- Commercialisation : en décembre
- Quatre moteurs de 126 à 177 ch
- A partir de 21 500 € (estimation)
Marché capital pour Toyota, l'Europe capte toutes ses attentions. Et si le constructeur nippon a rapatrié au Japon une bonne partie de ses ingénieurs du centre technique de Bruxelles, la finalisation du projet Avensis a eu lieu au centre de style ED2 de Sophia-Antipolis, non loin de Nice (06).
Les designers ont souhaité donner davantage de caractère à cette familiale. Ses phares s'étirent donc sur les ailes et encadrent une calandre au « V » très prononcé. Fortement marqués, les bas de caisse, en creux, allègent visuellement le profil, tandis que l'arrière est très sculpté.
Cette forte personnalité se prolonge à l'intérieur, même si le tableau de bord marque un retour en arrière en reprenant l'esprit de celui de la première Avensis de 1998. Toutefois, le niveau d'équipement et la finition sont en nette progression.
Dimensions stables
Spécialiste de l'architecture à pare-brise avancé, gage d'une belle luminosité dans l'habitacle, Peugeot est aujourd'hui rejoint par Toyota. Ce dernier n'a pas hésité à déplacer de plus de 11 cm le bas de la baie de pare-brise sur la nouvelle Avensis. Et pour conserver d'harmonieuses proportions, la lunette arrière a été reculée de 5 cm. Avec une longueur de 4,70 m, l'Avensis ne gagne que 5 cm par rapport à la version actuelle et fait désormais jeu égal avec l'Audi A4. Pour autant, cet allongement, modéré, ne devrait guère bénéficier à l'habitabilité, puisque l'empattement et la hauteur stagnent respectivement à 2,70 m et 1,48 m.
Comme pour la Renault Laguna III, lancée à l'automne 2007, la future Avensis apparaîtra en concession simultanément sous les silhouettes berline et break. Question volume de coffre, la première n'évolue pas - on note même la perte d'un litre, soit 509 l - mais le second, baptisé SW, glane 23 l en configuration à cinq places et 109 l banquette rabattue. Ainsi, avec une contenance pouvant évoluer de 543 à 1 609 l, l'Avensis SW figure en bonne position dans sa catégorie. De plus, sa silhouette affirme sa vocation loisirs à l'aide d'un généreux pavillon vitré - en série sur les finitions hautes -, à l'image de celui d'une Peugeot 407 SW.
Diesels propres
Du côté des motorisations, Toyota a revu de fond en comble l'ensemble de son offre avec pour objectif d'abaisser la moyenne des rejets de CO2 à 140 g/km. Si la nouvelle Avensis favorisera logiquement le diesel (qui totalise 96 % des ventes du modèle actuel), elle conservera néanmoins un 1,8 l à essence dont la puissance passera de 129 à 147 ch, et dont les rejets de CO2 descendront de 171 à 154 g/km. Cette version reviendra en zone écologique neutre, alors que la mouture actuelle écopera d'un malus de 750 €. Les trois moteurs diesels (2 l de 126 ch, 2,2 l de 150 et 177 ch) se classeront eux aussi dans la zone neutre.
Au chapitre des transmissions, le 1,8 l à essence pourra recevoir une boîte manuelle à six rapports ou l'inédite boîte à variation continue Mutlidrive S qui se comportera, dixit Toyota, comme une boîte automatique à sept rapports. Le diesel se conjuguera, lui, avec une boîte mécanique à six rapports. Les adeptes de l'automatisme diesel devront se focaliser sur le 2,2 l D-4D de 150 ch, disponible en boîte automatique à six rapports.



























































































