Si les constructeurs français ont pris tout le monde par surprise en créant, avec succès, les catégories monospaces compacts (type Renault Scénic) et ludospaces (type Citroën Berlingo), les concurrents ont répliqué dans la catégorie des véhicules familiaux. Volkswagen est, avec Fiat (Doblo), le premier à contrer les Français sur le secteur des voitures particulières dérivées d'utilitaires, caractéristique première des ludospaces.
Sur la plate-forme du Touran, qui sert également de base à la nouvelle Golf, l'utilitaire Caddy donne naissance à une déclinaison de véhicules familiaux à cinq ou à sept places dans un gabarit compact (4,405 m de long et 1,802 m de large) et surélevé (1,833 m de haut). Cette surélévation permet de loger jusqu'à trois rangées de sièges en « escalier », de manière à préserver une visibilité optimale pour tous les occupants du véhicule. Si le Caddy à porte latérale unique à droite présente un déficit d'accessibilité perturbant, le Caddy Life met en avant, pour 1000 € de plus, les commodités de deux portes arrière coulissantes. On peut alors envisager de porter la capacité à sept places avec une banquette de troisième rangée accompagnée de vitres de custode entrouvrables, le tout pour un supplément de 810 €.
D'accès aisé, confortable et spacieuse, cette troisième banquette à dossier rabattable accueille vraiment deux adultes même si la place pour les jambes est comptée. Elle occulte naturellement le coffre et, lorsque vient le moment de la manipuler, il faut composer avec un poids inhumain (27 kg) et des ancrages au sol difficiles à localiser à l'aveugle lorsqu'on tient ladite banquette à pleins bras. Quant à la banquette centrale 2/3 1/3, elle se replie facilement, appuis-tête en place, au dos des sièges avant.
En sept places, il faut non seulement faire son deuil du coffre, ce qui est la règle dans cette catégorie, mais aussi laisser le cache-bagages au garage.
En fait, il faut considérer le Caddy Life comme une cinq-places dotée d'un bon coffre d'environ 600 litres, extensible à 2 239 litres, et qui offre sept places pour un usage occasionnel que beaucoup de personnes apprécient. Mère de famille, responsable d'association, animateur sont amener à « faire l'autobus » sur de courts trajets une ou deux fois par semaine, c'est là que la troisième banquette amovible prend tout son intérêt en restant beaucoup moins coûteuse que des sièges individuels repliables implantés à demeure.
Plutôt agréable à regarder, et passe-partout avec ses boucliers non peints, le Caddy Life est une bonne surprise sur la route. Si les moteurs de base, 1.4 75 ch et SDI 70 ch, sont manifestement trop justes pour obtenir de bonnes prestations à pleine charge, le moteur de 1,6 l et 102 ch se montre suffisant, et le TDI de 105 ch est très convaincant.
Avec un niveau sonore très raisonnable et des tarages de suspensions adaptés, le Caddy Life fait oublier ses origines utilitaires et la rusticité de son essieu arrière avec ressorts à lames. Grâce à une bonne position de conduite et à une visibilité correcte, et malgré un freinage manquant un peu de mordant, une direction « pâteuse » à faible réactivité et une commande de boîte de vitesses pas toujours très franche, le Caddy Life présente l'agrément de conduite et le niveau de sécurité d'une bonne berline familiale. En prime, le Caddy Life révèle des capacités de traction supérieures à la moyenne, puisqu'il affiche un maximum de 1 500 kg avec le moteur TDI.



























