sobre, ce bloc moderne lui convient parfaitement. Depuis, trois motorisations sont venues compléter le catalogue : un 2.4 VVT-i à essence de 163 ch à la diffusion confidentielle (octobre 2004), uniquement commercialisé en boîte automatique, et deux siesels de nouvelle génération 2.2 D-4D boîte six en 150 et en 177 ch (juin 2005). Ce dernier est le diesel le plus propre du marché, grâce à un système de dépollution D-CAT. Très discrets, ces blocs procurent un niveau de performances apte à satisfaire les gros rouleurs.
L'Avensis a aussi songé à leur bien-être : belle isolation phonique, remarquable confort des suspensions. Mais si elle gomme avec brio les inégalités de la route, cette Toyota ne néglige pas les aspects dynamiques de son métier. Les trains roulants sont de qualité avec un train avant accrocheur et une suspension arrière à double triangulation héritée du coupé Celica. Le comportement est serein, très sécurisant, avec juste ce qu'il faut de réactivité en conduite plus rapide. Le court diamètre de braquage (10,8 m avec le moteur 1,8 l, 11,20 m avec les autres) permet une bonne maniabilité.
L'assistance de direction électrique sur le 1,8 l à essence, hydraulique sur les autres, se révèle précise et agréable. Enfin, impossible de trouver une Avensis sous-équipée : la dotation est généreuse dès le premier niveau de finition, et la liste des options est très brève (peinture métal, GPS sur Linea Sol et Sol Pack uniquement).
Pourtant, malgré ses qualités de fond, cette familiale confortable et rassurante sous tous rapports (sécurité, fiabilité, garantie trois ans ou 100 000 km) mène une carrière discrète en France. Sans doute parce que les valeurs qu'elle défend ne sont pas de nature à déchaîner les passions. Mais le marché de l'occasion, plus sage, finira par rendre à l'Avensis l'hommage qu'elle mérite.



























































































