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Essai Volkswagen Touareg 2018 : premier avis sur le nouveau Touareg 3

volkswagen touareg 2018
La troisième génération de Volkswagen Touareg fera son entrée sur le marché au mois de mai 2018.

Le nouveau Touareg 3 ne sera pas dévoilé avant fin mars au salon de Pékin 2018. Pourtant, Volkswagen nous a déjà permis d'en prendre le volant, d'utiliser son inédit système d'info-divertissement et même de pouvoir l'admirer dans son intégralité. Découvrez nos premières impressions.

Page 1Essai Volkswagen Touareg 2018 : premier avis sur le nouveau Touareg 3 

Alors que le nouveau Touareg sera présenté fin mars 2018Volkswagen a tenu à nous faire essayer en avant-première son nouveau grand SUV dans une version de pré-série encore partiellement camouflée. Il faut dire que le lancement de ce modèle revêt une importance particulière pour la firme de Wolfsburg, puisque celui-ci représente mieux que jamais son nouveau vaisseau amiral, notamment en Europe où la limousine Phaeton n’a pas été renouvelée.

A LIRE. Premières photos du nouveau Volkswagen Touareg 3

Le Touareg demeure le modèle grâce auquel Volkswagen peut concurrencer directement les constructeurs premium tels que BMW, Mercedes, Volvo ou encore son cousin Audi. Et cette troisième génération ne compte pas faire seulement de la figuration...

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En recevant cette invitation nous offrant la possibilité de tester le nouveau Touareg encore camouflé, nous pensions que nous aurions affaire à des prototypes, gardant encore de nombreux mystères. Pourtant, en sortant de l’aéroport, nous avons le plaisir de découvrir des voitures recouvertes seulement de quelques films plastiques noir et blanc sur leurs faces avant et arrière.

De même qu’au moment de démarrer notre parcours d’essai, l’ingénieur qui nous accompagne ôte la protection qui recouvrait l’ensemble du poste de pilotage et de la planche de bord, nous laissant pleinement apprécier ce nouvel intérieur à la présentation inédite. Le Touareg s’offre donc à nous dans son intégralité.

 

Au volant du Volkswagen Touareg 3

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Cette vue de côté donne déjà un aperçu de l'innovant Innovision Cockpit et ses deux grands écrans.

Dès les premiers mètres parcourus, on oublie rapidement que l’on est au volant d’un modèle de pré-série, mais également d’un grand SUV. Ce Touareg se laisse très facilement apprivoiser et l’on se surprend rapidement à le mener comme s’il ne s’agissait que d’une grosse compacte. Techniquement, le Touareg repose sur la plateforme MLB partagée avec ses cousins Audi Q7 et Porsche Cayenne. Il peut alors continuer de marquer sa distinction avec le reste de la gamme Volkswagen, en embarquant seulement des motorisations V6 et V8.

Pour le lancement, qui devrait intervenir en mai 2018, deux diesels 3.0 V6 TDI de 231 et 286 ch satisferont le gros des demandes, tandis qu’un V6 3.0 de 340 ch sera proposé pour les amateurs d’essence. Plus tard, un V8 4.0 TDI de 421 ch complétera l’offre, de même qu’une variante hybride rechargeable.

Concernant cette dernière, s’il est acté qu’elle se basera sur un bloc 2.0 TSI et développera 367 ch pour le marché chinois, elle pourrait être différente sur les autres marchés et notamment l’Europe. Notre accompagnateur nous explique en effet que les clients européens sont plus susceptibles de tracter avec leur Touareg et qu’une version hybride plus puissante et basée sur un V6 serait donc plus adaptée. La date de lancement du Touareg hybride rechargeable n’est donc pas encore fixée pour notre marché.   

Le Touareg a gagné une bonne centaine de kilos sur la balance par rapport à son prédécesseur

Le V6 TDI de 286 ch qui officie sous le capot de notre véhicule d’essai se montre en tout cas très convaincant par sa disponibilité et ne semble pas du tout étouffé par la masse conséquente qu’il doit déplacer. Il faut dire que, si ce nouveau Touareg se révèle encore plus imposant que son prédécesseur, avec une longueur accrue de 8 cm (4,88 m), il a par la même occasion gagné une bonne centaine de kilos sur la balance par rapport à l’ancien modèle.

