L'Insurance institute for highway safety (IIHS) procède désormais à plusieurs types de chocs frontaux pour déterminer l'efficacité d'un véhicule. Une procédure qui n'est pas usitée en Europe. Pour l'instant ?
Aux Etats-Unis, deux agences se chargent d'effectuer la plupart des tests inhérents à la sécurité des véhicules. L'une est là pour vérifier que la loi fédérale est bien respectée, il s'agit de la NHTSA. L'autre se charge d'organiser des tests pour le compte des assureurs, et procède aussi à un puissant lobbying auprès des consommateurs : c'est l'IIHS.
L'IIHS a donc fait savoir qu'à compter de 2013, un nouveau choc frontal allait faire son apparition, de manière à tester les véhicules toujours plus finement.
Ce choc s'effectuera face à une barrière rigide, le véhicule lancé à 64 km/h. Jusque-là rien que du classique, sauf que le taux de recouvrement sera de 25%. Ce qui signifie que 25% de la largeur frontale du véhicule entrera en collision avec la barrière.
Aujourd'hui en Europe, les pouvoirs publics réclament pour l'homologation un choc effectué à 56 km/h avec un taux de recouvrement de 40%, soit quasiment la moitié de la voiture. Euroncap, qui n'a aucune valeur légale, procéde avec le même recouvrement, mais à une vitesse de 64 km/h.
Ce choc américain est donc une première, en quelque sorte ; les constructeurs l'utilisent sans doute déjà, mais n'en font pas étalage public. Et lorsque l'on consulte les premiers résultats observés par l'IIHS, on s'aperçoit que pour l'instant, les constructeurs ne se préoccupent pas du choc "25%" .
Ainsi l'IIHS a procédé à son nouveau test sur plusieurs véhicules, tous fabriqués en 2012 : Volvo S60, BMW Série 3, Mercedes Classe C et autres Audi A4, pour ne citer que celles qui sont massivement importées en Europe.
Bien que ces engins bénéficient tous d'une sécurité passive au delà de tout soupçon, l'IIHS a qualifié de "correcte" la sécurité offerte par la Volvo, de "médiocre" celle de la BMW et de "mauvaise" celles des Audi et Mercedes ! Une révolution est en marche...
Comme l'explique l'IIHS, la majeure partie de l'énergie d'un choc frontal classique (40% de recouvrement) est absorbée par la traverse avant prévue à cet effet.
Mais avec le choc frontal version 2013 (25% de recouvrement), la traverse est inopérante : l'energie porte donc sur l'aile, les parties mécaniques situées à l'extrêmité du moteur, etc.
Comme le montre la vidéo ci-dessous, la roue avant gauche peut aller jusqu'à reculer dans l'habitacle, le pavillon se déformer, le conducteur peut louper l'airbag qui devient alors inefficace... Une sacrée remise en question de la sécurité passive offerte par les constructeurs !
Afin de justifier le bien-fondé de sa démarche, l'IIHS a tenu à souligner que malgré des véhicules toujours plus performants en matière de sécurité, "nous avons toujours plus de 10 000 morts par an en raison d'un choc frontal" et que le nouveau test était représentatif "d'un choc avec un autre véhicule, un arbre ou un poteau".
Ni l'Utac ni Euroncap n'étaient joignables afin de répondre à nos questions.
L'IIHS a donc fait savoir qu'à compter de 2013, un nouveau choc frontal allait faire son apparition, de manière à tester les véhicules toujours plus finement.
Ce choc s'effectuera face à une barrière rigide, le véhicule lancé à 64 km/h. Jusque-là rien que du classique, sauf que le taux de recouvrement sera de 25%. Ce qui signifie que 25% de la largeur frontale du véhicule entrera en collision avec la barrière.
Aujourd'hui en Europe, les pouvoirs publics réclament pour l'homologation un choc effectué à 56 km/h avec un taux de recouvrement de 40%, soit quasiment la moitié de la voiture. Euroncap, qui n'a aucune valeur légale, procéde avec le même recouvrement, mais à une vitesse de 64 km/h.
Ce choc américain est donc une première, en quelque sorte ; les constructeurs l'utilisent sans doute déjà, mais n'en font pas étalage public. Et lorsque l'on consulte les premiers résultats observés par l'IIHS, on s'aperçoit que pour l'instant, les constructeurs ne se préoccupent pas du choc "25%" .
Ainsi l'IIHS a procédé à son nouveau test sur plusieurs véhicules, tous fabriqués en 2012 : Volvo S60, BMW Série 3, Mercedes Classe C et autres Audi A4, pour ne citer que celles qui sont massivement importées en Europe.
Bien que ces engins bénéficient tous d'une sécurité passive au delà de tout soupçon, l'IIHS a qualifié de "correcte" la sécurité offerte par la Volvo, de "médiocre" celle de la BMW et de "mauvaise" celles des Audi et Mercedes ! Une révolution est en marche...
Comme l'explique l'IIHS, la majeure partie de l'énergie d'un choc frontal classique (40% de recouvrement) est absorbée par la traverse avant prévue à cet effet.
Mais avec le choc frontal version 2013 (25% de recouvrement), la traverse est inopérante : l'energie porte donc sur l'aile, les parties mécaniques situées à l'extrêmité du moteur, etc.
Comme le montre la vidéo ci-dessous, la roue avant gauche peut aller jusqu'à reculer dans l'habitacle, le pavillon se déformer, le conducteur peut louper l'airbag qui devient alors inefficace... Une sacrée remise en question de la sécurité passive offerte par les constructeurs !
Afin de justifier le bien-fondé de sa démarche, l'IIHS a tenu à souligner que malgré des véhicules toujours plus performants en matière de sécurité, "nous avons toujours plus de 10 000 morts par an en raison d'un choc frontal" et que le nouveau test était représentatif "d'un choc avec un autre véhicule, un arbre ou un poteau".
Ni l'Utac ni Euroncap n'étaient joignables afin de répondre à nos questions.
| 4 commentaires |
Article
Un projet à concrétiser ? |
COMPAREZ les tarifs de 54 assureurs |
Commentaires(4)
Ecrire un commentaire
* Champs obligatoires

















Bien du courage aux ingénieurs !
Dans un sens mieux vaut donc avoir le face à face total que partiel (enfin si la totalité de l'inertie doit être absorbé au moment du choc, si les deux véhicules sont assez décalé pour absorber une partie du choc puis dériver... Par contre bonjour la galère pour les ingénieurs ! la bagnole doit absorber suffisamment d'énergie afin de rendre le "moins violent" possible lors d'un face à face franc, et en cas de face à face partiel encaisser cet même énergie sur moitié moins de surface ! et en plus il faut alléger les véhicules ! Mouahaha y'en à qui vont s'amuser :D
Signaler un abusLes constructeurs se penchent depuis un moment sur ce problème (pas assez peut être) ou du moins ils en ont connaissance car cela devient de plus en plus courant sur la route. En fait, grâce notamment à la généralisation des ESP, les voitures sortent moins de leur voie et les chocs frontaux sont donc partiels.
Signaler un abusQu'en penses l'ADAC en Allemagne de ces nouveaux tests??
Signaler un abusOn avance
Bien bien, j'en conclut que quitte à taper, autant bien visé pour que ma voiture se déforme symétriquement.. ça peut me sauver la vie !
Signaler un abus