Annoncée avec une consommation inférieure à 5 litres de carburant aux 100 km, grâce à son moteur 1,4 litre à injection directe d’essence – une première chez Volkswagen–, la Lupo FSI reprend plusieurs composants de la Lupo TDi 3 litres. Chère – 102 700 F –, elle constitue la version la plus high-tech de la gamme Lupo.
Légères différences
La FSI adopte plusieurs éléments allégés, tels les panneaux extérieurs des portes, les ailes et le capot, réalisés en aluminium. L’armature du hayon est en magnésium. Sous le capot, on trouve un quatre-cylindres de 1.4 l, dérivé de celui qui équipe les Polo et les Golf, mais, profondément modifié afin de recevoir une injection directe à rampe commune Bosch et un système d’admission d’air à géométrie variable. La puissance grimpe à 105 chevaux et le couple à 130 Nm contre 126 Nm pour le 1.4 l à injection multipoint.
Le moteur est accouplé à une boîte mécanique robotisée à cinq rapports. Le système de commande automatique sélectionne le bon rapport en fonction de lois de pilotage mémorisées dans un boîtier électronique accolé à la boîte. L’action d’embrayage débrayage ainsi que le passage des rapports est effectuée par un actionneur hydro-électrique.
L’équipement de la Lupo FSI est complété par un système d’échappement sophistiqué qui traite le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures (HC) et les oxydes d’azote (NOx).
Allégement, injection directe et boîte robotisée permettent, selon Volkswagen, d’afficher une consommation moyenne de seulement 4,9 l aux100 km. A l’intérieur, on retrouve, sans surprise, des matériaux de qualité associés à une finition irréprochable. L’écran digital du compteur de vitesse indique le rapport de boîte sélectionné. Un autre écran, plus petit, indique sur le compte-tours la consommation moyenne depuis le démarrage. La commande de boîte de vitesse est identique à celle de la Lupo TDI 3 litres. On retrouve donc les trois positions de base d’une boîte automatiqu
e classique (R, N et D) plus deux positions séquentielles qui permettent de sélectionner soi-même les rapports (+ et –).
Deux modes de conduite sont disponibles : tout automatique, – l’électronique de la boîte se chargent de passer les rapports –, ou manuel, le conducteur pousse ou tire le petit levier quand il le souhaite. Une touche Eco, placée sur la console centrale, permet de modifier les lois de passage des vitesses en mode automatique pour les faire passer à un régime moteur inférieur. La conduite de la Lupo FSi se révèle décevante au regard de son petit moteur puissant et de son poids plume.
Conduite décevante
L’électronique pilote également l’injection afin de forcer le moteur à baisser de régime. Or, dans sa version actuelle, cette électronique baisse le régime beaucoup trop tôt avant de débrayer. Le moteur freine donc l’auto avant que le débrayage et le changement de rapport n’interviennent. Ce qui se traduit par des à-coups fatigants à la longue. Autre souci, l’électronique a du mal à trouver le bon rapport dans certaines configurations.
Ainsi le passage d’une courbe à un régime proche d’un changement de rapport se termine immanquablement par une sortie de virage en sous-régime, l’auto sélectionnant d’autorité le rapport le plus long au bénéfice de la consommation. Dommage. D’autant plus que l’injection directe confère au 1,4 l une vivacité indéniable durant les accélérations. L’auto étant dotée de série d’une direction assistée hydro-électrique précise et efficace, ce bug vient gâcher un réel plaisir de conduite.
A la sortie de la Lupo FSI, une question se pose : à quoi sert-elle? Chère, bien trop chère, elle n’apporte rien dans une gamme déjà bien fournie. Tout au plus pourrait-elle, dans une version à boîte mécanique, constituer un modèle sportif. Volkswagen y pense avec une version FSI "rouge". Mais ily a déjà au catalogue la Lupo 1,4 Sport de 100 ch et une GTI de 125 ch à venir.

















Cette auto est extra il suffit de la conduire en mode séquentiel! et là la magie s'opère! introuvable en france! je n'en ai jamais vu.
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