Produite à Poznan en Pologne, la troisième génération de Caddy ouvre à Volkswagen de nouvelles perspectives dans le petit utilitaire, mais aussi, pour la première fois, dans le segment des ludospaces où excellent les constructeurs français. La sagesse de Volkswagen a consisté à optimiser les avancées des valeurs sûres du segment, sans innovation risquée, en ajoutant sa touche de qualité, d'agrément et de volume.
A la différence de la catégorie supérieure, dominée par les marques allemandes, le segment des mini-compacts et des ludospaces est le domaine des Renault Kangoo, Citroën Berlingo et Peugeot Partner, qui détiennent les deux tiers du marché européen. Parallèlement, les deux premiers marchés étant la France (165 000) et l'Espagne (103 000), devant l'Allemagne (90 000) et l'Italie (67 000), la position suiviste de Volkswagen rappelle le pragmatisme qui a prévalu pour le développement du Touran, dont le succès est aujourd'hui établi. La nouvelle famille Caddy partage d'ailleurs avec ce dernier - et la nouvelle Golf - une grande partie de sa plate-forme technique, profitant ainsi pleinement des dernières avancées en matière de sécurité, de liaisons au sol (même train avant) et de motorisation, le tout dans des conditions économiques satisfaisantes. Le nouveau Caddy Van place très haut la barre en matière de capacité de charge et de sécurité. Par son gabarit - 4,4 m de longueur, et sa masse (2,25 t de PTAC), le nouveau Caddy Van atteint les limites d'un segment des mini-compacts, où règne un Kangoo plus court de 35 cm et plus léger de 500 kg. A l'évidence, Volkswagen l'a généreusement dimensionné. Sa charge utile standard correspond à ce qu'offrent ses rivaux avec des suspensions renforcées. Sa capacité à tracter (SDI de 1,4 t pour le SDI et de 1,5 t pour le TDI) constitue un record. Il devance même, à ce niveau, le Peugeot Expert, qui appartient pourtant au segment supérieur.
Dans le même registre, il offre la meilleure accessibilité, avec la porte latérale la plus large de la catégorie : 70 cm, contre 57 cm, par exemple, pour un Berlingo. En revanche on est déçu de sa largeur extérieure, de 1,8 m, la largeur entre les passages de roues se révélant inférieure à celle d'un Ford Connect ou d'un Fiat Doblo.
Coté liaison au sol, la combinaison d'un solide essieu rigide avec ressort à lames à l'arrière - idéal pour charger - et du train sophistiqué du Touran à l'avant assure au Caddy un comportement sain et un réel agrément de conduite, même en charge. Deux diesel SDI et TDI et un moteur à essence sont disponible sur le Caddy Van. La répartition prévue est de près de 50 % pour le SDI et d'autant pour le TDI, dont la puissance et le couple constituent des records pour la catégorie, et le petit solde pour le confidentiel moteur 1.4.
Le terrain où le Caddy Van crée la surprise, c'est celui des tarifs. A équipement et capacités ISO équivalents, il s'affiche à des prix inférieurs à ceux des français. Là où ces derniers conservent un avantage, c'est au niveau des entrées de gamme, dépouillées et remisées, qui permettent d'accéder aux familles Kangoo, Berlingo ou Partner à des niveaux de prix auxquels le nouveau Caddy n'aura pas accès en raison de la richesse de son équipement en version de base.



























