Volvo S 80 D5
- Lancement en juin
- Nouveau modèle
- Diesel de 185 ch
- Filtre à particules
- 11 CV
- A partir de 36 550 €
Pour remplacer son modèle phare né en 1998, Volvo n'a pas pris de risque stylistique. Le gabarit s'étire désormais sur 4,85 m (+ 3 cm), et le dessin a juste progressé en fluidité grâce à la ligne de toit qui descend jusqu'aux feux arrière et aux optiques avant qui empiètent sur les ailes. De face, la S 80 gagne en relief avec un spoiler au dessin plus prononcé et des nervures bien visibles sur le capot. Enfin, les épaulements - véritable signature de la marque - s'arrondissent légèrement.
Elaborée sur la plate-forme qu'elle partage avec les Ford S-Max, Galaxy et la future Mondeo, la nouvelle Volvo prend aussi de la hauteur (1,49 m, + 5 cm) et son empattement est majoré (2,83 m, + 4 cm). Ces nouvelles mensurations profitent à l'habitabilité arrière et au coffre qui cube désormais à 480 l (+ 20 l). Un volume convenable, mais qui n'a rien d'extraordinaire dans cette catégorie des routières luxueuses.
Comme la carrosserie, la présentation intérieure adopte des lignes adoucies, et la planche de bord tout en courbes est agréable à admirer. La console centrale extra-plate inaugurée sur les S 40 et V 50 est traitée cette fois avec des matériaux plus cossus. L'ensemble se marie à une ergonomie exemplaire au profit du bien-être à bord. Dans cet environnement soigné, seul l'inaccessibilité du réglage de l'appui lombaire dénote.
Le plein d'innovations.
Pour montrer qu'elle entre dans une nouvelle ère, la S 80 exhibe ses innovations techniques. Le système Blis, qui déclenche un signal lumineux dans les rétroviseurs extérieurs
en cas de détection d'un obstacle dans l'angle mort, est de ceux-là. Mais il faudra passer par les options (650 €) pour en profiter. Idem pour le Keyless Drive (750 € sur Summum) qui permet un démarrage par simple pression d'un bouton, ou le régulateur actif avec radar anticollision qui gère la vitesse et la distance de sécurité avec les véhicules qui précèdent (1 300 €).
Parmi l'offre des cinq motorisations, on retrouve avec plaisir le grondement sourd spécifique du cinq-cylindres diesel turbo D5 dans sa dernière évolution, avec filtre à particules permanent. Fort de 185 ch et de 400 Nm de couple disponible de 2 000 à 2 750 tr/min, ses prestations lui confèrent une allonge qui ne faiblit jamais. Linéaire dans son fonctionnement, il affiche des consommations avantageuses.
S'il procure des performances très honorables, sa puissance l'empêche de rivaliser avec les plus brillants de la catégorie : BMW Série 5, Mercedes Classe E et Audi A6 affiche bien plus de 200 ch en diesel !
Pour contrer cette insolence allemande, la S 80 pourrait faire jouer la synergie de groupe et réclamer le V6 HDi de PSA Ford. Une logique que les ingénieurs suédois ont écarté puisqu'il n'y a pas assez de place sous le capot de la S 80 pour loger ce V6 diesel ! Suivant le niveau de finition, la direction est constante ou de type Servotronic à assistance paramétrée à la vitesse du véhicule. Qui plus est, il est loisible de choisir, via le menu, parmi trois lois de retour de force : léger, moyen ou dur. Un gadget qui n'améliore pas la précision de la direction déjà satisfaisante dans la version de base. La réactivité de la boîte automatique Geartronic à six rapports (option à 2 000 €) n'est pas un modèle du genre. Au mieux, elle conserve en mode impulsionnel la vitesse engagée en cas de lever de pied, mais
elle ne rétrograde en aucun cas au freinage pour profiter du frein moteur. En revanche, sa douceur de fonctionnement correspond bien à la quiétude qui règne à bord et à l'idée que l'on se fait d'une berline statutaire. Côté freinage, l'ensemble s'est révélé endurant sur la route, mais on aurait aimé un meilleur mordant à l'attaque de la pédale.
La grande suédoise se devait de soigner le confort à bord pour être digne de son standing, et le résultat est convaincant puisque le filtrage des irrégularités de la chaussée figure parmi les qualités évidentes du modèle. Avec des bruits de roulement moins présents, le tableau aurait été parfait. Enfin, pour les amateurs de conduite musclée, l'option châssis actif Four-C repris des sportives S 60 et V 70 R est de la partie. Il parvient à mieux limiter le roulis, même si, d'origine, le vaisseau suédois ne souffre pas d'une gîte insoutenable.





































