Volvo C70 T5
- Lancement fin mars
- Nouveau coupé-cabriolet à quatre places
- Toit en trois parties
- Moteur à essence de 220 ch
- 14 CV
- A partir de 42 500€
Pour son entrée dans le monde des coupés-cabriolets, Volvo a joué le style plus que le volume du coffre. La taille de ce dernier, variable selon la position de la capote, obligera à choisir d'emblée entre cabriolet pour deux ou coupé pour quatre. De plus, les places arrière sont inutilisables avec le toit rangé tant le courant d'air est violent. En revanche, à l'avant, on est bien protégé par le pare-brise et les plus frileux ajouteront un efficace filet anti-remous... facturé 299 €.
Le coffre doit sa modeste capacité à la conception du toit, repliable en trois parties. Pour ne pas allonger exagérément le porte-à-faux arrière et pénaliser le style, la grande longueur du toit, inévitable pour « couvrir » quatre places, implique de le diviser en trois tronçons compacts. Outre la difficulté de conception et de réalisation, cet empilage forme un épais millefeuille qui empiète sur le volume du coffre.
Ergonomie complexe.
La manoeuvre d'ouverture ou de fermeture dure trente secondes (en moyenne dix secondes de plus que les systèmes concurrents) et met en oeuvre pas moins de cinq éléments mobiles. Les verrouillages sont automatiques et il suffit, à l'arrêt, de maintenir le doigt appuyé sur un interrupteur placé sur la console centrale. La séquence commence par la mise en retrait des vitres latérales et se termine par leur remontée totale. Notons à cet égard l'impossibilité d'actionner les vitres a
rrière depuis les places arrière ou la vitre arrière droite depuis la place du passager avant. Ce petit problème d'ergonomie horripilant s'ajoute à la position du contact qui implique de contourner le commodo des essuie-glaces pour introduire la clé.
En dépit du toit en trois parties, qui évite de recourir à un pare-brise « couvrant », les épais montants de ce dernier adoptent une inclinaison qui occulte le champ de vision dans les virages à gauche. La visibilité est un des points faibles de ce modèle dont, même avec le toit plié, on ne distingue pas les limites avant et arrière. Heureusement, le radar de recul est de série sur les niveaux Momentum et Summum, les seuls proposés avec la motorisation T5 essayée ici.
A la base du cabriolet C70, fabriqué en Suède dans l'usine d'Uddevalla, on retrouve la plate-forme de la berline S40 renforcée et réétudiée avec l'aide de Pininfarina. Son gabarit extérieur est inférieur à celui de l'ancien C70 (13,6 cm de moins). Néanmoins, le nouveau modèle offre une habitabilité supérieure et, effet optique de voies plus larges, paraît mieux posé sur le sol.
Mécanique solide. Volvo confie l'animation de cette lourde silhouette de plus de 1 700 kg - sécurité oblige - exclusivement à des moteurs à cinq cylindres. Le plus musclé du lot est le renommé T5, un 2,4 l turbo à essence avec un couple de diesel dès les plus bas régimes. La très bonne volonté de ce moteur fait oublier le poids et compose un ensemble particulièrement performant, du moins avec la boîte de vitesses mécanique. En effet, mangeuse de puissance et d'une « intelligence » limitée, la transmission automatique n'apporte pas le même niveau d'agrément de conduite. A 2
000 € l'option, mieux vaut l'oublier.
Le moteur à régime élevé s'accompagne d'une belle sonorité et vous pourrez compter sur des freins efficaces et endurants pour vous arrêter au plus court. Côté confort et comportement, nous avons trouvé notre voiture un peu ferme et accrocheuse mais elle était chaussée de Pirelli P Zero Rosso particulièrement sportifs (ces derniers sont en concurrence avec Continental pour le moteur de 220 ch). Les autres versions sont probablement un peu plus bourgeoises et feutrées, sans pour autant partir en glissades (sous-virage). Toit ouvert ou fermé, un bruit d'air lancinant subsiste de chaque côté du pare-brise, gâchant un niveau sonore par ailleurs très raisonnable, qu'il s'agisse de bruits de roulement ou du moteur.














































