Malgré un trafic poids lourds en baisse et celui des véhicules particuliers en légère hausse, Vinci et ses filiales Escota, ASF et Cofiroute annoncent des chiffres d'affaires annuels en hausse. Et la pratique du "foisonnement" continue d'avoir cours au sein de la société, malgré les dénégations.
Champagne ! Quelques jours à peine après avoir annoncé des hausses de tarifs d'environ 0,5% sur le réseau autoroutier français concédé, Vinci et ses filiales viennent de publier quelques indications chiffrées sur l'état de leur trésorerie. Pour avoir le détail, notamment les marges, il faudra toutefois attendre encore un bon mois.
Mais en attendant, si le chiffre d'affaire global de l'empire Vinci recule (-4,6%), celui de Vinci autoroutes grimpe, de 3,1%. Encore mieux, les recettes des péages progressent de 3,3%, malgré un trafic poids lourds en chute de 10%, il est vrai en partie compensé par celui des véhicules légers en hausse de 3,2%. Afin d'expliquer ces résultats encourageants, Vinci parle de "l'impact positif des nouvelles sections (+0,6%) et les effets tarifaires".
Des "effets tarifaires" toujours à l'avantage de la société concessionnaire, puisque comme l'avait déjà démontré L'argus précédemment, la pratique du foisonnement continue d'avoir cours : ainsi, dans la grille de tarifs 2010 de la société Escota (autoroutes de la Côte d'Azur) les prix au kilomètre varient toujours quasiment du simple au double suivant le tronçon emprunté d'une même autoroute. Publiquement dénoncé par la Cour des comptes, le foisonnement est une vilaine pratique, mais qui semble difficilement contestable d'un point de vue juridique, toujours d'après des informations recueillies auprès de la Cour. Devant la presse réunie le 27 janvier dernier, Jean-François Roverato, président des autoroutes Paris Rhin Rhône et président de l'association des autoroutes françaises concédées, a assuré que le foisonnement n'avait plus cours à l'heure actuelle.
Mais en attendant, si le chiffre d'affaire global de l'empire Vinci recule (-4,6%), celui de Vinci autoroutes grimpe, de 3,1%. Encore mieux, les recettes des péages progressent de 3,3%, malgré un trafic poids lourds en chute de 10%, il est vrai en partie compensé par celui des véhicules légers en hausse de 3,2%. Afin d'expliquer ces résultats encourageants, Vinci parle de "l'impact positif des nouvelles sections (+0,6%) et les effets tarifaires".
Des "effets tarifaires" toujours à l'avantage de la société concessionnaire, puisque comme l'avait déjà démontré L'argus précédemment, la pratique du foisonnement continue d'avoir cours : ainsi, dans la grille de tarifs 2010 de la société Escota (autoroutes de la Côte d'Azur) les prix au kilomètre varient toujours quasiment du simple au double suivant le tronçon emprunté d'une même autoroute. Publiquement dénoncé par la Cour des comptes, le foisonnement est une vilaine pratique, mais qui semble difficilement contestable d'un point de vue juridique, toujours d'après des informations recueillies auprès de la Cour. Devant la presse réunie le 27 janvier dernier, Jean-François Roverato, président des autoroutes Paris Rhin Rhône et président de l'association des autoroutes françaises concédées, a assuré que le foisonnement n'avait plus cours à l'heure actuelle.
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