Cette Lupo 1.2 TDi est la première voiture de série consommant moins de 3 litres aux cent kilomètres. Mais cette performance est obtenue au prix fort, justifié par une sophistication technique étonnante, et réclame quelques concessions en matière d'équipement et d'agrément.
A 96 500 F, elle ne risque pas de pulvériser des records de ventes. Ce sont les modèles SDi et TDi qui ont des ambitions dans ce domaine. En effet, à la Lupo SDi à moteur quatre cylindres à injection directe, de 1,7 litre et 60 ch sans turbo, s'ajoute aujourd'hui la Lupo TDi 75, dotée d'un nouveau moteur à trois cylindres à injection directe et turbo compresseur. Quand le premier est alimenté par un système classique à pompe haute pression, le nouveau venu utilise la technique des injecteurs pompe. Côté couple, on se contente de 115 Nm avec la SDi, et l'on dispose de 195 Nm avec la TDi - une valeur étonnante, digne d'un bon moteur 2,5 litres à essence !
Les deux versions, SDi et TDi, arborent la même définition Pack, qui se distingue par une monte pneumatique généreuse - en 185/55 HR 14 - et un niveau d'équipement très complet. Tout y est, hormis l'air conditionné et l'ABS. De nos jours, c'est une lacune, même pour une petite voiture. Un style pimpant, rehaussé de couleurs vives si on le souhaite, habille cette proche cousine de la Seat Arosa.
La présentation intérieure s'inspire du programme Audi, avec un aspect granité flatteur. Les places arrière sont réellement utilisables par deux adultes grâce au sièges avant creusés pour dégager de l'espace au niveau des genoux. On y accède facilement par deux grandes portes et l'aide d'un siège avant basculant.
Si l'on oublie les 2,99 litres aux 100 km « laboratoire » de la Lupo 1.2 TDi, les Lupo SDi et TDi 75 se contentent respectivement de 4,4 litres et 4,3 litres aux 100 km. Pesant, toutes deux, aux alentours de 980 kg, les deux versions se distinguent par des performances contrastées. Lorsque la SDi se contente de 157 km/h en pointe, la TDi 75 pousse l'avantage jusqu'à 170 km/h. La même remarque vaut pour les accélérations, avec un 0 à 100 km/h qui passe de 16,8 à 12,3 secondes.
Ce genre de voiture n'étant pas destiné à fonctionner en charge, l'avantage en performance de la TDi se révèle surtout sur parcours sinueux et relief accidenté. En effet, bien lancée, la SDi tient son rang sur autoroute, croisant le fer avec les Twingo ; tandis que, sur la route, elle ne bute vraiment que sur les dépassements difficiles.
La TDi, quant à elle, se joue souvent de l'obstacle, mais elle fait payer sa vivacité par un comportement routier plus aléatoire, un niveau sonore plus élevé et des vibrations très sensibles au ralenti.
La Lupo SDi est moins chère de 6 000 F qu'une TDi, et pour tous ceux qui placent la performance au second plan, elle constitue le meilleur compromis économie-agrément d'utilisation.
Plus performante mais plus « rugueuse », la Lupo TDi se donne des airs de GTI mais, à près de 83 000 F, sans l'air conditionné, elle en dissuadera plus d'un au moment de signer le chèque.














