Toyota RAV4 177 D-4D
- Disponible
- Moteur diesel de 177 ch
- Filtre à particules et piège à NOx
- 11 CV
- A partir de 33 990 €
Le nouveau RAV4 veut ratisser large dans sa version diesel de 136 ch (lire L'argus du 26 janvier 2006), mais il a aussi pris des goûts de luxe. En témoigne cette étonnante version généreusement motorisée et copieusement dotée, surtout dans la version Pack Techno.
Ce modèle se distingue du reste de la gamme par ses élargisseurs d'ailes, ses jantes de 18 pouces, par sa calandre chromée et par son absence de roue de secours sur la porte arrière (les pneus permettent un roulage à plat). Sur les flancs, un discret monogramme « D-CAT » signale l'une des spécificités de cette version : un filtre à particules à régénération périodique ainsi qu'un dispositif destiné à réduire les émissions d'oxydes d'azote (NOx), l'un des principaux polluants des moteurs diesels.
Fort de ces équipements, le RAV4 177 D-4D clame haut et fort ses vertus écolos, mais il n'oublie pas pour autant de flatter les amateurs de performances : son 2.2 D-4D développant 177 ch et un couple de 400 Nm sait faire parler la poudre. Hélas, il ne se montre pas aussi fringant sous 2 000 tr/min.
En matière de tenue de route, on pourra regretter le châssis de l'ancienne génération (l'embonpoint du nouveau RAV4 se ressent au niveau de l'agilité). Toutefois, il faut saluer le travail conjoint de tous les dispositifs de sécurité active (ESP, direction assistée électrique, transmission intégrale à commande électronique renvoyant jusqu'à 45 % du couple aux roues arrière) pour fournir une excellente adhérence par tous les temps. Enfin, le confort de suspension a bien progressé, malgré quelques réactions sèches dues aux gros pneus.
Lorsque l'on quitte les voies rapides, le tableau est un peu moins flatteur. La commande de boîte se révèle accrocheuse, voire rétive à froid. Et s'il n'émet aucun claquement, le moteur bourdonne lors des accélérations. Enfin, malgré l'ajout d'un blocage de différentiel, le Toyota reste peu doué sur les chemins cahoteux.
De toute façon, il préfère cibler les familles plutôt que les baroudeurs. En ce sens, son gabarit en hausse (14,5 cm de plus en longueur et 7 cm en largeur) profite à l'habitabilité et au coffre. La banquette, avec dossiers inclinables et assises coulissantes, participe au bien-être intérieur.

















































