Abandonnant le style bio-design qui fait ressembler les voitures à des pommes de terre, Toyota apporte un souffle d'originalité dans le monde des monospaces. On retrouve, bien sûr, les phares en amande, très en vogue en ce moment, mais il faut saluer les ailes qui semblent sculptées dans les flancs de la carrosserie et qui dynamisent avec élégance l'ensemble de la silhouette. Destiné aux familles nombreuses, outre sa motorisation économique, c'est l'habitacle du Previa qui nous intéresse en priorité.
Disponible en configuration cinq, sept ou huit places, selon l'option choisie, il offre un accès particulièrement aisé grâce à ses deux portes arrière coulissantes qui, notons-le, sont dotées de glaces descendantes électriques. La version huit places est équipée de deux rangs de banquettes. Sur le modèle à cinq ou à sept places, le siège central est plus étroit que les sièges latéraux. Avec ses 4,75 m de long, le Previa dispose d'un volume particulièrement généreux pour les bagages, que la configuration soit en cinq ou sept places. On apprécie également la profusion de petits rangements (réellement utilisables, pour une fois !), la ventilation judicieusement répartie dans tout l'habitacle, ainsi que les éclairages intérieurs qui donnent envie de partir pour de longs voyages.
Large pare-brise panoramique, volant réglable en hauteur, assises de siège presque à la bonne longueur (ils sont un peu courts) : on se sent bien au volant du Previa. Seul l'emplacement et le manque de lisibilité des instruments de bord supportent la critique.
Approchant les 1 800 kg, le Previa demande de la cavalerie, et Toyota lui a judicieusement octroyé 6 ch supplémentaires par rapport au moteur déjà utilisé pour l'Avensis. Si, à l'arrêt, on ressent quelques vibrations dans le volant, on reste étonné
devant le silence de fonctionnement de ce moteur dès qu'on roule. Il offre autant d'agrément que le moteur à essence de 2,4 l, mais, comme ce dernier, il demande à être relancé au moindre faux plat. Le poids du véhicule conjugué à des rapports de quatrième et cinquième trop longs obligent à de fréquentes relances, y compris sur autoroute : il manque encore une dizaine de chevaux supplémentaires... En revanche, le comportement routier est sans reproches. La direction est précise ; le train avant, bien guidé ; et l'on apprécie l'absence de roulis. Il convient de souligner l'excellence des suspensions qui absorbent parfaitement les pires inégalités de la route. Sur ce plan, Toyota frôle le sans-faute.
Bien pensé et agréable à vivre, le Toyota Previa D4-D offre une solution intéressante aux utilisateurs de véhicules familiaux avec, en prime, une garantie durant trois ans ou 100 000 km.





















