Peugeot 207 1.6 HDi 5 portes
- Disponible
- Moteur diesel de 90 ch
- 5 CV
- A partir de 15 050 €
Une Clio plus homogène
Renault Clio 1.5 dCi 5 portes
- Disponible
- Moteur diesel de 86 ch
- 5 CV
- A partir de 15 550 €
La Peugeot 207 et la Renault Clio peuvent afficher un large sourire. D'ici peu, elles accapareront quelque 12 % du marché français pour un volume d'environ 250 000 ventes en année pleine. Rien que ça ! Reste LA question : qui sera la première ?
Lancée en septembre 2005, la Clio troisième génération s'est déjà assise sur le trône. Avec ses rondeurs, ses mensurations en hausse et son agrément général, elle a su convaincre. Mais la 207 arrive avec des arguments similaires, en dehors d'un style plus affirmé.
Pour prendre le volant de ces modèles diesels de coeur de gamme correctement équipés, il faut débourser quelque 17 000 €. Une belle somme, sauf à considérer que ces ex-citadines proposent la polyvalence des compactes d'hier.
Dynamisme...
Avec sa position de conduite agréable grâce à un volant réglable sur tous les plans, la 207 met tout de suite à l'aise. La direction électrique, très douce à basse vitesse, est précise quand le rythme s'accélère. Stable à toutes les allures, la Peugeot avance un dynamisme et u
ne agilité qui raviront les plus exigeants.
La prise en main de la Clio est différente. On y est assis un peu plus haut, le volant ne se règle que verticalement et la sensation d'espace est moindre. Dès les premiers tours de volant, la direction apparaît moins franche, mais le sentiment d'un confort supérieur domine rapidement. La raison ? Une suspension qui efface tous les défauts de la route alors que la Peugeot est plus sèchement suspendue. Rien de rédhibitoire toutefois pour la 207, qui confirme là le caractère plus « trempé » de son châssis.
Dans chaque cas, les freinages font preuve d'efficacité en manoeuvre d'urgence et, pour les plus sécuritaires, l'antidérapage ESP est disponible en option. Il complète une protection de haut niveau : cinq étoiles aux crash tests Euro-NCAP pour les deux modèles.
... ou discrétion ?
Les tests de reprises ont suivi le même scénario : avec son dCi de 86 ch, la Clio fait mine de passer devant mais est vite reprise par la 207 et son HDi de 90 ch. A chaque fois, la différence est infime ; l'écart de performance ne peut
donc être un critère de décision. On retiendra plutôt que les moteurs de ces voitures au poids respectable remplissent correctement leur office, sans plus. Il y a de la souplesse à bas régimes pour les relances, mais pas de brio particulier dans les performances. Finalement, la différence se fait au niveau de l'insonorisation. A la mécanique discrète de la Clio, la Peugeot répond par une sonorité plus marquée. Son diesel gronde dans les accélérations. Un peu comme s'il regrettait de ne pas apporter plus de dynamisme à une 207 qui n'attend qu'une chose : un moteur vaillant pour exploiter pleinement son châssis.
Sur ce point, la Clio est plus homogène. Son confort, ses commandes plus douces et son insonorisation soignée incitent à la mener sagement. Même son coffre, plus généreux en volume, correspond mieux à sa nouvelle polyvalence. Quant à la 207, elle comblera les adeptes du « bon » coup de volant.
Merci au Port autonome de Paris (zone portuaire de Limay, 78).
L'indolente Grande Punto
Fiat Grande Punto 1.3 JTD 5 portes
- Disponible
- Moteur diesel de 90 ch
- 5 CV
- A partir de 15 400 €
La Grande Punto partage au moins un point avec la 207 : un style très marqué. Une fois à bord, la position de conduite est facile à trouver et l'équipement de sé
rie complet (à l'exception notable de l'autoradio, facturé 150 €). Mais la qualité souffre de la comparaison avec la française. L'italienne prend sa revanche sur le plan de l'habitabilité, avec des places arrière plus accueillantes et une largeur aux coudes supérieure.
Des quatre modèles réunis dans ce dossier, la Grande Punto dispose du moteur le plus « poussé » : c'est le plus petit de la bande (1 248 cm3), mais aussi le plus puissant (90 ch, à égalité avec celui de la Peugeot). Un beau tour de force sur le papier, mais une réussite moins flagrante à l'usage. Le 1.3 JTD se révèle en effet creux à bas régime : il ne s'éveille qu'au-delà des 2 000 tr/min, quand le « coupleux » 1.6 HDi de la Peugeot offre déjà une belle souplesse dès les premiers tours. La boîte à six rapports de l'italienne n'y change rien, puisqu'elle est affublée d'un dernier rapport surmultiplié destiné à abaisser les consommations sur autoroute. Dommage, car ce moteur est bien filtré (vibrations, bruit, à-coups). En outre, la commande de boîte douce et la direction assistée avec mode City (assistance décuplée) rendent la Fiat facile à vivre en ville. Sur autoroute, en revanche, les bruits aérodynamiques et de roulement se font beaucoup trop présents.
La 207 affiche une vivacité supérieure et des reprises plus consistantes. Son châssis se distingue par une bonne agilité et un amortissement rigoureux. De son côté, la Grande Punto privilégie le confort, avec des suspensions souples maîtrisant parfois mal les mouvements de caisse. Rien de préjudiciable pour l'efficacité, mais les amateurs de conduite seront davantage comblés par la 207, plus « sportive ». La Grande Punto, spacieuse et confortable, se veut plus « familiale ». Cruel dilemme !
Une Polo qui résiste mal
Volkswagen Polo 1.4 TDI 5 portes
- Disponible
- Moteur diesel de 80 ch
- 5 CV
- A partir de 14 580 €
A son lancement, fin 2001, la Polo faisait figure de géante avec ses 3,92 m de long. Les rôles sont aujourd'hui inversés : c'est la plus petite des quatre voitures réunies ici ! Ce qui ne l'empêche pas de proposer une habitabilité équivalente à celle de la 207. Les passagers arrière devront toutefois composer
avec un dossier de banquette trop vertical. Côté qualité d'assemblage, la Polo décroche la palme, même si l'ambiance intérieure est moins pimpante que celle de la Peugeot.
La Polo se distingue par son moteur trois cylindres à injecteurs-pompes. Un choix technologique plus original que réellement convaincant. En effet, si le 1.4 TDI de 80 ch affiche une belle joie de vivre et part gaiement à l'assaut du compte-tours, il se montre bruyant, vibrant, et manque de souplesse à bas régime. Enfin, si la Volkswagen est pleine de vivacité en ville, grâce à des premiers rapports très courts, elle est à la traîne sur route et autoroute. Avec son moteur plus souple, la 207 épate moins la galerie, mais se révèle finalement plus performante... et moins agressive pour les oreilles !
Essayée ici en finition Sport, la Polo chausse de « gros » pneus (205/45 R16), ce qui lui permet d'accrocher efficacement le bitume. Mais cette monte quelque peu extrême a pour effet de dégrader le confort. Avec sa monte pneumatique plus classique (185/65 R15), la Peugeot approche plus vite de ses limites d'adhérence sur le sec, mais préserve un meilleur confort de roulement. Quant à la direction assistée électrique de la 207, elle combine à merveille douceur et précision, quand celle de l'allemande, de type électro-hydraulique, apparaît plus lourde en manoeuvre.
Bref, l'arrivée de la talentueuse 207 donne un petit coup de vieux à la Polo, qui peut cependant compter sur son image de marque solide et sur sa plastique habilement revue l'année dernière pour convaincre les indécis.











































































































































































































































