On compte par exemple 44 kg d’économisés sur la coque, 24 kg sur les portières désormais entièrement en aluminium, ou encore 15 kg sur la nouvelle boîte automatique ZF à huit rapports. Cette dernière nous a toutefois un peu chagriné par les nombreuses hésitations dont elle fait preuve lors des relances, générant des à-coups à l’accélération assez désagréables. Selon Volkswagen, cela serait dû à la nouvelle gestion moteur nécessaire pour satisfaire aux nouvelles normes de pollution et devrait malgré tout être grandement atténué sur les modèles définitifs.

 

Un dynamisme de compacte

Le comportement routier se montre pour sa part réellement étonnant, notamment sur les départementales les plus sinueuses de notre parcours d’essai. Il faut dire que notre véhicule est équipé du système à quatre roues directrices, qui peut être choisi en option avec la suspension pneumatique. Comme sur la plupart des systèmes du même type, les roues arrière se braquent dans le sens inverse des roues avant à basse vitesse et dans le même sens au-dessus de 50 km/h.

L’agilité procurée se révèle réellement étonnante pour un engin pesant près de deux tonnes et pourrait donner l’impression de n’avoir qu’une compacte entre les mains. Alors que ce grand SUV se destine naturellement à croiser sur de larges autoroutes, on en viendrait presque à rechercher les virages à son volant !

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La suspension pneumatique ajoute de plus un confort de très haut niveau et offre l’avantage de faire varier la hauteur de caisse selon la vitesse et le mode de conduite. On note enfin l’arrivée sur cette nouvelle génération d’un compensateur actif de roulis, qui permet de réduire le roulis au maximum, grâce à des barres stabilisatrices électromécaniques sur les essieux avant et arrière, qui se voient appliquer des torsions par un moteur électrique selon le profil de la chaussée.         

 

Dans l’habitacle du nouveau Volkswagen Touareg 3

S’il ne nous a pas été permis de prendre de photos de l’habitacle dans son intégralité, Volkswagen nous a toutefois laissé conduire son Touareg  sans aucun camouflage intérieur et ainsi profiter du tout nouvel aménagement du poste de pilotage. Baptisé Innovision Cockpit, ce dernier est composé de deux écrans de 12,3 et 15 pouces qui se rejoignent, formant une grande dalle numérique incurvée, tournée vers le conducteur. La présentation globale rappelle clairement celle du concept T-Prime GTE présenté à Pékin au printemps 2016 et offre un aspect très moderne à cet intérieur.     

volkswagen touareg 2018
Si la finition est globalement de bonne facture, les plastiques durs qui entourent la console centrale font tâche.
L'ambiance futuriste à bord de ce Touareg est due aux grands écrans, mais aussi aux liserés de diodes qui parcourent l'habitacle.

L’interface liée à cet Innovision Cockpit a par ailleurs été entièrement repensée et a permis de réduire au maximum le nombre de boutons sur la console centrale. Des molettes demeurent toutefois présentes pour la sélection des modes de conduite et le réglage de la suspension, tandis que l’écran d’accueil peut être personnalisé selon les besoins et envies de l’utilisateur.

Le digital cockpit, qui fait face au conducteur fonctionne pour sa part de façon similaire à ce que l’on connait sur les autres modèles Volkswagen et Audi qui en sont équipés.   

volkswagen touareg 2018

Malgré le côté très futuriste conféré par les grands écrans, leur intégration au mobilier semble globalement plus réussie que sur les récentes Mercedes haut de gamme, tandis que les placages de bois et d’aluminium qui les entourent participent à l’aspect luxueux de l’ensemble. Toutefois, si la qualité de finition apparaît dans l’ensemble de très bonne facture et que les assemblages semblent avoir bénéficié d’un soin assez particulier, on regrette que la partie basse de la planche de bord, de même que l’entourage de la console centrale, soient composés en majorité de plastiques durs.

