Le taux de rafraîchissement de la gamme 4 x 4 de Suzuki est élevé. Le constructeur japonais y modifie quelques détails de présentation, voire change carrément de moteur. C'est ce qui vient d'arriver au Grand Vitara qui, non content d'avoir subi des améliorations mineures dans le courant de l'automne 2000, a abandonné l'ancienne motorisation Mazda 2.0 TD de 87 ch pour se reconvertir à l'injection directe par rampe commune par l'intermédiaire du très populaire moteur Peugeot HDi 2.0 de 109 ch. Cette évolution s'intègre dans une logique industrielle qui n'a de cesse de gagner sur la puissance, de réduire la consommation et de répondre aux échéances du calendrier sur les émissions polluantes. S'il n'a pas totalement fait peau neuve, le Grand Vitara révèle une personnalité nouvelle.
Il faut reconnaître que les efforts pour le maintenir dans l'actualité ne sont pas inutiles. Les 5 086 immatriculations de Vitara en 2000 confirment le dynamisme du réseau. Des retouches esthétiques, sur les pare-chocs ou la calandre, rajeunissent sa physionomie.
Adepte d'une philosophie touristique rationnelle, l'engin reste compact avec un excellent rapport entre habitabilité et encombrement hors tout. Il se glisse dans la circulation urbaine sans tenir ses occupants à l'étroit. Grâce à la configuration des sièges, l'espace disponible aux places arrière a même été augmenté de 5 cm. Tenant à la fois du 4 x 4 et du break, le Grand Vitara s'inscrit dans une catégorie semi-utilitaire et familiale. La charge utile est acceptable pour une utilisation mixte, et le poids tractable est bon pour le gabarit.
Acceptable en version Standard, le niveau d'équipement Luxe s'enrichit de l'ABS et de l'air conditionné pour 12 000 F de plus. Une dépense justifiée pour les déplacements lointains, qui sont, bien évidemment, à la portée de la mécanique HDi.
Le constructeur a d'ailleurs cherché à conserver les qualités de fonctionnement et l'homogénéité des exemplaires animés par le moteur Mazda. En dépit d'une mécanique plus lourde, les ingénieurs ont réussi à ne pas pénaliser le poids à vide tout en abaissant la consommation de plus de 1 litre aux 100 km en moyenne. Le couple étant strictement le même, c'est-à-dire 216 Nm à 2 000 tr/min, les gains réalisés sont principalement la conséquence d'un allongement des rapports de transmission.
Ce choix n'est pas sans effet sur le tempérament dynamique. Le kilométrage inscrit au compteur témoignant que le véhicule d'essai n'avait pas encore atteint sa pleine maturité, ce dernier nous a - presque paradoxalement - démontré qu'il avait gagné en souplesse ce qu'il avait perdu en nervosité. Les chronos de reprises et d'accélérations sont, à cet égard, catégoriques.
Le Grand Vitara 2.0 HDi est plus docile, plus régulier, mais un peu moins ardent. De son côté, la commande de boîte, naguère rétive, se révèle beaucoup plus obéissante. Ce nouveau profil rencontrera certainement des adeptes. Les impressions de conduite vont de pair avec des réglages de suspension confortables. Les réactions plus moelleuses du châssis parviennent à estomper la sécheresse inhérente à l'essieu arrière, toujours rigide, et l'amortissement est assez rapide pour contrôler efficacement les mouvements verticaux. En revanche, les appuis sont un peu moins rigoureux, et le freinage en courbe exige une progressivité sans laquelle il se déhanchera de façon déplaisante. Maniable, bonhomme et polyvalent, le Grand Vitara 2.0 TD HDi est doué d'un flair vagabond bien sympathique.










































































