Toyota Yaris 1.0 VVT-i. 3 portes
- Disponible
- Nouveau modèle
- Moteur à essence de 69 ch
- 4 CV
- A partir de 11 400 €
La Yaris, la dernière-née, n'est pas tombée dans la potion magique quand elle était petite. Résultat, lorsque ses nouvelles concurrentes, la Clio III et la Grande Punto, frisent les 4 mètres de long, la japonaise limite sa croissance à 3,75 m. Elle a tout de même gagné 11 cm par rapport à sa devancière, au profit de son habitabilité. L'aisance est ainsi appréciable à bord et son intérieur tranche avec celui bien plus étriqué de l'autre puce de la gamme, l'Aygo.
Pour ne rien gâcher, la dernière venue améliore sa modularité avec une banquette qui coulisse sur 15 cm, pour privilégier les jambes des passagers arrière ou le volume du coffre. Préférez toutefois la version à cinq portes s'il y a souvent du monde à l'arrière. Car pour donner accès à la banquette, sur notre version à trois portes, le siège conducteur se rabat mais refuse d'avancer, ce qui rend la manoeuvre compliquée. Le siège passager s'avance bien... mais ne possède pas de mémoire de position. Agaçant !
Hormis ce petit désagrément, la Yaris fourmille de bonnes idées. La
banquette arrière 2/3-1/3 se rabat très facilement et offre un plancher plat. Le coffre est modulable grâce à son « double plancher » et ses bacs amovibles. Sur ce point, la différence est incontestable par rapport à l'Aygo, dont le coffre est réduit à sa plus simple expression. L'habitacle regorge également de bonnes trouvailles, avec un nombre de rangements impressionnant. Notez bien où vous rangez les clefs de l'appartement, vous risqueriez de ne pas les retrouver tout de suite ! De plus, l'équipement très complet de cette version Luna (voir encadré) renforce le bien-être à bord.
Rat des villes, pas des champs.
Pour parfaire son statut de citadine, la japonaise peut s'équiper du modeste trois-cylindres de 1,0 litre, emprunté à sa petite soeur Aygo. Si les 69 ch qu'il délivre suffisent à déplacer cette dernière, on pouvait craindre le pire pour la Yaris, plus lourde de près de 200 kg. Heureusement, les rapports de boîte ont été raccourcis, et la différence entre les deux autos n'est pas si flagrante. Le moteur s'avère suffisant en ville, et sa sonorité sympathique, présente mais pas envahissante, rend la conduite ludique. La direction légère et le diamètre de braquage ultra-court font de la Yaris la reine des cités. Gare tout de même aux petits chocs de stationnement, car sa belle robe est démunie de protection.
Une fois sortie de son royaume, la Toyota est moins sûre d'elle. Le comportement routier est très sain, le freinage puissant, le confort de bon niveau, mais n'attendez pas de miracles question performances.
Le trois-cylindres ne permet pas d'avaler sans sourciller les côtes d'autoroute, ni de dépasser sur route sans anticipation. Agréable en ville, mais cantonnée à celle-ci, la Yaris trouve alors sur son chemin deux concurrentes de taille : l'Aygo, certes moins aboutie mais encore plus à l'aise en milieu urbain ; et surtout... la Yaris 1,3 litre de 87 ch, plus chère de 500 €, mais bien mieux armée pour affronter l'épreuve de la route.
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