D’autant plus que ce cela n’était pas forcément le cas sur le modèle précédent, comme si Volkswagen avait voulu réaliser de petites économies. Mais cette négligence pourrait faire tâche face à ses concurrents premiums et cela ne sera pas forcément toléré par la clientèle de ce type de véhicules.

 

Le Touareg se dévoile en avant-première

Pour terminer en beauté cette première approche du nouveau Touareg, Volkswagen nous amène dans une pièce protégée, à l’entrée de laquelle nous devons déposer smartphones et autres appareils photo, pour nous permettre de voir le véhicule sans aucun camouflage. On découvre alors une silhouette très proche du concept T-Prime GTE, avec un profil tendu grâce à une ligne de caisse et des ailes arrière très marquées.

La face avant se rapproche par son traitement de celle de la berline coupé Arteon, certaines des baguettes chromées de la calandre se prolongeant jusque sur les optiques. Si l’effet est plutôt réussi, il donne toutefois un côté clinquant à ce Touareg, qui risque de ne pas plaire à tout le monde.

La face avant se rapproche par son traitement de celle de la berline coupé Arteon

Le SUV se rattrape toutefois par une ligne dynamique qui le fait paraître moins encombrant et pataud que son prédécesseur, malgré ses dimensions en hausse. La longueur augmente en effet de 8 cm (4,88 m), la largeur fait de même, avec 4 cm en plus (1,98 m), alors que la hauteur diminue pratiquement d’1 cm (1,70 m). Cela profite logiquement au volume de coffre, qui passe de 697 à 810 litres, alors que l’espace aux places arrière paraît encore plus généreux qu’auparavant.   

 

Les concurrentes du nouveau Volkswagen Touareg 3

Encore plus que son prédécesseur, ce nouveau Touareg joue dans la cour des grands et souhaite se placer sur un pied d’égalité avec les Audi Q7, Mercedes GLE, BMW X5 et autres Volvo XC90. Par ses dimensions, il se situe dans la moyenne du segment, au même niveau que le X5, alors que les Q7 et XC90 sont encore plus imposants. Sa gamme de motorisations V6, V8 et hybride rechargeable devrait lui permettre de faire face à cette concurrence sans problème. Reste à voir si la finition intérieure sera à la hauteur de ces références sur les finitions les plus huppées.

Audi Q7
BMW X5
Audi Q7

Les prix ne nous ont pas encore été communiqués, mais il semblerait que le Touareg conserve la même philosophie qu’auparavant sur ce point, en se montrant aussi présomptueux que ses rivaux. 

 

Bilan du premier essai Volkswagen Touareg

Avec cette troisième génération de Touareg, Volkswagen affiche clairement ses ambitions de haut de gamme. Le grand SUV se révèle impérial sur la route et fait preuve d’un comportement routier étonnamment dynamique, grâce notamment à ses quatre roues directrices. La modernité de l’habitacle apparaît également comme l’un de ses gros atouts, avec un Innovision Cockpit qui ravira les amateurs de technologie autant que les clients souhaitant marquer leur différence.

Le nouveau Touareg se révèle impérial sur la route et fait preuve d’un comportement routier étonnamment dynamique

Seuls regrets : une qualité de finition qui n'apparaît pas toujours à la hauteur des ténors de la catégorie, tandis que le style général peut sembler un peu trop tape à l’œil. Deux choses qui ne devraient toutefois pas empêcher le Touareg de séduire les amateurs du genre…    

volkswagen touareg 2018
Ce nouveau Touareg ne devrait avoir aucun mal à trouver son public, même si sur le segment premium, la concurrence est rude !

 

On aime

  • Dynamisme avec les quatre roues directrices
  • Poste de pilotage moderne et innovant
  • Très bon confort de suspensions

On regrette

  • La qualité de finition, en baisse par endroits
  • Gestion de la boîte automatique
  • Style un peu tape à l’oeil

 

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